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Albert Camus

Posté par khalfi1 le 25 février 2010

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Célébré en France, le cinquantenaire de la mort d’Albert Camus fait un « flop » en Algérie. Les initiatives rendant hommage à l’écrivain Prix Nobel de littérature, né sur la côte est algérienne, près d’Annaba, sont rares et divisent les intellectuels. Un texte, baptisé « Alerte aux consciences anticolonialistes » circule auprès des éditeurs, universitaires et journalistes pour dénoncer la « fête camusienne », synonyme, aux yeux de ses auteurs, d’une « réhabilitation du discours de l’Algérie française ».
 
Diffusée par Mustapha Madi, directeur de collection aux éditions Casbah, la pétition dénonce la Caravane Camus, un projet de Sabah M’Rakach, psychologue et fondatrice de la société Sab Solutions, en association avec le français Guillaume Luchelli.

Sept villes, dont Alger, Annaba, Tlemcen ou encore Oran, devraient accueillir des manifestations autour de Camus. Sollicité pour son patronage, le ministère de la culture algérien n’a pas encore donné sa réponse. Et les centres culturels français d’Algérie font profil bas, avec une discrète programmation de conférences en avril.  » On reste « underground »", concède un diplomate.

L’auteur de L’Homme révolté réveille les passions toujours promptes à s’enflammer sur les questions de mémoire. Les uns célèbrent un grand auteur humaniste témoignant notamment de la Misère de la Kabylie ; les autres voient un écrivain colonialiste, pied-noir, silencieux lors de la guerre d’indépendance. « Sartre aurait posé moins de problèmes », soupire Sabah M’Rakach.

Le débat supplante les clivages arabophones- francophones. « Si vous voulez vraiment lire L’Etranger, Le Mythe de Sisyphe (…) alors faites preuve de discrétion, allez les lire à l’abri des regards », a ironisé, vendredi 19 février, le quotidien arabophone El Khabar, en condamnant les « objecteurs de conscience et les gardiens du temple qui font en ce moment la chasse à tous ceux qui lisent Camus ». « C’est une bataille de la génération des plus de 50 ans, les jeunes ne connaissent pas Camus », souligne le sociologue Abdenasser Djabi. Destinataire de la pétition, cet universitaire a refusé de la signer. « Ce n’est pas facile de défendre Albert Camus en 2010, du fait de l’arabisation de la culture et des petites guéguerres avec les Français », ajoute-t-il.

Isabelle Mandraud (envoyée spéciale à Alger)
Article paru dans l’édition du MONDE du 21.02.10

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La valse d’Amélie

Posté par khalfi1 le 24 février 2010

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La lecture et les écrivains.

Posté par khalfi1 le 21 février 2010

La lecture offre des avantages certains quand elle est pratiquée correctement. C’est pourquoi tous les écrivains méritent d’être lus, à condition qu’ils ne versent pas dans la vulgarité, la discrimination et la haine de son semblable. Moi, j’admire les écrivains qui mettent gratuitement sur Internet, au format Word ou PDF, leurs oeuvres à la disposition du public. Pour la version « papier », le lecteur curieux d’avoir entre les mains, un livre en « chair et en os », n’aura à payer que le prix de sa fabrication. Sur ce point, je ne partage pas l’opinion de ceux qui prétendent qu’en agissant ainsi, l’auteur reconnaît que son ouvrage ne possède aucune valeur littéraire. Bien au contraire, il m’a été donné de consulter sur le Net, en libre téléchargement, des romans époustouflants qui m’ont tenu en haleine, du début jusqu’à la fin de l’histoire racontée. Par conséquent, le talent ne doit pas se monnayer, même s’il est clair que « toute peine mérite salaire ». Et même si de nos jours, on se perd dans la jungle de l’Edition et du nombre incroyable de gens qui écrivent. Vous n’avez qu’à taper dans Google, les mots « livres », « maisons d’éditions, « littérature »… etc, pour constater le nombre impressionnant d’ouvrages et d’auteurs nouveaux ou anciens.

Le lecteur non averti peut donc se noyer dans les détails secondaire et perdre le fil de l’essentiel. C’est pourquoi, il y a quand même un choix à faire, en orientant nos préférences vers les livres qui nous ouvrent les horizons de l’évasion vers un monde meilleur et moins pesant. Moi, j’aime les lectures qui me parlent en silence, dans une sorte de familiarité vivante et harmonieuse. J’aime les histoires profondes qui nous remuent jusqu’à la moelle, et font naître au plus profond de nous-mêmes, des émotions pareilles à l’eau pure d’une source. Car la littérature, me semble-t-il est l’essence même de l’esprit. Elle est une sorte de dialogue enrichissant qui permet d’élargir notre connaissance des êtres et des choses. C’est à force de lire que nous arrivons à comprendre notre histoire et notre entourage proche ou lointain.

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Culture et éducation

Posté par khalfi1 le 19 février 2010

Il existe des gens qui disent qu’on peut être instruit sans être éduqué. Par contre, d’autres affirment qu’on peut être éduqué sans être instruit. Moi, je pense qu’il est possible d’avoir un juste milieu. Car une culture bien assimilée laisse entendre une bonne éducation et un esprit très large ouvert sur toutes les connaissances possibles de l’esprit. Malgré la diversité des Nations et des « Etats » qui la composent, l’humanité est une et indivisible. Cela n’empêche pas chaque individu, de réfléchir sur sa propre condition, sur sa propre personnalité, sur son propre destin, indépendamment de ses voisins, proches ou lointains. S’il est donc indéniable que culture et instruction se complètent, dans tous leurs aspects généraux,  scientifiques, techniques ou moraux, il n’en demeure pas moins exact que l’être humain a surtout besoin aussi d’une formation spirituelle et affective intérieure. Sinon, il ne restera qu’un animal, certes doué d’intelligence, mais un animal quand même, peu distinct, de par sa structure, des autres espèces vivantes.

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Mamy blue

Posté par khalfi1 le 12 février 2010

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Le maghreb du livre

Posté par khalfi1 le 11 février 2010

A l’initiative de l’association Coup de soleil, la plus grande manifestation éditoriale maghrébine au nord de la Méditerranée se tient ce week-end à Paris, à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration. Pendant deux jours, vivez-la en « direct » avec le Bondy Blog.

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Un soir de 1985, des amis, juifs, pieds-noirs, musulmans originaires du Maghreb, « une belle tchoutchouka » comme le souligne Georges Morin, assistent, impuissants, à la montée de la xénophobie. L’ancien instituteur né à Constantine préside l’association Coup de Soleil, créée dans la foulée de ce soir-là. Pour éradiquer « le cancer du racisme » – nous sommes dans les années d’ascension du Front national –, cette assemblée de copains décide de promouvoir la littérature maghrébine. Cela donnera très vite le Maghreb des livres.

  Cette année encore, l’accent est mis sur l’Algérie. Hasard du calendrier, on commémore le cinquantième anniversaire de la disparition d’Albert Camus, les quinze ans de la mort de Rachid Mimouni et les vingt du décès de Kateb Yacine.

 Cent vingt-six auteurs sont conviés. En plus de la production française, 1100 livres édités au Maghreb seront proposés aux lecteurs. Des nouveautés parues de l’autre côté de la Méditerranée. Des parutions en arabe mais aussi en tamazight complètent l’offre de littérature maghrébine que les visiteurs pourront découvrir

 L’évènement littéraire prend ses quartiers dans un lieu symbolique dont l’ambition est de souligner l’apport de l’immigration en France. La France et l’Algérie vivent des rapports passionnés. Une histoire d’amour et de désamour empreinte de cette « nostalgérie » décrite par les auteurs pieds-noirs. Cette histoire complexe est narrée en français. Un pli pris pendant la colonisation, que les auteurs contemporains n’ont pas défait. L’écrivain Kateb Yacine considérait la langue française comme une conquête à valoriser, un « butin de guerre ».

 La tradition littéraire algérienne prend sa source dans la colonisation. Aux premières heures de l’Algérie française, l’Orient faisait rêver et nombreux sont ceux qui ont voulu retranscrire l’exotisme des femmes, l’atmosphère et la beauté du pays colonisé. Eugène Fromentin, Alphonse Daudet, les frères Goncourt, Gustave Flaubert et André Gide se sont essayés à l’orientalisme et ont retranscrit une vision idéalisée du pays conquis. Durant l’entre-deux guerres les auteurs algériens se saisissent à leur tour de la littérature et décrivent leur réalité.

 On a coutume de considérer que le premier texte littéraire maghrébin de langue française important est de peu antérieur aux débuts de la Guerre d’Algérie. Ce texte, « Le Fils du Pauvre » de Mouloud Feraoun paru en 1950, mais composé dès 1939, est une autobiographie au déguisement volontairement transparent d’un instituteur issu de la paysannerie kabyle pauvre.

 Cette littérature se garde d’émettre des critiques trop virulentes à l’égard des colons, certains écrivains ayant des amis parmi les Pieds-Noirs. On songe ainsi à l’amitié profonde qui lie Emmanuel Roblès et Mouloud Feraoun, condisciples à l’Ecole normale. Il ne s’agit pas d’attiser les rancœurs mais de crever un abcès. Cette littérature agit comme un exutoire mais reste une littérature de compromis. Compromis entre le silence et la dénonciation violente des vexations subies en Algérie par les colonisés. Les paroles restent prudentes, il n’y a pas de revendications nationalistes claires.

 Au-delà des incompréhensions, des non-dits, le Maghreb des livres offre une occasion de découvrir ou redécouvrir cette littérature foisonnante dont l’histoire reste intrinsèquement liée à celle de la France.

 

Faïza Zerouala

Photo : Tewfik Bendaoud

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Quand ton coeur éclate-Chanson

Posté par khalfi1 le 1 février 2010

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