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Les treize femmes

Posté par khalfi1 le 31 juillet 2014

Vengeance hypnotique

Film inédit en France sur quelque support que ce soit Treize femmes (1932), du Franco-Américain George Archainbaud, est étonnamment estampillé « Fantastique » dans les sous-genres de la collection « RKO ». Pourtant, s’il y est question de suggestion, d’hypnose et de mystère oriental, c’est avant tout un véritable film policier sur fond d’ambition et de vengeance au cœur duquel ressurgit un drame de l’adolescence qui puise au fin fond du métissage ethnique et de l’intégration des immigrés coloniaux. Autant dire que pour un film d’à peine soixante minutes qui est paru au sortir du parlant, le résultat est bien plus que louable. La trame est simple à souhait. Treize femmes, amies d’enfance, liées par leur appartenance à un club de lycée des plus bourgeois (elles conservent une médaille cousue au revers de leurs vestes), reçoivent par courrier leur horoscope tiré par le Swami Yogadashi à qui elles ont fait parvenir une chaine de lettres. Leurs horoscopes sont tous aussi funestes les uns que les autres, et une puis deux puis trois femmes voient leur sort s’interrompre (le plus souvent par suicide). Les survivantes resserrent des liens déjà existants mais l’étau aussi se resserre, et il apparait très vite qu’une ravissante femme à la beauté indigène (indienne ?) est l’instigatrice d’une vengeance machiavélique à base de manipulation des hommes et des actes. Heureusement, un inspecteur de police à l’esprit vif et aux gestes sûrs va démêler tout ça (il ne tombera cependant pas entre les bras d’une veuve et de son fils à qui on aura dans l’intervalle offert des chocolats empoisonnés et une balle en caoutchouc fourrée à la dynamite). L’intrigue est à la fois plaisante et alerte. Elle débute avec un accident dans un cirque où deux sœurs trapézistes proposent un numéro qui fait malheureusement splatch pour l’une d’elle. Les effets spéciaux sont a minima (une étoile qui apparait plusieurs fois, au sol où dans la lumière d’un train), les cascades sont bien entendu datées (l’accident de trapèze est digne d’un spectacle en ombre chinoise) et les postures et mimiques de certaines comédiennes nous font comprendre que l’on vient à peine de quitter le muet pour le parlant. Certes le swami occidental prête à sourire, mais les prestations de la plupart des femmes sont d’exception – surtout en ce qui concerne Irene Dunne (Laura Stanhope, la bien nommée) et Myrna Loy (Ursula Georgi, la ténébreuse qui a ourdi le complot meurtrier). Notons au passage que la vague de suicides qui s’abat sur ces treize femmes de manière suggestive n’aura pas épargné dans la vraie vie l’une des actrices. En effet, deux jours après la sortie américaine du film, l’actrice britannique Peg Entwistle se suicidera. La fin haletante se conclut un peu de manière abrupte dans une course-poursuite à travers les wagons d’un train (faisant ainsi écho au train postal inaugural qui véhicule une missive de mauvais augure), mais elle annonce de belle manière la naissance d’un genre. Au préalable, nombre de thèmes sociétaux auront été passés en revue – tous malheureusement toujours autant d’actualité.

Treize femmes (60 min.) : réalisé par George Archainbaud sur un scénario de Bartlett Cormack et Samuel Ornitz d’après un roman de Tiffany Thayer. Avec : Irene Dunne, Ricardo Cortez, Jill Esmond, Myrna Loy, Mary Duncan, Kay Johnson, Peg Entwistle, Edward Pawley…

Citation

La suggestion est un phénomène courant dans la vie de chacun de nous. Des vagues de crimes et de suicides s’expliquent par le pouvoir de suggestion sur l’esprit.

Rédacteur: Julien Védrenne jeudi 31 juillet 2014 partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans<br />
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Je t’offrirai une gazelle

Posté par khalfi1 le 28 juillet 2014

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Malek Haddad 

ISBN : 2264009047

Je t'offrirai une gazelle

Éditeur : 10-18 (1998)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres

Résumé :

Le roman relate la belle romance entre Moulay et Yaminata, à l’ombre des dunes du Sahara. L’auteur est un poète, un écorché qui ne supporte que la compagnie de M. Maurice, un habitué du troquet qu’il fréquente. Gisèle Duroc est troublée par le texte, mais bien davantage encore troublée par l’auteur.

Très belle construction pour ce roman qui n’a d’exotique que le titre. Le premier chapitre est en fait l’introduction du livre que le personnage écrit. En quelques lignes, il trace le portrait de l’écrivain face à sa feuille, d’une façon qui, si elle n’est pas innovante, n’en est pas moins poétique et délicate. Et tout au long du texte se tisse une image, une idée de l’écrivain. Il est maudit comme au temps des Rimbaud et Verlaine, il est acharné comme l’était Balzac, il est d’ailleurs comme étaient d’ailleurs Desnos et ses acolytes.

De l’auteur du texte, on ne connait pas le nom, à aucun moment. Et c’est toute une théorie littéraire qui s’effondre devant les évidences: « Le manuscrit ne portait pas de nom d’auteur. Ce dernier, un jour qu’il se trouvait en lyrisme commandé, avait affirmé dans une revue que les bienfaiteurs du rêve voyagent incognito. Il se prenait peut-être pour un bienfaiteur du rêve. En vérité il ne comprenait pas cette façon d’agir qui consiste à dire: « C’est moi! » On dit « C’est moi. » Et puis on dit « C’est à moi! » On donne son nom à un enfant. Mais, heureusement, on ne l’appelle que par son prénom. L’hypocrisie patrimoniale que représentait un nom d’auteur sur une couverture le dégoûtait. » (p. 13 & 14)

Le roman offre une vision idéalisée, mais aussi désabusée d’un pays en guerre. L’Algérie n’est pas que le pays des gazelles, des femmes bleues et des onirismes exotiques. C’est aussi un pays marqué par le conflit qui l’oppose au tyran colonialiste, pays qui essaime et perd ses enfants en métropole. Il n’y a pas de descriptions claires de la guerre franco-agérienne, mais les allusions se succèdent et comblent les silences: un contrôle abusif de papiers d’identité, une famille décimée par le typhus, une enfant morte sous le sable, etc. Quelques phrases peut-être sortent du lot, et disent les choses telles qu’elles sont: « Entre Paris et Alger, il n’y a pas deux mille kilomètres. Il y a quatre années de guerre. Il est inutile d’interroger. Ce n’est pas du voyage, ce n’est pas du tourisme. Les trains ne s’en vont plus pour le plaisir de s’en aller. » (p. 98)

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La plage était déserte

Posté par khalfi1 le 27 juillet 2014

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Emir Abdelkader-Ouvrages sur l’Algérie.

Posté par khalfi1 le 25 juillet 2014

Boutique en ligne – Livres : Histoire, Patrimoine …Abdelkader Boutaleb - L'Emir Abdel Kader et la formation de la nation alg�rienne.

Abdelkader Boutaleb – L’Emir Abdel Kader et la formation de la nation algérienne.

Prix : 1000 (DA) – 10 €

Emir Abdelkader-Ouvrages sur l'Algérie. dans Histoire ajouter-panier
La prodigieuse épopée d’Abd-El-Kader a suscité l’admiration aussi bien des militaires de l’une des plus puissantes armée de l’époque qu’il a défié durant plus de 15 ans que les historiens, exégètes et chercheurs qui lui ont consacré d’innombrables écrits.
Bâtisseur du premier Etat Nation Algérien, créateur de la guérilla, cet homme extraordinaire était également un grand humaniste qui témoigna tout au long dc son existence son respect pour toutes les croyances et sauva au péril de sa vie des milliers de vies chrétiennes, conformément aux grands idéaux de l’Islam qu’il pratiquait dans sa lettre et dans son esprit.
C’est ce triple aspect de cette personnalité hors du commun qui est évoqué dans ce livre. Mais ce qui retient le plus l’attention de l’historien c’est le rôle joué par Abd-El-Kader dans la formation de la nation algérienne durant ces 15 années de diplomatie et de guerre qui demeurèrent gravées dans la mémoire collective du peuple algérien durant la période coloniale.
La guerre de libération algérienne qui suscite beaucoup d’intérêt chez un grand nombre d’historiens continue celle-Menée plus d’un siècle plus tard par l’Emir Abd EI-Kader entre ces deux grands faits de l’histoire coloniale, il n’y a pas rupture et le mérite de ce livre est justement d’avoir établi le lien entre eux.
Ainsi on comprendra mieux le phénomène de libération du peuple algérien et le recouvrement de sa souveraineté après plus de 7 ans de guerre.

Boutaleb Abdelkader né à Alger en 1915.
Après avoir exercé dans l’enseignement, il obtint sa licence en droit et s’inscrit au barreau où ilfitt parmi les défenseurs des militants du MTLD et durant la guerre de libération parmi ceux du FLN jusqu’à sa condamnation à mort par l’O.A.S. avec l’aval de l’armée dont il fut prévenu en Novembre 1961. Au début de l’indépendance, il entra comme volontaire dans la magistrature dans le cadre de l’organisation de la justice et lorsqu’il réintégra le barreau trois ans plus tard, il se consacra durant 7 ans à l’Education en animant les associations de parents d’élèves et en créant la fédération de l’Ouest Algérien groupant 17 Lycées, mais qui fut sans lendemain par suite de l’ostracisme du régime du parti unique.
Il fut désigné en 1970, membre de la Commission régionale de réforme de l’enseignement dont il présida la sous commission d’orientation et d’idéologie.
Il écrivit durant cette période de nombreux articles sur l’enseignement et sur divers sujets d’ordre politique et social qui ne furent pas publiées pour non conformisme jusqu’ aux événements d’octobre 1988 qui inaugurèrent une ère d’ouverture et de démocratie qu’il fut le premier à saluer. Il est l’arrière petit neveu de l’Emir Abd-EI-Kadèr et le gendre de l’Emir Khaled.

Abdallah Akakba - Feuilles sous les Cendres
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Abdallah Akakba – Feuilles sous les Cendres

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Abdelhamid Zouzou - L'insurrection de l'Aures 1879
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Abdelhamid Zouzou – L’insurrection de l’Aures 1879

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Abou Zakarya Yah'îa Ibn Khaldoun - Histoire des Beni 'Abd El-Wâd Rois de tlemcen
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Abou Zakarya Yah’îa Ibn Khaldoun – Histoire des Beni ‘Abd El-Wâd Rois de tlemcen

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Algérie
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Bénali El-Hassar – Tlemcen dans les textes

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Boualem Remini – La Foggara

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Brahim Chergui - Au coeur de la Bataille d'Alger. La grève des huit jours et l'arrestation de Larbi Ben M'hidi.
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Brahim Chergui – Au coeur de la Bataille d’Alger. La grève des huit jours et l’arrestation de Larbi Ben M’hidi.

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Charles Henry Churchill - La vie d'Abd El Kader
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Djilali Sari - l'insurrection de 1881-1882 l'épopée de Cheikh Bouamama
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Djilali Sari – l’insurrection de 1881-1882 l’épopée de Cheikh Bouamama

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Dr. Bensalem Djamel-Eddine – Voyez nos armes, voyez nos médecins

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Fatéma Bakhai - Izuran
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Fatéma Bakhai – Izuran

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Fatima Zohra Bouzina-Oufriha – Hommes célèbres du Maghreb Central

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Fatima Zohra Bouzina-Oufriha - Tlemcen, Capitale Musulmane: Le Siècle d'Or du Maghreb Central
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Fatima Zohra Bouzina-Oufriha – Tlemcen, Capitale Musulmane: Le Siècle d’Or du Maghreb Central

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Frantz Fanon - L'an v de la révolution algérienne
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Frantz Fanon – L’an v de la révolution algérienne

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Hadj Mohamed Habib – Asma’a El Amakin El Amazighia bi tilimsane

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Hadj Omar Lachachi - Le Passé Prestigieux de Tlem’cen (Ancienne Capitale du célèbre berbère Ya’Ghomrac’en, fondateur de la Nation).
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Hadj Omar Lachachi – Le Passé Prestigieux de Tlem’cen (Ancienne Capitale du célèbre berbère Ya’Ghomrac’en, fondateur de la Nation).

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Hamid Abdel Kader - Ferhat Abbas, homme d'état
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Hamid Abdel Kader – Ferhat Abbas, homme d’état

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Hocine Mezali - Alger 32 siècles d'histoire
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Hocine Mezali – Alger 32 siècles d’histoire

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Kaddour M'hamsadji - El Qaçba zemân (Tome 2) Le Mariage
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Kaddour M’hamsadji – El Qaçba zemân (Tome 2) Le Mariage

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Kaddour M’hamsadji – EL Qaçba, zemân (tome 1) القصبة زمان

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Kaddour M'Hamsadji - La jeunesse de l'émir Abd el Kader
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Kaddour M’Hamsadji – La jeunesse de l’émir Abd el Kader

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Khalfa MAMERI - ABANE RAMDANE, Documents et vérités
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Khalfa MAMERI – ABANE RAMDANE, Documents et vérités

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Khalfa MAMERI - ABANE RAMDANE, Le faux procès
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Khalfa MAMERI – ABANE RAMDANE, Le faux procès

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Khalfa Mameri - Abane Ramdane. Finalement, le père de l’Indépendance
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Khalfa Mameri – Abane Ramdane. Finalement, le père de l’Indépendance

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L'épreuve d'une décennie, Algérie, art et culture : 1992-2002 - Ouvrage Collectif
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L’épreuve d’une décennie, Algérie, art et culture : 1992-2002 – Ouvrage Collectif

Prix : 400 (DA) – 4 €

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La glorieuse équipe du FLN - Rabah Saadallah et Djamel Benfars
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La glorieuse équipe du FLN – Rabah Saadallah et Djamel Benfars

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La guerre de Jugurtha - Salluste
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La guerre de Jugurtha – Salluste

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Larbi Ben M'hidi, un symbole national - Khalfa Mameri
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Larbi Ben M’hidi, un symbole national – Khalfa Mameri

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Lucienne Favre - Dans la Casbah
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Lucienne Favre – Dans la Casbah

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Mahmoud Bacha Mohamed	 - Le Prétexte du Coup d'Eventail -1827-
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Mahmoud Bacha Mohamed – Le Prétexte du Coup d’Eventail -1827-

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Mahmoud Ibrahim - Le savant Mohamed Ben Ali Essanoussi Al Djazaïri
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Mahmoud Ibrahim – Le savant Mohamed Ben Ali Essanoussi Al Djazaïri

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Massajid Othmania Biwahran
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Massajid Othmania Biwahran

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Mémoire écrite de l'Algérie depuis 1950, les auteurs et les œuvres - Jeanine de la Hongue et Simone Nerbonne
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Mémoire écrite de l’Algérie depuis 1950, les auteurs et les œuvres – Jeanine de la Hongue et Simone Nerbonne

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Mohand Akli Haddadou - Guide de la culture berbère (nouvelle édition enrichie d’un index des prénoms berbères)
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Mohand Akli Haddadou – Guide de la culture berbère (nouvelle édition enrichie d’un index des prénoms berbères)

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Mohand Akli Haddadou - Les Berbères Célèbres
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Mohand Akli Haddadou – Les Berbères Célèbres

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Moulay Belhamissi - Alger, l'europe et la guerre secrète 1518-1830
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Moulay Belhamissi – Alger, l’europe et la guerre secrète 1518-1830

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Moulay Belhamissi – Alger, la ville aux mille canons

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Rachid Sahnine - Mémoires de Rouiched (Un témoignage vivant sur l'Algérie contemporaine)
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Tahar Hamadache – Proverbes Berbères de Kabylie

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Tahar Oussedik - L'la Fat'ma N'soumeur
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Tahar Oussedik – L’la Fat’ma N’soumeur

Prix : 300 (DA) – 3 €

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Tewfik El Madani - Mémoires de combat
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Tewfik El Madani – Mémoires de combat

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Tilimssen Abr Al Ossour
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Tilimssen Abr Al Ossour

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Topographie et Histoire générale d'Alger - Diego de Haëdo
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Topographie et Histoire générale d’Alger – Diego de Haëdo

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Xavier Delestre - Introduction à l'Archeologie
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Xavier Delestre – Introduction à l’Archeologie

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Youcef Tounsi - Impasse de la Régence
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Youcef Tounsi – Impasse de la Régence

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Yves Salvat - la guerre de la honte
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Yves Salvat – la guerre de la honte

Prix : 700 (DA) – 7 €

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La disparité des salaires commentée par Le Point

Posté par khalfi1 le 23 juillet 2014

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Les auteurs auto-édités : artisans de l’écriture. Blog de l’auteur Carole Goubelle

Posté par khalfi1 le 21 juillet 2014

Les auteurs auto-édités : des artisans de l’écriture

 
Je fais désormais partie de ce mouvement qui s’est emparé de la toile, celui des « auteurs auto-édités ». Avec son lot de difficultés, et sa concurrence rude, c’est la guerre des plumes (rien à avoir avec celles du moulin rouge).
 
« Pourquoi s’auto-éditer ? » me direz-vous. Nous n’avions qu’à adresser notre manuscrit aux grandes maisons d’édition, payer un prix conséquent pour envoyer 30 exemplaires, ouvrir en retour des courriers de refus « votre manuscrit ne correspond pas à notre ligne éditoriale, nous sommes désolés de ne pouvoir y donner suite blablabla… bonne chance blablabla….« 
 
Maintenant, les éditeurs ont fait le choix de ne pas prendre de risque avec les auteurs : trop difficile de vendre des milliers et des milliers de livres d’un seul auteur, il faut assurer sa promo, l’envoyer chez Laurent Ruquier samedi soir, et s’il reste une place l’envoyer aussi à la grande librairie sur France TV.
 
Bref, beaucoup de temps et d’argent pour un seul auteur. Un pari bien trop risqué. Un gros boulot pour eux. Et nous, nous sommes des milliers avec nos histoires. Les éditeurs ont pris le pli de nous surveiller de loin à la jumelle, et si jamais un auteur sort du lot sur Amazon, alors oui, on lui proposera un contrat.
 
Nous, nous n’avons pas d’autres solutions de travailler deux fois plus dur qu’un auteur « sélectionné » par une maison d’édition. Lui, il envoie son fichier, puis toute la machine se met en route à sa place, correction, mise en page, remaniement, mise en place d’une couverture par le service graphique, tirage d’une épreuve, communication… L’auteur peut se consacrer à la rédaction d’un autre ouvrage, en toute tranquillité, et se laisser… porter.
 
Nous, les petits auteurs auto-édités sommes des autodidactes qui devons nous porter, nous supporter seuls, nous devons tout faire.
 
Bon nombre de mes amis ou même des membres de ma famille, ne savent pas ce qu’est un auteur indépendant, et s’étonnent de ne pas voir notre nouveau bouquin à la Fnac ou… à Auchan avec le dernier Amélie Nothomb.
 
D’abord, on écrit son bouquin. Ce qui est (plus ou moins) facile. Là, au moment de se lancer dans l’aventure, on prend des conseils et des leçons d’écriture, sur Internet, ou dans des ouvrages précis, comme celui de Stephen King. On évite les pièges, on apprend les trucs pour essayer d’intéresser, puis captiver, et retenir le lecteur jusqu’au bout. Impossible d’écrire un livre plat, en tout cas c’est déconseillé.
On est content de son résultat, on a écrit son premier livre. Super.
On cherche à l’imprimer, chez un imprimeur, ou sur une plateforme d’Internet.
Avant ça, il faut le corriger. Gros boulot. Les autres ne peuvent pas vous aider, ils ont leur vie et pas de temps à vous consacrer. Donc système D. Logiciel spécifique. Réflexion pour batailler avec le programme qui vous suggère une erreur possible alors que vous, vous êtes sûr de votre coup. Polémique : « homme vs logiciel ». Vérification dans le Bescherelle : JE gagne.
 
Puis remanier son livre, juger que tel paragraphe est plat, et qu’il n’apporte rien à l’intrigue. Au contraire, intensifier l’émotion c’est toujours bon. Rester subtil, ne pas être lourd.
Ensuite, on le met en pages comme on peut.
On l’envoie à l’imprimeur, on reçoit son épreuve, on se rend compte qu’il n’est pas paginé comme il faut, qu’il y a des erreurs sur la couverture. Oups.
 
Finalement, vous vous apercevez que vous passez plusieurs semaines à faire tout ce boulot, correction, impression. Vous êtes découragés par tout ce temps passé. Parce que ce que vous adorez par dessus tout, vous, c’est écrire. Là, vous n’écrivez plus, sauf dans votre tête où vos futurs personnages trépignent. Attendez les gars, pas le temps.
 
On diffuse son livre, on fait des choix, mauvais ou non, seule l’expérience nous dira si ce que nous avons entrepris est bien. On a lu de nombreux blogs liés aux conseils de diffusion et d’auto-éditions, comme par exemple le blog « le souffle du numérique » qui est très bien fait, ou celui de Lise Journet une auteure de SF sur Amazon qui est très bon aussi. Puis, on essaie de voir si on peut le déposer dans telle librairie du coin, pour toucher des lecteurs locaux quand même, car nous ne serons jamais dans les catalogues des réseaux Dillicom ou Décitre, donc désolée, chère famille et chers amis, mais nous ne pourrons pas être dans votre caddie à Auchan ou Carrefour.
 
On le fait savoir à nos réseaux sociaux, on envoie des mails de la parution de l’ouvrage (à n’envoyer que quand on est sûr que son BAT est ok sinon nos lecteurs commandent eux aussi… des erreurs. Sic.).
 
Et après on se lance dans l’aventure de la commercialisation et de la communication pour informer les lecteurs inconnus que notre livre est « exceptionnellement super » et qu’il vaut le coup alors qu’il est en ligne parmi des dizaines de milliers de titres, entre le dernier Stephen King et la lecture sulfureuse des cinquante nuances de grey…
 
Et là, les lecteurs se méfient de vous, normal, ils ont pas envie d’acheter une daube insipide bourrée de fautes, ou un bouquin qui traite de votre opération de l’appendicite qui s’est mal passée… ça se comprend. Ils attendent que la mayonnaise prenne, que vos ventes augmentent, que vous remontiez du tréfonds du classement d’Amazon, pour être juste en place 10 000, cool, le tout c’est qu’il faut bien que quelqu’un commence à vous lire… c’est le début du cercle infernal.
 
En résumé, voila notre boulot, donc pour tout mettre sur ma carte de visite, ça va être compliqué :
 
- Ecrivain, auteur, conteur, (au choix, j’aime bien conteuse) puis :
- Correcteur
- Pagineur, spécialiste du remaniement personnel (on pourrait même faire celui des ministères), et auto-censeur à ses heures,
- Editeur, grand maître de l’ISBN, déclaration BNF, protection droits d’auteur (pas le droit à la SACD, à la limite la SDGL mais faut voir, alors je choisis le système D…)
- Commercial, VRP, vendeur, vous faites un audit sur la concurrence et vous lisez les blogs des autres aussi, vous suivez l’actu littéraire, et vous regardez Ruquier. Normal, on étudie le marché.
- Comptable avec notions fiscalités : pour déclaration au fisc américain le fameux W-8BEN (rien à voir avec R2D2), et chez les français déclaration des BNC.
- Agent littéraire (relations publiques et communication, penser à rencontrer journal local)
- Diffuseur, stratégies prix attractifs, promotions etc.
- Coursier, faut aller le poster, quelqu’un vous en commande un, via un site de vente.
 
Bref, nous sommes des « artisans auteurs auto-édités, autodidactes et autonomes« . Nous attendons lecteurs, mêmes profils, courageux et adeptes de la première chance. Il faut bien que quelqu’un goûte pour la première fois nos « petits pains littéraires », pour y revenir après, et en parler autour de soi, dire à son entourage que le « fait maison » par un inconnu, c’est aussi la qualité, même s’il y a une virgule en trop qui a squattée page 34, l’histoire n’en sera pas bouleversée…
 
Problème : où  sont les lecteurs ? Ils sont nettement moins nombreux qu’avant, alors que les auteurs augmentent considérablement…
 
Pour  aller plus loin, demandons-nous ce qu’auraient fait les grands écrivains si personne ne leur avait permis d’être édités et imprimés ? 
« J’accuse » aurait-il existé ? Et l’encyclopédie ? N’étaient-ils pas eux aussi, les Zola, Diderot, les Camus, Flaubert, Balzac, Saint Exupéry et j’en passe, des artisans de l’écriture ? Et si les médias consacraient aussi un peu de temps ou d’espace dans leurs colonnes pour communiquer, non seulement sur l’actu des géants officiels de l’écriture, mais aussi sur le travail titanesque et confidentiel des fourmis que nous sommes ?

1 commentaire:

  1.  

    Je vous remercie pour cet éclairage succulent et cet étalage d’une grande érudition. C’est un baume au coeur de tous ces auteurs laissés sur le carreau mais qui savent quand même manier la plume; provoquer le rêve et élever la passion de la lecture à un degré impressionnant.

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Isabelle Eberhardt – La romancière du désert.

Posté par khalfi1 le 19 juillet 2014

A tout seigneur tout honneur, c’est au palmier que nous réservons la première place dans ces textes, même si le sol saharien, au gré des saisons et des vents prend des couleurs changeantes et entretient une flore plus diversifiée qu’on s’imagine et qui a fasciné le regard d’Isabelle, et même si le palmier, au centre du désert., ne devrait évoqué qu’en dernier, puisqu’il est l’âme du désert, ce qui ne se découvre qu’à la fin du voyage.
Le palmier dattier, métaphore d’islam
Le vent léger frissonne dans les palmes dures d’un grand dattier héroïque, dressé derrière le mur comme un buisson de lances. De tous les arbres, le dattier est celui qui ressemble le plus à une colonne de temple. Il y a de la guerre et du mysticisme, une croyance en l’Unique, une aspiration dans cet arbre sans branches. L’islam naquit comme lui d’une idée de droiture et de jaillissement dans la lumière. Il fut l’expression dans le domaine divin des palmes et des jeux d’eau.
Le palmier-dattier est ici comparé d’abord à un soldat : héroïsme et buisson de lances. Puis sa taille est comparée à une colonne de temple. Conclusion : il est un symbole de guerre et de mysticisme. Personnification où l’on est tenté de penser qu’Isabelle se comparerait elle-même à un palmier dattier.
Heureux celui qui peut se griser de sa seule pensée et qui sait éthériser par la chaleur de son âme tous les rayons de l’univers !
Longtemps j’en fus incapable. Je souffrais de ma faiblesse et de ma tiédeur. Maintenant, loin des foules et portant dans mon coeur d’inoubliables paroles de force, nulle ivresse ne me vaudra celle qu’épanche en moi un ciel or et vert. Conduite par une force mystérieuse, j’ai trouvé ici ce que je cherchais, et je goûte le sentiment du repos bienheureux dans des conditions où d’autres frémiraient d’ennui. (pages 223-224).
Isabelle exprime sa fusion, sa communion avec le paysage saharien « au ciel or et vert », couleurs dominantes du désert. Sa rencontre avec le désert est en fait la rencontre de deux natures complémentaires. D’autres s’ennuieraient…

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La crise de l’été 1962. Journal El-Watan.

Posté par khalfi1 le 18 juillet 2014

La crise de l’été 1962 : Des origines à la fracture, le point de non-retour

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le 05.07.14 | 10h00 5 réactions

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	Les n&eacute;gociateurs d&rsquo;Evian issus du GPRA ont souvent but&eacute; sur les critiques&nbsp; virulentes et sans emprise sur la r&eacute;alit&eacute; de leurs contradicteurs de l&rsquo;&eacute;tat-major g&eacute;n&eacute;ral pouss&eacute;s par le colonel Boumedi&egrave;ne<br />

 
Les négociateurs d’Evian issus du GPRA ont souvent…
La crise de l'été 1962. Journal El-Watan. dans Histoire trans trans GPRA dans Histoire

C’est Saâd Dahlab, orfèvre de la parole, polémiste né, auquel incomba la tâche d’assurer la défense du point de vue des négociateurs et donc du GPRA. Les contradicteurs de l’EMG, s’ils ne traduisaient pas forcément le point de vue de tous les militaires, ne représentaient pas moins sa hiérarchie telle qu’admise, du moins aux frontières. Ils n’ont pas fait dans la dentelle. Pour eux, ces accords n’étaient qu’une machination, «une duperie» que la France «ne respectera pas». De leur point de vue, le véritable interlocuteur des Français n’est pas le FLN mais cet Exécutif provisoire au bénéfice duquel se fera la passation de la souveraineté après le référendum d’autodétermination.

On discuta aussi du statut de la minorité européenne et du sursis de trois ans qui lui était accordé pour faire son choix quant à la nationalité. Tout comme il fut question de la langue française qui devait cohabiter avec la langue arabe, selon le vœu de l’occupant. Enfin, on critiqua fortement les négociateurs pour avoir accepté le statut de la base navale de Mers El Kébir et le nucléaire d’In Ikker, de même qu’il leur fut reproché d’avoir «bradé les richesses pétrolières». Laroussi Khelifa, ingénieur agronome de formation, promu sous-préfet par l’administration française, qui avait rejoint le FLN en 1955 avant de devenir directeur de cabinet de Boussouf et n’était pas membre du CNRA, avait été convié par l’état-major comme expert pétrolier. Il pensait ainsi déstabiliser Dahlab, le rapporteur de la délégation des Rousses. «Vous avez donné le pétrole aux Français», avait-il lancé en direction du ministre des Affaires étrangères.

Pour la petite histoire, il convient de signaler qu’un incident avait opposé les deux hommes lors de la première réunion des Rousses où Laroussi Khelifa assistait Dahlab pour les questions des hydrocarbures. Le MAE du GPRA affirme, à ce propos, qu’«il nous avait fait dire, lors d’une discussion sur ce sujet, des bêtises» ce qui permit à un des négociateurs français de «nous tourner en dérision». Dahlab, qui ne cachait pas sa colère, écrit : «De retour à Tunis, avant de faire quoi que ce soit, je téléphonai à Boussouf dont dépendait Khelifa pour lui dire : ‘‘Je ne veux plus voir Khelifa dans notre délégation, ni auprès de toi. Ni nulle part ailleurs’’…»(1) Ceci expliquant cela, le futur ministre du Commerce dans le premier gouvernement Ben Bella (septembre 1962) sera imposé à la réunion du CNRA par les membres de l’EMG, sans doute désireux de relever des concessions qui auraient été faites aux Français. «Au lieu de me fâcher, cette présence m’amusa et décupla mes forces», écrit encore, non sans ironie, Dahlab.(2)

Rédha Malek, citant ce dernier, confirme : «Dahlab se fit ensuite plus explicite.» De leur côté, les Français ont consulté de Gaulle et ont accepté les Accords. «Du fait de l’acceptation de ces Accords par les Français, une remise en cause par nous exigerait une nouvelle politique (…) C’est après mûre réflexion que nous avons pensé à vous présenter ces accords qui substituent la situation de paix à celle de la guerre, sans être un obstacle à la révolution… Le mythe de l’Algérie française est tombé ; celui de Sahara mer africaine est tombé ; de même que le risque de partage dans le Nord est tombé.»

Lakhdar Bentobal, ministre d’Etat et membre de la délégation, met le doigt sur un constat : tout le monde admet, soutient-il, que «la victoire ne sera pas obtenue par les armes… Par conséquent, il est impossible d’aboutir à une indépendance idéale». Pour Krim Belkacem, «notre victoire, c’est que les Français sont acculés à se mettre en face de nous pour négocier. Notre victoire, aussi, c’est la reconnaissance d’un Etat algérien uni sur son territoire comme dans son peuple».(3) Et de rappeler qu’en Indochine, malgré l’éclatante victoire de Diên Biên Phu, le Vietnam a été divisé. En Chine, les nationalistes se sont retirés à Formose, tout comme la Corée a été scindée en deux. On peut également citer le Maroc qui n’a pas récupéré les enclaves de Ceuta et Melilla, jusqu’à ce jour possessions espagnoles. Les négociateurs s’en étaient tenus en fait aux points de rupture qui avaient été fixés dès août 1956, lors du Congrès de la Soummam. La réunion, qui avait été dominée par le duo Abane Ramdane–Larbi Ben M’hidi, avait subordonné toute éventualité de cessez-le-feu à quatre postulats indiscutables :

«1 – Reconnaissance de la nation algérienne indivisible (…).
2 – Reconnaissance de l’indépendance de l’Algérie et de sa souveraineté dans tous les domaines, jusque et y compris la défense nationale et la diplomatie.
3 – Libération de toutes les Algériennes et Algériens emprisonnés, internés ou exilés en raison de leur activité patriotique.
4 – Reconnaissance du FLN comme seul négociateur représentant le peuple algérien et seul habilité en vue de toute négociation (…).»(4)

Le Congrès avait en outre fixé des «points de discussion» comme les «limites du territoire algérien» (y compris le Sahara) ; «la minorité française (sur la base de l’option entre citoyenneté algérienne ou étrangère, pas de régime préférentiel, pas de double citoyenneté algérienne et française)» et, enfin, les «formes d’assistance et de coopération françaises dans les domaines économique, monétaire, social, culturel, etc.»(5)

Des principes infrangibles qui vont guider toute la philosophie du FLN, lequel ne défléchira à aucun moment sa posture, ne serait-ce que d’un iota. Aux heures les plus critiques de son histoire, ces conditions sont restées immuables. Bien plus, son aplomb se radicalisera à mesure que s’est durci le conflit et que les conditions de la lutte devenaient plus âpres et la guerre plus féroce. Cette réunion de février 1962 était en fait chargée d’entériner les propositions qui avaient été avancées de part et d’autre de la table de négociations des Rousses. L’EMG, qui s’est lancé dans une séance de barguignage, s’en tiendra à ses positions d’avant la réunion.

C’est donc à «l’unanimité moins quatre voix – les trois de l’état-major : Boumediène, Kaïd, Mendjeli auxquels s’est joint le commandant Mokhtar Bouyizzem (Si Nacer) de la Wilaya 5 (Oranie) – que le CNRA adopte le texte de document qui lui a été soumis aux négociations, qui sera connu sous le nom de ‘Accords d’Evian’ et dont l’accord de cessez-le-feu  constitue le préalable», écrit le deuxième président du GPRA, Benyoucef Benkhedda qui avait reçu procuration des cinq détenus d’Aulnoy de voter en leur nom en faveur des Accords.
Après cette session du CNRA, le fossé entre l’EMG et le GPRA va se creuser d’avantage. A la reprise des négociations à Evian, le 7 mars, l’EMG ne désignera pas de représentant, c’est le commandant Ben Mostefa Benaouda, membre du groupe des «22» (1954), puis du CNRA (1957) et avait appartenu au COM-Est (1958), qui représentera l’ALN.

Peu de modifications avaient été apportées au texte des Accords. Il s’agissait surtout de peaufinage et de précisions des positions des deux parties. Le 18 mars 1962 au soir, Krim Belkacem, qui avait ouvert le premier maquis de Kabylie en 1948, appose sa signature au bas du document qui met fin à la domination française en Algérie et à une guerre meurtrière qui a duré dans les faits 132 ans. Mais, ainsi que le proclamaient les responsables du FLN, «le cessez-le-feu n’est pas la paix et la paix n’est pas l’indépendance». Rien n’était plus vrai car la mort continuera de sévir.

L’OAS, excroissance diabolique d’une armée en phase de dégénérescence, va semer la terreur particulièrement dans les grandes agglomérations, mais pas seulement. L’armée française, qui s’enorgueillissait de son caractère républicain, avait sérieusement été ébranlée par son passé récent. Défaite en 1940 par les troupes nazies, elle ne s’était pas vraiment remise de sa débâcle qu’elle s’embourbait dans les rizières d’Indochine. Face aux combattants d’Ho Chi Minh et de Vo Nguyen Giap, elle mordra la poussière, de nouveau, dans la cuvette de Diên Biên Phu en 1954. La capitulation sera consacrée par les Accords de Genève, avec l’indépendance du Vietnam. Elle accroîtra considérablement l’amertume des troupes qui seront convoyées en Algérie quelques mois seulement après. Une armée meurtrie qui n’avait «pas gagné une guerre depuis Napoléon», comme le rappelait ironiquement le général américain William Westmoreland (1914 – 2005), ancien commandant des forces armées US au Vietnam (1964 – 1968).

Comme elle imposera de Gaulle, lors de la kermesse du 13 mai 1958, l’armée se soulèvera contre lui dans une tentative de putsch (21 au 25 avril 1961). Désespéré, celui qui avait rendu leur dignité aux Français en juin 1940, lancera un pathétique «Français, Françaises, aidez-moi !»
La folie meurtrière de l’OAS sera déterminante pour le devenir de toute la communauté d’origine européenne ou de confession judaïque en Algérie. Les brandons de discorde allumés depuis longtemps, qui couvaient plus qu’ils ne brûlaient, comme un feu de racines de bruyère, vont se réveiller à ce CNRA de février qui passe presqu’inaperçu et n’a pas encore livré tous ses secrets.

En marge de ces luttes qui dévoileront leurs desseins graduellement, comme une photographie sous l’effet chimique du produit révélateur, d’autres manœuvres vont amener les antagonistes de ce go à apparaître au grand jour. A l’issue du CNRA qui s’est tenu du 27 mai au 7 juin, toujours dans la salle en fer à cheval du Parlement du royaume de Libye, la direction est plus que jamais divisée.
L’Algérie et les vaillants artisans de son indépendance entreront en politique. Naturelles ou étonnantes, les alliances se scelleront autour d’un objectif, un seul : le pouvoir. A la différence du jeu où un match peut être nul, en politique comme en guerre, l’issue est inéluctable : il y a toujours un vainqueur et un vaincu. Un professeur m’a enseigné que la radicalité l’emporte toujours.

Boukhalfa Amazit

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Le nouveau roman de Dominique Faget

Posté par khalfi1 le 14 juillet 2014

 

 

 

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Celui qui ne meurt jamais

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La crise de l’été 1962. Journal El-Watan.

Posté par khalfi1 le 5 juillet 2014

La crise de l’été 1962 : Des origines à la fracture, les fissures d’une jeune Révolution

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le 05.07.14 | 10h00 Réagissez

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Imprimer Envoyer à un ami Flux RSS Partager La crise de l'été 1962. Journal El-Watan. dans actualité trans trans Révolution algérienne dans Histoire trans trans

Durant le deuxième semestre de l’année 1959, la Révolutions algérienne va s’enfoncer dans une profonde crise de croissance que l’inexpérience du GPRA, rudement secoué, n’explique pas entièrement.

Des frottements râpeux, au sommet, enfiellaient l’atmosphère déjà lourde depuis la formation du premier gouvernement provisoire en septembre 1958. Certains noms avaient été contestés en raison de leurs origines politiques, tout comme on dénonçait aussi l’absence d’autres dans cette liste qu’on aurait dit établie par un peseur. «En juillet 1959, le GPRA fut mis en demeure» de remettre le pouvoir aux «3 B», écrit Saâd Dahlab. Belkacem Krim, Lakhdar Bentobbal et Abdelhafid Boussouf, le triumvirat qui menait d’une poigne de fer les destinées de la révolution, décident de forcer la main au président Ferhat Abbas et de convoquer un sommet militaire chargé de proposer une sortie de crise politique.

Un consistoire de 10 colonels(2) se réunit 100 jours durant, avec des moments de forte houle. Et, pendant que se réunissait ce cénacle, pratiquement en apnée, ne voilà-t-il pas que de Gaulle défait la trame et détricote certains calculs. Il annonce le 16 septembre 1959, alors que ses généraux avaient sérieusement ébranlé l’ALN, son intention d’organiser un référendum d’autodétermination. Les responsables de la révolution y voient l’issue tant attendue à l’horizon. L’indépendance était entrée en gestation.

Trois mois après, pas moins, la réunion s’achève et débouche sur la décision de réunir de le CNRA. Celui-ci va créer le Comité interministériel de guerre (CIG) composé des trois «B» et un Etat-major général (EMG) qui porte à sa tête un rouquin, au visage émacié, aux saillantes pommettes, à la voix métallique et au regard vert perçant. Le plus jeune des colonels, à peine âgé de 30 ans : Houari Boumediène. Il sera secondé par les commandants Azzedine, ancien chef de l’illustre commando Ali Khodja, héros de Bouzegza. Ainsi que Kaïd Ahmed, ancien de l’UDMA, un militant au verbe haut et à la plume habile. Et, enfin, Ali Mendjeli, héros de la célèbre bataille de Mila (1957).

Les raisons principales qui ont présidé à la création de l’EMG étaient évidemment d’ordre militaire mais elles relevaient aussi de la stratégie politique. Elles étaient liées à la volonté des dirigeants de l’insurrection de mettre fin à de dangereuses dérives aux frontières que d’aucuns qualifiaient d’anarchiques et périlleuses. Particulièrement en Tunisie, vivier de ce qui charpentera, une fois la nouvelle politique mise en œuvre, l’ossature de la future Armée nationale populaire (ANP).

Il faut dire que ces hommes, comme des fauves en cage, montraient des signes d’agitation malsaine. «Insuffisamment organisés, en proie au régionalisme et aux luttes de factions, ils sont guettés par les mutineries, les complots». La discipline faisant la force principale des armées, l’impérieuse nécessité s’imposait donc de procéder à l’encadrement rigoureux de ces djounoud. La solution des Commandements Est et Ouest,  lesquels avaient été créés en avril 1958, ayant montré ses limites, tant du point de vue de la stratégie que celui de la formation.
Par ailleurs, une nouvelle doctrine militaire, impulsée par Krim Belkacem (ministre de la guerre) et développée par Houari Boumediène et l’EMG, va voir le jour et préconiser la structuration d’une armée moderne par la formation d’officiers et d’hommes de troupes qui allaient constituer le cœur actif  autour duquel allaient s’agréger les forces populaires, pour poursuivre la lutte et peupler à nouveau les maquis.

Les deux hommes vont l’un après l’autre s’appuyer sur les cadres de l’armée française qui ont répondu à l’appel qui avait été lancé en leur direction pour rejoindre les rangs de l’ALN. Un encadrement injustement controversé du simple fait d’avoir figuré sur les listes des effectifs de l’ennemi. La plupart n’ayant pas subi l’épreuve du feu dans les djebels algériens. Ils avaient d’ailleurs rejoint Tunis via la filière du FLN en Allemagne. Enfin, l’objectif politique, quant à lui, visait principalement à évincer Krim Belkacem, ministre de la guerre dans le GPRA, de ce poste stratégique. Surtout depuis la proposition gaullienne du référendum. L’armée étant, depuis, convoitée et regardée comme le sésame qui ouvrirait les portes du pouvoir.

Aux trois «B», (Belkacem Krim, Lakhdar Ben Tobbal et Abdelhafid Boussouf) qui exerçaient déjà leur puissance tutélaire sur l’ALN des frontières, il convient d’ajouter un quatrième «B», Boumediène, pour avoir une idée du patchwork militaro-politique qui dirigeait l’ALN en ce début des années 1960. Ainsi naquit la bipolarisation de l’autorité supérieure de la Révolution : le militaire et le politique, l’un ne voulant rien céder à l’autre. Contrairement donc à la doxa, la dangereuse crise qui agitait le landernau des combattants de l’extérieur n’est pas née avec les accords d’Evian.

Le conflit a éclaté bien avant Evian I, qui s’est déroulé du 20 mai au 13 juin 1961. Il faut savoir que quand la décision fut prise d’ouvrir des négociations, la liste de la délégation chargée de mener les pourparlers comprenait, entre autres, Benyoucef Ben Khedda. Selon Abdelhamid Mehri, «Ben Khedda avait, à cette époque, une autre vision et estimait en gros qu’accepter le principe de l’autodétermination, c’était revenir sur l’exigence de la reconnaissance de l’indépendance. Aussi a-t-il décliné l’offre de faire partie de la délégation». L’Etat-major s’est aligné sur cette position et Kaïd Ahmed, commandant politique au sein de l’EMG, qui avait été désigné, a d’abord refusé d’en être et de se joindre à la délégation. L’EMG s’était dit que si le politique Ben Khedda refusait de participer à la mission, c’est qu’il y avait quelque part une anomalie. Il a fallu lui intimer l’ordre militaire qu’il ne pouvait refuser, pour qu’il s’exécutât.

«Par la suite, nous avons signifié à la délégation de trouver un prétexte pour interrompre les négociations et rentrer pour que nous réglions le problème avec l’EMG». Puis est intervenu le remaniement du GPRA, (Tripoli,  27 août 1961), qui mènera les négociations des Rousses (11 au 19 février 1962)  et Evian II (7 au 18 mars). Ben Khedda qui avait été désigné à la tête du GPRA, et, du reste, tout le FLN avaient abandonné le préalable aux négociations, de la reconnaissance de l’indépendance. Toutefois, l’EMG, réduit à trois membres avec le retrait du commandant Azzedine, rentré pour prendre le commandement de la deuxième Zone autonome d’Alger, demeurait opposé à un certain nombre de points des accords.

Nous sommes le 19 février 1962. La délégation qui a mené tambour battant les négociations des Rousses quitte à cinq heures du matin l’hôtel «Yeti». Rédha Malek écrit : «Belkacem Krim n’est pas au bout de ses peines. Soulagé du fardeau écrasant des Rousses, il va affronter, à Tripoli, l’épreuve la plus périlleuse de sa carrière…. Krim, Bentobbal, Dahlab, Yazid, n’ont pas le droit de flâner. Il faut rendre compte au GPRA, puis au CNRA, convoqué en session extraordinaire pour le 22 février à 13 heures dans l’enceinte de l’Assemblée nationale libyenne». Car, le CNRA était «le seul habilité à juger de la conclusion de la paix, d’un cessez-le-feu et d’accords internationaux», il fut donc mandé «pour entériner ce que les pourparlers avaient arrêté». Ainsi, du 22 au 27 février 1962, l’organe suprême de la révolution a passé au crible les dix déclarations de l’accord négocié au Rousses.

«L’atmosphère était loin d’être à l’enthousiasme», déplore Saâd Dahlab.(8) Même si, ajoute l’ancien ministre des Affaires étrangères de l’Algérie combattante, «tous les membres du CNRA étaient d’accord pour le cessez-le-feu…»… «Les ministres emprisonnés à Aulnoy avaient été non seulement informés régulièrement du contenu des négociations, mais nous avaient même communiqué leurs suggestions dont nous tenions naturellement compte. Ils étaient d’accord pour le cessez-le-feu.» «Les cinq, relève l’auteur de ‘‘Mission Accomplie’’, étaient parmi les responsables les plus modérés et les plus réalistes. Khider et Ben Bella en tête», souligne-t-il. En apparence, mais en apparence seulement, l’union sacrée s’était faite autour du cessez-le-feu. Tous les points abordés par les négociateurs ont rencontré l’assentiment des membres du CNRA. Jusque et y compris les délicates questions de la double nationalité pour les Français désireux de demeurer en Algérie ou l’épineux problème du «français comme langue officielle».

Ben Bella, pro nassérien, agissant et arabophile militant «était même le moins intransigeant», rapporte Dahlab. Il relève également que l’Etat-major aussi souhaitait le cessez-le feu mais, note-t-il, «ils avaient cessé d’obéir au GPRA qui n’était plus que leur caissier. Il fallait bien entretenir l’armée et condamner par principe toutes ses initiatives. Ils avaient alors le dos au mur». Intraitable, l’ombrageux colonel Houari Boumediène exige de savoir avant toute discussion si les documents qui sont soumis à l’appréciation du CNRA constituent «un accord ou un préaccord». Le chef de l’Etat-major général était pourtant démissionnaire depuis le 15 juillet 1961, après l’affaire du lieutenant Gaillard qui avait empoisonné les relations, en principe hiérarchiques, entre le GPRA et l’institution militaire.

L’avion du lieutenant Gaillard avait été abattu par l’ALN au-dessus de la région de Mellègue en territoire tunisien, proche de la frontière algérienne. Son pilote s’étant éjecté, il a été capturé et mis au secret par les responsables de l’EMG. Les autorités tunisiennes, pressées par Paris, avaient demandé au GPRA de leur remettre le prisonnier. Ce à quoi l’EMG s’était opposé avant d’obtempérer. On aurait tendance à croire qu’ayant démissionné, l’EMG avait perdu la haute-main haute sur l’armée.

Erreur ! «Avant de partir nous avons désigné des hommes de confiance pour garder la maison, nous confessait le Commandant Azzedine, commandant militaire au sein de l’EMG. En effet, nous avions confié les clés aux responsables de la zone nord dirigée par le capitaine Ben Salem, assisté des lieutenants Abdelghani, devenu plus tard Premier ministre, Abdelkader Chabou devenu responsable de l’ANP sous Boumediène, et Chadli Bendjedid le futur président de la République. Il y avait également les gars de la zone sud avec Salah Soufi, futur membre démissionnaire du conseil de la Révolution issu du coup d’Etat de juin 1965, Saïd Abid, lui aussi membre mais qui est mort mystérieusement à la suite de la tentative de prise du pouvoir par le colonel Tahar Zbiri. Je citerai également les membres du bureau technique avec les capitaines Zerguini et Boutella, et le lieutenant Slimane Hoffman».

A l’heure où les négociations avancent vers la solution et que le drapeau national est en phase ascensionnelle sur sa hampe, toute absence risque de se payer cher. Boumediène est donc revenu à l’exercice pour la circonstance, avec le grade, la fonction et toute l’autorité due au titre. Pour le principe, ses partisans et lui donnèrent de l’ergot. Kaïd Ahmed avouera plus tard : «Nous savions très bien que le cessez-le-feu allait être voté, mais nous voulions prendre date».

L’argument avancé était la crainte que les négociateurs se soient laissé aller à la tentation du «cessez-le-feu à tout prix». Autrement dit, la crainte de faire «fausse route et l’angoisse d’être mal informés sur les conditions du cessez-le-feu à tout prix». Un principe condamné par avance par l’EMG, lequel redoutait des accords bâclés signés sous la pression de la folie meurtrière de l’OAS qui assassinait dans un terrible amok médiéval, des dizaines d’Algériens par jour.

A ce propos, Rédha Malek écrit : «Les conditions de secret dans lesquelles se sont tenues ces assises ont constitué un des facteurs de leur succès. Délestés du fardeau médiatique et des pressions trop fortes d’une opinion déboussolée, les négociateurs n’ont qu’une hâte : aboutir. Une nuance s’impose cependant. Quoique les victimes de l’OAS soient principalement musulmanes, il n’est pas sûr que les délégués algériens consentent à bâcler leur travail au seul motif d’abréger les souffrances de leurs compatriotes, non qu’ils soient insensibles à la tragédie mais parce qu’ils mesurent les conséquences  d’un mauvais accord». Les inquiétudes de Boumediène et des membres de l’Etat-major pour légitimes  qu’elles fussent auront néanmoins suscité un certain agacement chez les négociateurs qui n’y lisaient qu’une pinaillerie de pure forme.

Par ailleurs, pour les membres de l’EMG, les négociations d’un cessez-le-feu étaient prématurées, d’autant que la situation interne du FLN n’était guère reluisante du fait de tiraillements de tous ordres et dans tous les sens. Pour marquer leur présence pendant les négociations, les troupes de l’extérieur ont multiplié les opérations contre les lignes Morrice et Challe. Sans doute pour démontrer que  «les capacités de résistance  militaire des Algériens étaient intactes et que la guerre pourrait encore durer longtemps».

Boukhalfa Amazit

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