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Lecture et commentaire d’Angélique sur Twitter.

Posté par khalfi1 le 24 septembre 2019

 
six ans à t'attendre
Genre : Roman, Romance, Drame, Suspense
 
Résumé :
Rachel et Vincent s’aiment depuis leur adolescence d’un amour passionnel et indéfectible. L’avenir leur semble tout tracé jusqu’au jour où, l’avant-veille de leur mariage, Vincent disparait. On retrouve sa moto accidentée sur le bord de la route, mais pas de corps.
Six ans plus tard, Rachel s’est reconstruite. Elle sort d’un rendez-vous de travail quand, au détour d’une rue, elle l’aperçoit. Vincent.
Persuadée que l’homme de sa vie est bien vivant, Rachel se lance à sa recherche. Avec une unique question obsédante : se pourrait-il que toutes ces années de deuil l’aient été pour rien ?

Extrait :

« - Mais il a été déclaré mort, Rachel !
- Comment se fait-il qu’on n’ait jamais retrouvé son corps ? contre-attaque Rachel, avec force. Vous ne me croyez pas. Vous me prenez pour une folle, parce que ça ne colle pas avec ce que nous avons cru durant toutes ces années. Cette histoire est sans doute folle, mais je peux vous promettre que moi, je ne le suis pas. Je vais bien. J’ai vu l’impossible, mais je veux comprendre. Laissez-moi vous raconter comment tout cela s’est passé, et ensuite vous jugerez. Mais ne comptez pas sur moi pour abandonner. Quoi qu’il m’en coûte, avec ou sans vous, je retrouverai sa trace, et je reconstituerai le puzzle, morceau par morceau, pour comprendre ce qui a bien pu se passer il y a six ans. Parce que je sais maintenant avec certitude qu’il est vivant ! »
 

Mon avis :

Alors qu’elle est à Paris pour le travail, Rachel aperçoit un homme dans la rue, qui ressemble énormément à Vincent, son fiancé décédé six ans plus tôt. Bouleversée, elle lui court après, sans réussir à le rattraper. De retour en Vendée, elle se confie à sa sœur jumelle, Carole, et à son cousin, Gautier. D’abord réticents, ils finissent par accepter de l’aider sans toutefois croire que Vincent est vivant. Rachel et Gautier partent à Paris et finissent par retrouver la trace de Vincent. Lorsqu’ils se retrouvent nez à nez, c’est le choc pour tout le monde. Que s’est-il passé six ans plus tôt ? Pourquoi Vincent est-il à Paris ? Et pourquoi n’a-t-il jamais repris contact avec Rachel et sa famille ? Comment les retrouvailles vont-elles se passer ? Tant de questions qui ne trouveront pas immédiatement leurs réponses, car la situation est loin d’être simple. Rachel, Carole et Gautier ne sont pas au bout de leurs surprises.

Plongé dans l’action dès les premières lignes, nous faisons la connaissance de Rachel qui a vécu des années difficiles. Son grand-père est décédé six ans plus tôt; puis, le lendemain, c’est Vincent qui a eu un accident de moto. Après une longue période de déprime, Rachel a réussi à remonter la pente et vit plus sereinement. Elle est entourée de sa famille, et plus particulièrement de Carole et Gautier. Les sœurs et leur cousin ont été élevés ensemble, puisque la famille habite un domaine viticole qui comprend trois maisons : celle de Madeleine et André, les grands-parents; celle de Clotilde et Philippe, les parents des jumelles; et celle de Cécile et Adrien, les parents de Gautier. Ce clan, très soudé, se réuni tous les dimanches pour le déjeuner, autour de Grand-Ma, désormais atteinte de la maladie d’Alzheimer. 
Tous avec des caractères différents, les différents protagonistes sont attachants. On ressent une grande générosité et beaucoup d’affection au sein de cette famille. C’est donc naturellement que Carole et Gautier ont décidé d’aider Rachel; puis le reste des membres de la famille a aussi contribué à la résolution de cette affaire.

Une affaire d’ailleurs bien mystérieuse ! Je m’attendais, en effet, à découvrir une romance classique, avec une femme et un homme qui ont été séparés et qui allaient se retrouver. En réalité, j’ai été surprise par une intrigue bien plus complexe. Je ne veux rien dévoiler des raisons de sa disparition, mais sachez qu’il sera difficile pour Rachel d’envisager de reprendre son histoire d’amour là où elle s’est arrêtée. Déphasée, mais motivée pour reconquérir Vincent, elle va se battre pour reprendre sa vie d’avant. Et alors que tout semble s’arranger, un nouveau rebondissement va survenir. Inattendu, celui-ci va tout remettre en question. Le suspense va durer et nous tenir en haleine jusqu’au dénouement.

Très prenant, ce roman est addictif : impossible de le lâcher. J’ai trouvé l’histoire originale, bien écrite et aboutie. Le lecteur sera étonné plus d’une fois par les différents éléments de l’intrigue. J’ai aimé  réfléchir en même temps que les personnages. Métaphoriquement, ce roman est comme une poupée gigogne : on ouvre la première, et on découvre la deuxième; puis dans la deuxième, on trouve la troisième, etc. Chaque rebondissement était l’une des poupées et le dénouement la toute dernière. Même si l’intrigue est alambiquée, le récit est toutefois facile à lire et dynamique. J’ai apprécié la plume de l’auteure : fluide, subtile et agréable. C’est un coup de cœur pour moi !

Ma note : 5/5

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Service Presse

Commentaires

 

 
 

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Chanson de la chorale des Ouacifs

Posté par khalfi1 le 23 septembre 2019

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Le Mont Chélia

Posté par khalfi1 le 20 septembre 2019

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Action pour le climat.

Posté par khalfi1 le 19 septembre 2019

Le climat.

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NOUJOUM

Posté par khalfi1 le 17 septembre 2019

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La ville d’Oran

Posté par khalfi1 le 11 septembre 2019

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Constantine

Posté par khalfi1 le 9 septembre 2019

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À Constantine, je me suis toujours senti heureux d’exister. Quoique je dise, je ne décrirai jamais avec précision, mes émotions de tendresse devant le vertige que me procure le spectacle féerique et plein de beauté, de la ville des ponts, à l’histoire plusieurs fois millénaire. Son site ressemble à un canyon taillé dans la roche et aux dimensions impressionnantes. On dirait qu’un géant, sorte d’Hercule  invisible de la mythologie, armé d’une grande hache, ne s’était pas privé du plaisir, de creuser sur le vif, les entrailles de la terre pour en sortir un dessin harmonieux et presque unique au monde. Je vous demande pardon mais il faut que je vous raconte. Avant que je prenne ma retraite, j’ai beaucoup voyagé et vu tant de pays plus merveilleux et plus pittoresques les uns que les autres. J’ai vécu un instant à San-Francisco, observé les chutes du Niagara, grimpé sur les flancs du Kilimandjaro, traversé l’Australie, admiré les sites incomparables d’Ushuaïa et de la baie de Naples, les temples d’Angkor et de Louqsor, la finesse et la beauté marbrée du Taj Mahal. J’ai navigué sur les gondoles à Venise, sur les bateaux-mouches du Nil et de la Seine. Je me suis promené dans les quartiers historiques de Saint-Pétersbourg, les faubourgs chics de Londres, les villes surpeuplées de Bombay et de Calcutta, les endroits reculés des contrées asiatiques et africaines, puis j’ai fait un saut à Johannesburg et Pretoria. J’ai joui des paysages sublimes et glacés de l’Arctique et de l’Antarctique. Tant de fois, je me suis pâmé devant le style architectural du Panthéon de Rome et de l’Acropole d’Athènes. La poésie poignante du Sahara, les îles vierges du Pacifique et les profondeurs de la forêt amazonienne m’ont réchauffé le cœur et apporté à mon imagination, de quoi la nourrir des jours et des jours. J’ai vibré devant la mer toujours recommencée à Acapulco, Bahia, et les côtes de Java et de Bornéo. J’ai revisité en rêve les jardins suspendus de Babylone, le phare d’Alexandrie, le colosse de Rhodes et les autres merveilles du monde. Je me suis envolé vers les cieux azurés et les côtes turquoises des régions méditerranéennes où la vie s’exhale et s’exalte sous le souffle de l’air marin. Mais nulle part ailleurs, je n’ai senti l’amour que j’éprouve pour Constantine, rebâtie par l’empereur romain Constantin, et dont le site se confond avec l’antique Cirta, capitale de la Numidie. Mes yeux se plaisent toujours à la contempler. Le vent qui vient de ses hauteurs pénètre dans ma poitrine avec une telle douceur que mon cœur se gonfle chaque fois que j’entends sa musique cachée dans les plis les plus profonds, les plus intimes de ses murs séculaires et de sa mémoire inaltérable. C’est la terre de mes aïeux, de Massinissa, de Jugurtha, de Saint-Augustin[1], de La Kahina[2], des beys Salah et Ahmed[3], d’Ibn Badis[4], de Kateb Yacine[5] et de Malek Haddad[6]. Pour moi, elle est toujours la plus belle et le joyau des villes, même si elle ne possède pas les saphirs d’Ispahan, les diamants de Cordoue ou les émeraudes de Boukhara. J’aime la contempler quand le lever du soleil colore son rocher escarpé  d’un halo divin, et l’enveloppe de sa clarté matinale. J’aime son nom, ce poids de l’histoire qui lui confère sa prestigieuse renommée, ses ravins profonds, son incomparable médina, ses souks animés, la fierté de ses habitants, les chansons de Fergani[1], sa fine cuisine, le faste particulier de ses fêtes, la « mélaya[2] » constantinoise, enfin, son immortelle beauté. Oui, excusez encore une fois mon enthousiasme mais c’est cette vérité ou plutôt ce sont ces vérités qui emplissent tout mon être et m’amènent à cette irrésistible envie de vous parler sans cesse, de ma ville de cœur. Son seul aspect architectural ne manque pas de réveiller des sensations et des images évanescentes enfouies au fond de moi-même


[1]    Fergani : Célèbre chanteur de Constantine, pratiquant surtout le malouf et les chansons andalouses, mélange de mélodies algériennes et d’influences musicales espagnoles.

[2]    Mélaya : Vêtement féminin en forme de voile noir, porté par les femmes constantinoises, en souvenir de Salah Bey, et pour faire part  de leur deuil.


[1]    Saint-Augustin : Prêtre et évêque d’Hyppone, Natif de Madaure, près de Souk-Ahras. Docteur de l’Église romaine de l’époque.

[2]    La Kahina : ou Dyhia, célèbre reine berbère.

[3]    Bey Ahmed : Bey turc ayant commandé la région de Constantine, pendant le début de la conquête coloniale française.

[4]    Ibn Badis : Intellectuel et religieux algérien.

[5]    Kateb Yacine : Romancier algérien, auteur du livre Nedjma.

[6]    Malek Haddad : Écrivain algérien, auteur de Je t’offrirai une gazelle.

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Posté par khalfi1 le 7 septembre 2019

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AMAL TV

Posté par khalfi1 le 7 septembre 2019

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