chanson arabe

Posté par khalfi1 le 28 mars 2009

Ne t’éloigne pas de moi.

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans chanson | 1 Commentaire »

Anatoli Rybakov

Posté par khalfi1 le 26 mars 2009

Né en Ukraine en 1911, Rybakov était arrivé à Moscou en même temps que la révolution russe. Arrêté en 1933 pour « propagande contre-révolutionnaire » alors qu’il était ouvrier, il fut condamné à trois ans d’exil intérieur puis empêché de s’installer dans les grandes villes. Se consacrant à l’écriture après la Seconde Guerre mondiale, il fut maintes fois inquiété avant d’être une nouvelle fois « réhabilité » en 1960.

 

Auteur de récits d’aventure pour les enfants, parmi lesquels beaucoup avaient été adaptés à l’écran, Rybakov a acquis une renommée internationale avec « les Enfants de l’Arbat », une âpre critique de la répression stalinienne qui décrit l’existence de jeunes de ce quartier historique du centre de Moscou. Cet ouvrage avait fait l’effet d’une bombe lors de sa parution en plusieurs épisodes en 1987 dans un magazine. Le livre lui-même avait ensuite connu un énorme succès au marché noir. « L’URSS est divisée en deux moitiés : ceux qui l’ont lu et ceux qui s’apprêtent à le lire », avait même déclaré Rybakov, commentant l’effet choc produit par son livre, alors que l’URSS faisait l’expérience de la glasnost.

 

La parution du roman, fondé sur l’expérience personnelle de l’auteur, était intervenue vingt ans après une première tentative de publication dans la revue littéraire « Novy Mir » (le Monde nouveau). Rencontrant Rybakov pour « l’Humanité » en 1988, Claude Prévost déclarait : « J’ai vu un écrivain dont l’âge et les épreuves n’ont entamé ni la vitalité ni l’amour de la vérité. C’est un lutteur qui n’idéalise pas la situation, mais qui prend toute sa place dans ce combat permanent qu’est la « restructuration ». Son énergie et les projets dont il me fait part quant à la suite de son oeuvre témoignent d’une confiance en l’homme dont je puis assurer qu’elle est contagieuse ! »

 

JEAN ROY.

Publié dans littérature | Pas de Commentaire »

Aberration

Posté par khalfi1 le 23 mars 2009

Importation de livres
Comme une vulgaire marchandise ?

Aberration dans actualité lm7wxt

l Les importateurs de livres sont désormais obligés de présenter des certificats… phytosanitaires, de conformité, d’origine !
De fait, le livre est associé à une vulgaire marchandise.
«C’est une décision absurde», dénoncent les professionnels du secteur.

Y a-t-il une exception ou une spécificité culturelle en Algérie ? Le livre revêt-il un statut particulier ? En somme, quelle place occupe le livre dans nos mentalités et nos mœurs ?
Il se trouve que le livre est vulgairement associé à une marchandise consommable. Il a, aux yeux des décideurs, peu de valeur culturelle ou d’intérêt intellectuel et il est en conséquence dépourvu d’un statut particulier. Il ne revêt alors aucune différence ou spécificité culturelle.
«Chez-nous, la spécificité culturelle, on connaît», ironise Boussad Ouadi, éditeur et importateur de livres, et aussi libraire (librairie des Beaux-Arts). Car, «le livre, explique-t-il, subit des réglementations de tous genres et d’interdits injustifiés». Ces propos sont tenus en réaction à l’instruction promulguée par la Banque d’Algérie en direction de toutes les banques pour exiger de leurs clients importateurs la production des documents suivants : certificats phytosanitaires, certificats de conformité et certificats d’origine. Boussad Ouadi s’indigne contre cette prescription qu’il qualifie d’injustifiée et d’aberrante. «C’est absurde», lance-t-il. Et de poursuivre : «Un certificat phytosanitaire ! Pourquoi ? Car les livres se dévorent ? Mais à quelle spécialité médicale ou vétérinaire devons-nous nous adresser pour la délivrance de ce certificat ?». «Un certificat de conformité !», s’exclame-t-il, «Par rapport à quoi ?», s’interroge-t-il. Et de se demander : «à quelles normes techniques, scientifiques ou juridiques doit répondre le livre ? Conforme par rapport à une idéologie ?» S’exprimant sur le dernier certificat, celui d’origine, Boussad Ouadi dit : «D’origine, de l’auteur, de l’éditeur, de l’imprimeur, du diffuseur ?» Et d’expliquer : «Il existe pourtant un système international de codification des livres dont l’Algérie est partie prenante : c’est le système ISBN qui comporte en 13 chiffres l’indication du pays, de la langue, de l’éditeur, de la spécialité, etc. Le code barre au dos de chaque livre, à nul autre pareil, est sa pièce d’identité, lisible par tous les lecteurs de code barre de la planète. «Ainsi, Boussad Ouadi s’interroge sur l’utilité de ces certificats, notamment le premier, à savoir le certificat phytosanitaire qui, lui, concerne le secteur de l’agroalimentaire. «Ce certificat est absurde. Il n’a aucun sens pour un importateur de livres», dit-il. Et d’ajouter : «Car pour importer un livre, doit-on s’adresser au ministère de la Santé et lui solliciter un visa phytosanitaire ?»
Cela revient d’emblée à dire que promulguer pareille directive signifie systématiquement et littéralement que le livre est considéré par les décideurs comme une marchandise pareille à un quelconque produit consommable et à valeur marchande. Tout comme cela revient à dire que les décideurs n’ont aucun intérêt ni considération pour le livre, et ils n’ont aucune connaissance sur la particularité du livre, en tant que produit culturel et de l’esprit.
Le livre se trouve alors pris en otage par des décisions absurdes et injustifiées.

l Boussad Ouadi craint pour l’avenir du livre en Algérie. «En Algérie, l’Etat surtaxe le livre et ne le subventionne pas. En plus, on promulgue des directives exigeant des importateurs des certificats pour valider leurs produits», dit-il. Et de souligner la gravité d’une telle décision : «Ces visas présentent un risque.» Car cela circonscrit la liste éditoriale et, du coup, limite la circulation des livres en Algérie. En somme, la circulation des livres sera plus canalisée et davantage, voire rigoureusement contrôlée. Autrement dit, l’Etat édicte et prescrit ses règles, et cela en imposant au lectorat un type de lecture, celle en conformité avec son idéologie et sa vision politique. Il est à noter qu’à ces trois certificats s’ajoutent trois autres visas aux importateurs de livres, à savoir celui de la PAF (Police de l’air et des frontières), celui du ministère de la Culture, et un autre délivré par le ministère des Affaires religieuses. «Tous les livres sont – pour les décideurs – suspects», lance Boussad Ouadi, avant de préciser : «Tous ces visas n’ont pas lieu d’être et ne peuvent pas être considérés comme des autorisations. Les visas engendrent la bureaucratie et même la corruption.» Il a, ensuite, rappelé que les lois internationales promulguées par l’Unesco et auxquelles l’Algérie adhère, favorisent manifestement la circulation libre et sans contrôle des livres. Et de regretter : «Chez-nous, nous n’avons pas encore pris conscience de l’importance de la culture. Le livre est placé au même plan qu’un quelconque produit commercial. Il n’y a pas une spécificité culturelle. La culture, chez-nous, se résume au folklore. Les industries culturelles ne comptent pas.»

Publié dans actualité | 2 Commentaires »

Tolga

Posté par khalfi1 le 14 mars 2009

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Panorama | 3 Commentaires »

Internet perturbé

Posté par khalfi1 le 10 mars 2009

Algérie télécom s’explique

Perturbations dans l’accès à internet

Par : D. S./AGENCES

Les abonnés à Internet d’Algérie Télécom (AT) connaissent, depuis trois jours, des difficultés pour accéder au réseau de connexion. Selon un communiqué rendu public dimanche dernier, cette panne est due aux récentes perturbations atmosphériques qui ont sérieusement touché le réseau (AT), avec ses trois plates-formes, à savoir Easy, Fawri et Anis. Ces dernières connaissent “une forte perturbation” en raison d’une défaillance en mer du support international SMW4, selon AT.
À cet effet, une équipe technique, dotée de moyens adéquats, est déjà sur les lieux pour remédier dans les meilleurs délais à “un dysfonctionnement technique dû à l’évidence aux perturbations atmosphériques enregistrées ces derniers temps dans la région”, précise-t-on par ailleurs. L’intervention initiée par le groupe AT “est loin d’être de tout repos”, surtout qu’il s’agit de câbles marins et d’un système d’une longueur de 20 000 km équipé de deux paires de fibres optiques monomodes d’une capacité potentielle de 640 giga bit/s, dont chacune compte des points d’atterrissement dans 14 pays répartis entre l’Afrique du Nord, l’Asie et l’Europe. “Ce système de câbles, construit avec la technologie la plus récente DMWM, est conçu pour véhiculer une très grande capacité de voix/données avec une grande vitesse”, précise encore AT dans son communiqué. Et c’est dans cette optique qu’Algérie Télécom a pris la décision de diversifier son site d’atterrissement afin de protéger l’interconnexion de l’Algérie avec l’Europe physiquement et de sécuriser ses relations internationales du point de vue voix/données, souligne le communiqué d’AT qui ne précise pas, cependant, si cette importante perturbation est limitée dans le temps.

Publié dans actualité | 1 Commentaire »

Hervé Vilard – Capri, c’est fini.

Posté par khalfi1 le 5 mars 2009

Magnifique chanson d’Hervé Vilar, nostalgique et qui réveille beaucoup de souvenirs.

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans chanson | 5 Commentaires »

Jean-Paul Sartre

Posté par khalfi1 le 2 mars 2009

J’ai commencé ma vie comme je la finirai sans doute : au milieu des livres. Dans le bureau de mon grand-père, il y en avait partout ; défense était faite de les épousseter sauf une fois l’an, avant la rentrée d’octobre. Je ne savais pas encore lire que, déjà, je les révérais, ces pierres levées ; droites ou penchées, serrées comme des briques sur les rayons de la bibliothèque ou noblement espacées en allées de menhirs, je sentais que la prospérité de notre famille en dépendait. Elles se ressemblaient toutes, je m’ébattais dans un minuscule sanctuaire, entouré de monuments trapus, antiques, qui m’avaient vu naître, qui me verraient mourir et dont la permanence me garantissait un avenir aussi calme que le passé.
Je les touchais en cachette pour honorer mes mains de leur poussière mais je ne savais trop qu’en faire et j’assistais chaque jour à des cérémonies dont le sens m’échappait : mon grand-père – si maladroit, d’habitude, que ma mère lui boutonnait ses gants – maniait ces objets culturels avec une dextérité d’officiant. Je l’ai vu mille fois se lever d’un air absent, faire le tour de sa table, traverser la pièce en deux enjambées, prendre un volume sans hésiter, sans se donner le temps de choisir, le feuilleter en regagnant son fauteuil, par un mouvement combiné du pouce et de l’index puis, à peine assis, l’ouvrir d’un coup sec « à la bonne page » en le faisant craquer comme un soulier. Quelquefois je m’approchais pour observer ces boîtes qui se fendaient comme des huîtres et je découvrais la nudité de leurs organes intérieurs, des feuilles blêmes et moisies, légèrement boursouflées, couvertes de veinules noires, qui buvaient l’encre et sentaient le champignon.
Dans la chambre de ma grand-mère les livres étaient couchés ; elle les empruntait à un cabinet de lecture et je n’en ai jamais vu plus de deux à la fois. Ces colifichets me faisaient penser à des confiseries de Nouvel An parce que leurs feuillets souples et miroitants semblaient découpés dans du papier glacé. Vifs, blancs, presque neufs, ils servaient de prétexte à des mystères légers. Chaque vendredi, ma grand-mère s’habillait pour sortir et disait : « Je vais les rendre » ; au retour, après avoir ôté son chapeau noir et sa voilette, elle les tirait de son manchon et je me demandais, mystifié : « Sont-ce les mêmes ? » Elle les « couvrait » soigneusement puis, après avoir choisi l’un d’eux, s’installait près de la fenêtre, dans sa bergère à oreillettes, chaussait ses besicles, soupirait de bonheur et de lassitude, baissait les paupières avec un fin sourire voluptueux que j’ai retrouvé depuis sur les lèvres de la Joconde ; ma mère se taisait, m’invitait à me taire, je pensais à la messe, à la mort, au sommeil : je m’emplissais d’un silence sacré. De temps en temps, Louise avait un petit rire ; elle appelait sa fille, pointait du doigt sur une ligne et les deux femmes échangeaient un regard complice. Pourtant, je n’aimais pas ces brochures trop distinguées ; c’étaient des intruses et mon grand-père ne cachait pas qu’elles faisaient l’objet d’un culte mineur, exclusivement féminin. Le dimanche, il entrait par désœuvrement dans la chambre de sa femme et se plantait devant elle sans rien trouver à lui dire ; tout le monde le regardait, il tambourinait contre la vitre puis, à bout d’invention, se retournait vers Louise et lui ôtait des mains son roman : « Charles ! s’écriait-elle furieuse, tu vas me perdre ma page ! » Déjà, les sourcils hauts, il lisait ; brusquement son index frappait la brochure : « Comprends pas ! – Mais comment veux-tu comprendre ? disait ma grand-mère : tu lis par-dedans ! » Il finissait par jeter le livre sur la table et s’en allait en haussant les épaules.
J-P SARTRE
 

Publié dans littérature | 2 Commentaires »

 

Le blog de Zizine |
SAVEURS AUX YEUX |
printemps des legendes 2009 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | DEMBELE MOUSSA
| Timoun Kòlbo
| ENTRE DEUX PORTES