Je voulais vivre dans un tableau de Chagall

Posté par khalfi1 le 19 juillet 2020

Dans ce roman bien construit, les mots sont des images et les images se reflètent dans les mots. Et l’ensemble claque comme des coups de fouet. La richesse du vocabulaire aidant, l’auteure a su créer un monde spirituel  bien à elle, où les plus atteints psychologiquement ne sont pas ceux à qui l’on pense. Ainsi au fil de la narration, on découvre l’hospitalisation de Lou et l’incompréhension de son sort, plongée dans une atmosphère remplie de mystère.

Au fil du temps qui passe et les événements qui se précipitent,  découvrira-t-elle, les réponses qu’elle recherche ? Comment échapper à sa condition d’internée psychiatrique incapable de se défaire des liens qui lient son corps et son âme ? Personne ne paraît être en mesure de lui apporter une aide quelconque ou de voler à son secours. Elle est prisonnière de son propre personnage et de l’enclos virtuel au sein duquel, elle circule. 

 Une autre histoire parallèle vient s’ajouter à cette aventure intrigante, avec son lot de surprises, de fables et d’énigmes, dans un milieu difficile à entrevoir du point de vue du commun des mortels. Sans oublier tous ces voyages et ces va et vient entre le Vietnam et Paris, en passant par la Bretagne et Malte. Par touches délicates et subtiles, le récit se poursuit avec de nombreuses citations et d’encadrés écrits par des écrivains célèbres. Effectivement, on se croirait embarqués dans un tableau de Chagall, avec un surréalisme spéculaire et une bonne dose de mystère non éclairci.

Ce roman est également  assez poétique pour soulever des émotions chez le lecteur. Car sa part de rêverie permet de créer une ambiance propre à ce genre de littérature fine, raffinée et pleine de savants détours. Certains passages sont difficiles à interpréter et demandent des efforts de compréhension, avec une sensation d’inachevé.

Mais ce défaut est compensé par la qualité du texte, les métaphores utilisées et la richesse du vocabulaire. Une belle langue aboutie caractérise cette oeuvre au style original et accompagne un thème rarement abordé. Tout cela créé des sentiments variés et contradictoires mais qui n’en demeurent pas moins vivaces et renforcés.

 Ouvrage donc à lire pour en comprendre l’essence.

 

Je voulais vivre dans un tableau de Chagall
Album : Je voulais vivre dans un tableau de Chagall
Gaëlle Fonlupt
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Coups de vent en mer

Posté par khalfi1 le 16 juillet 2020

Edouard, Mathilde, Pierre, Charles-Marie, Jade et bien d’autres sont les personnages de ces nouvelles répertoriées dans un seul recueil

Bref résumé :  A la lecture de ces récits, nous avons l’impression de baigner dans une mer toujours « recommencée ».  En effet, le thème principal de ce recueil est de faire sentir au lecteur, le vent du large et la brise marine avec son odeur particulièrement iodée. Il existe même au sein de ces histoires, une extrapolation portant vers l’anticipation, le fantastique et les extra-terrestres. Ce qui n’est pas sans apporter une pointe d’originalité à l’ensemble de la narration.

Des séjours sur la terre ferme, vers les voyages ordinaires et extraordinaires dans toutes les mers du globe, on assiste à des aventures captivantes, où les émotions ne manquent pas. Etape après étape, avec des fragments et des blocs littéraires portant sur les divers épisodes racontés, il est aisé de franchir les espaces et de compter les heures, toujours portés par les vagues de l’océan,  par temps calme ou par temps agité.  Le tout est dirigé vers des horizons infinis mais où le ciel finit par rejoindre la mer.  C’est poétique et contient des passages remplis de fraîcheur et nous rappellent notre enfance.

Nous avons bien affaire à un ouvrage qui fait rêver. Nous sommes transportés sur un nuage voguant d’une extrémité de la terre, vers les limites insondables des océans. La beauté des panoramas ainsi offerts à la vue, est saisissante et nous éblouit par son éclat et ses clartés . Ce qui ne fait qu’accroître ses significations profondes et le désir de connaître davantage ses mystérieux attraits. Cela donne même envie de s’enfoncer dans ces paysages marins grandioses et d’en devenir un acteur agissant. Le métier de marin devient singulièrement attachant.

Ouvrage dont la lecture est recommandée.

Coups de vent en mer
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Collectif
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Le continent caché par Fourchaud Jessica

Posté par khalfi1 le 13 juillet 2020

Ce roman de science-fiction ou d’anticipation repose sur l’histoire d’extra-terrestres venus d’ailleurs et qui évolueraient sur terre sous forme d’animaux divers.  En outre, leur « civilisation » offrirait de nombreuses connexions avec les civilisations terrestres, notamment celle  égyptienne. Mais pour mieux fixer les idées, commençons par donner un aperçu du livre en question, en citant le début comme suit :

« Excuser moi je ne me suis pas présenté, je manque à tous mes devoirs. Je m’appelle Dédetès mais mes amis m’appellent juste Tess, je suis la princesse héritière du royaume d’Anthribis et fille de Ahmasis, la pharaonne.
Mon père Ahmès l’ancien pharaon est mort il y a bien longtemps dans un accident, nous laissant seule avec ma petite sœur Isis. Ma mère est tellement occupée que nous passons très peu de temps avec elle, nous avons donc été élevés par une nourrice depuis toujours, pratique très courante chez nous.

Je passe le plus clair de mon temps quand je ne suis pas à l’ERA, l’école royale d’Anthribis ou moi et tous les futurs hauts fonctionnaires vont, à me promener dans le monde des humains. A l’aide des trous vert que nous avons découvert il y a plusieurs siècles, je peux aller et venir d’un monde à l’autre comme bon me semble. Je dis monde mais nous sommes sur la même planète que vous, la planète bleue. Juste que nous sommes sur un continent caché quelque part dans le pacifique. »

Le prologue est fort prometteur. Malheureusement la suite du roman nécessite de nombreuses améliorations. L’auteure doit entreprendre la suppression des lacunes constatées. Des fautes d’orthographe existent à chaque page. Certaines incohérences ont été relevées. L’écrivaine doit donc procéder à la confection de son texte, de façon qu’il soit plus clair et plus présentable. Il faudrait combler ces erreurs flagrantes par une réécriture et une relecture plus attentive et plus complète de l’ensemble de cet ouvrage. C’est la seule manière de le rendre compréhensible, accessible à la critique et susceptible d’intéresser le lecteur potentiel. Cette condition « sine qua non », est essentielle, afin qu’il soit évalué à sa juste valeur.

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Cannibale blues par Béatrice Hammer.

Posté par khalfi1 le 11 juillet 2020

C’est l’histoire des tribulations d’un jeune coopérant français, Philippe Ramou. Parti en Afrique pour y dispenser son savoir aux étudiants africains, dans une école Polytechnique, au sein d’une « Deuxième république », il devra faire face à diverses situations rocambolesques et rencontrer toutes sortes de personnages plus ou moins sympathiques, plus ou moins drôles, plus ou moins arides.

En ces années 80, l’Afrique est en pleine transformation. Pour ces raisons, il devra faire preuve de beaucoup de volonté et de tact. Car dans certains cas, les préjugés sont tenaces et incontournables. Seules la prudence et la tolérance sont de mise et payantes. Mais son enthousiasme, sa vivacité et sa crédulité lui permettront d’enseigner ses leçons dans les meilleures conditions, sans trop de dégâts apparents.

Tantôt par sa voix, tantôt par la voix de son boy Joseph (outre Justinien, son autre domestique), nous allons apprendre beaucoup de choses sur les coutumes africaines et sur l’atmosphère particulière qui va régner tout le long de son séjour. Il travaille peut-être pour la « Sûreté ». Mais il n’en demeure pas moins très attaché à son métier. Bonaventure, le directeur de l’institut ajoute son grain de sel à l’histoire. 

Ce qui est certain, on assiste à la peinture et à la description détaillée et ironique du monde des expatriés et des coopérants, avec des pointes d’humour, abordant ainsi des sujets essentiels, en conformité avec le milieu africain, dans lequel Ramou vit et évolue. Les défauts, les qualités et les détours de certains « Blancs » sont exposés en plein jour, à la grande joie du lecteur. Une sorte de choc des cultures.

Il ne faut pas oublier le personnage de Fortunata, dans ce roman, dont le ton est par endroits, caustique et piquant. En effet, la séduisante et plantureuse Fortunata apporte, grâce à sa silhouette attachante, un plus au récit raconté par l’auteure.

C’est une sorte de Vénus africaine qui baigne dans un univers créé de façon subtile par l’écrivaine qui arrive pourtant savamment à nous distraire, avec une certaine volubilité bien « réfléchie ». Une intrigue intelligente se trouve développée en parallèle, avec des personnages jouant parfaitement leur rôle, dans une ambiance « cocasse ».

Ouvrage à lire par les plus avertis.

 

Cannibale Blues
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Béatrice Hammer
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Collision de Marie-Pierre Garnier

Posté par khalfi1 le 7 juillet 2020

C’est un roman, c’est une comédie, en même temps : c’est une tragédie. A leur lecture, on comprend mieux la devise qui stipule que « cela n’arrive pas qu’aux autres » ou que nul n’est à l’abri d’un accident de parcours ou d’une mauvaise surprise. Une oscillation permanente entre le hasard et le déterminé caractérise le fond de cette intrigue bien menée par l’auteur. Les principaux éléments en sont Peter, le pilote rêveur qui s’ennuie, Elsa la contrôleuse du ciel pleine d’ambition, Manuel, le manutentionnaire alcoolique et inconscient du drame qu’il va provoquer, le fringant Jean-Marc, le manager enrichi grâce aux affaires qu’il a réalisées dans le monde des hôtels.

Ce livre bien écrit en bon français, avec des descriptions affinées et raffinées, se développe de lui-même dans une ambiance euphorique et apocalyptique en même temps. C’est vraiment une collision au sens propre et au sens figuré, entre des situations, des engins volants et des personnages très différents les uns des autres, mais qu’un même sort va réunir dans leur cheminement si particulier et si dramatique. La rencontre et le rendez-vous de quatre destins si divergents dans un même moule, dans un même contexte, avec parfois des écarts significatifs, nous permet d’entrer au cœur  de l’histoire, avec des avancées et des reculs successifs. Le comportement curieux et la psychologie des personnages sont la clef qui font que le lecteur s’intéresse au dénouement de cette affaire qui se termine  assez mal, avec toutefois une pointe d’espoir pour Elsa. Le tout est intégré dans des tensions individuelles et collectives, l’ensemble se dessinant comme les couleurs d’un arc-en-ciel, avec ses variétés de l’infra-rouge à l’ultra-violet (symboliquement).

A noter l’incorporation judicieuse, vers la fin du roman, de coupures de presse qui informent le public et expliquent mieux le but et la finalité du fil conducteur de cette sorte de pièce de théâtre assez envoûtante et spectaculaire.

Livre à découvrir

Collision
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Marie-Pierre Garnier
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Un banc pour deux de Christian Le Meur

Posté par khalfi1 le 2 juillet 2020

Dans ce roman, on découvre le mode de vie de plusieurs personnes et surtout, comment le téléphone portable et les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont devenus un phénomène de société, un outil essentiel de la vie de tous les jours. Certes, Laura, Adèle, Henri, Mélanie sont les héros de premier plan pendant ce parcours rempli d’incidents divers, d’anecdotes croustillantes et humoristiques, avec des descriptions précises et détaillées de tout ce qui les entoure. Mais ce qui me semble essentiel dans ce récit, c’est la psychologie des personnages, leurs manières d’évoluer dans un milieu pas toujours clair ou avenant, leurs réactions devant des situations parfois ambiguës ou apparentées à des impasses.

Ces personnages parviennent presque toujours à tirer leur épingle du jeu, même parfois au prix de concessions assez douloureuses. En effet, comment, entre autres, Adèle trouve le moyen de  s’accommoder de l’homosexualité de sa fille Laura, qu’elle juge tout à fait déplacée et  peu conforme aux exigences d’une bonne moralité et d’une conduite en adéquation avec les traditions et les coutumes d’une saine société ?

Le cheminement de l’histoire est atypique et divisé en deux visions parallèles qui se rejoignent vers la fin. D’un côté, la disparition « mystérieuse » d’Adèle, au grand désespoir de Laura et sa réapparition soudaine, avec auparavant, le décès de Roger Cornet. Après la mort de son père et l’épisode de l’aller-retour de sa mère, Laura est dans tous ses états. Ayant « goûté » aux douceurs du climat méditerranéen, aux plaisirs de la table du Sud de la France  Adèle refait surface quelques jours plus tard comme si rien ne s’était passé, dans une ambiance familiale très détendue. Aussitôt, sa fille l’oblige à acheter un téléphone portable de manière à rester joignable. Dès lors, sa vie va prendre une tournure peu attendue ou peu envisageable, entraînant Laura par la même occasion, dans des interrogations sans issue.

Dans un autre chapitre, parallèle, au contexte rocambolesque,  Mélanie fait la connaissance d’Henri, homme vivant difficilement son veuvage. Mélanie l’avait secouru dans son domicile cossu au terme d’une intervention personnelle mouvementée. Ils deviennent amis. Entre  eux, une grande complicité s’installe rapidement. Pour éviter qu’une situation semblable ne se répète, elle l’invite à acheter un smartphone qui lui permettra de rester en contact avec le monde extérieur, lorsqu’il est confronté à des situations pareilles, difficiles à résoudre rapidement. Peu adepte de ces nouvelles technologies, il n’arrivera pas à se convaincre de leur utilité. Peu partisan du changement nécessaire et attaché à ses habitudes, il se laissera difficilement à aller dans le sens souhaité par Mélanie. 

Tous ces épisodes convergeront à la fin de l’histoire pour constituer un même aboutissement.

Pour ceux qui veulent connaître la suite, je les invite à lire cet ouvrage plein de surprises,  au style vif et simple.

Un banc pour deux
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Christian Le Meur
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Elodie

Posté par khalfi1 le 1 juillet 2020

Elodie est une jeune femme éprise de littérature. Issue de la noblesse bretonne, la belle châtelaine ne peut s’empêcher d’acquérir les dernières nouveautés littéraires et les derniers romans. D’ailleurs, la bibliothèque de son château en Bretagne est remplie de livres en instance de lecture. Mais il lui manque l’essentiel pour compléter sa copieuse collection, à savoir le « roman de Jugurtha », vieux de deux mille ans, inconnu et très rare. Elle décide de se le procurer en allant jusqu’à Constantine, où se trouve la bibliothèque abritant cette oeuvre du Roi berbère, héros de la guerre contre les Romains quand ces derniers occupaient une grande partie de l’Afrique du Nord.

C’est une histoire passionnante concernant la découverte du petit parcours de l’aguellid Jujhurta, Roi numide ayant vécu vers 112 avant Jésus-Christ. En même temps, ce roman nous permet d’aller à la découverte de sites prestigieux de la Bretagne et de l’Algérie. Nous avons la possibilité de visiter Alger, les ruines romaines de Timgad ainsi que Constantine, surnommée la ville des ponts et des aigles.

Roman à lire donc pour les amateurs de l’histoire ancienne et même moderne.

Elodie
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Khalfi Yacine
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Nomades de Nina Landes

Posté par khalfi1 le 28 juin 2020

Dans ce roman, les personnages de Valentine, Bastian et Laure se croisent et s’entrecroisent dans un nomadisme digital de meilleur aloi. Le thème abordé est astucieusement habillé par des descriptions révélatrices de l’atmosphère particulière qui baigne ce monde numérique tout à fait spécial. Venant de France et débarquant impromptue aux Etats-Unis, Valentine se trouve ainsi surprise, en découvrant à New-York, une autre culture et d’autres moeurs dont auparavant, elle n’avait aucune idée. Mais elle s’adapte rapidement à cette situation tout à fait nouvelle pour elle.

D’autant plus qu’outre le fait d’éprouver une certaine nostalgie en vivant loin de son pays natal, et d’apprendre beaucoup de choses, dans l’univers des startups, elle s’attache progressivement à Bastian. Ce qui est loin de déplaire à ce dernier. Le tout est mélangé à des amitiés durables ou particulières, tout le long de leur parcours atypique. Dans le cadre de leur travail et avec le désir d’enrichir toutes les branches de leur métier, Valentine et Bastian joignent l’utile à l’agréable, en multipliant les voyages.

L’expérience de ce nomadisme digital leur va à merveille. En cours de chemin,  Bastian très inventif, a trouvé la recette d’une viande de synthèse, ce qui ne fait qu’agrémenter ce roman d’une touche remarquable. Avec toutefois des risques d’un retour de manivelle défavorable.

Mais l’image de grands voyageurs à la recherche de leur vocation ne s’en trouve pas ternie. Les nomades digitaux que sont devenus Valentine et Bastian sont emportés par des vagues ressemblant étrangement à des photos de synthèse et aux films savamment montés à Hollywood. Il ne faut pas hésiter à se plonger dans ce voyage plein de vie et d’humour et dans ces rencontres enrichissantes,  de New York à Bali, en passant par Barcelone. 

Ouvrage à lire par les amateurs des nouveautés en la matière.

 

 

Nomades
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Nina Laures
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C’est l’instant où je t’ai aimé de Isabel Komorebi.

Posté par khalfi1 le 25 juin 2020

Dans cette nouvelle poétique, l’auteure n’a pas adopté une ligne de rédaction bien précise et des chapitres bien tranchés. Les situations s’alternent les unes par rapport aux autres avec une sorte de style télégraphique qui permet de les relier les unes aux autres. Les symboles et les sous-titres fort évocateurs sont employés à profusion. C’est presque caricatural mais la sensibilité de l’écrivaine, dans le texte, à fleur de peau, indique une maîtrise du vocabulaire et de la progression de l’intrigue. Le parfum de l’aventure baigne l’éloquence des mots et des phrases.

Le tout est dominé par une multitude de sentiments par-dessus lesquels planent le Dieu Soleil, des émotions indescriptibles, un amour sans bornes. Ce « récit » est bien particulier. Il nous fait voyager sans cesse entre le concret et l’abstrait, la crainte et l’espoir, l’hésitation et la maîtrise de soi, l’aller vers un horizon lointain et le retour vers la terre ferme. C’est poétique, c’est pathétique, c’est romantique. La passion, la jeunesse, l’euphorie sont dominantes et percent presque à chaque page.

L’amour de Morgan pour Léonie apparaît comme une vague de fraîcheur renouvelée à chaque tournant du texte. Léonie est pleine d’une naïveté juvénile, non dépourvue d’ardeur et de discrétion en même temps. L’innocence qui s’en dégage est vraiment incomparable et reste gravée dans les mémoires. Tout autour, les fleurs sont abondantes et ajoutent une touche lumineuse, comme des éclairs dans la brume. Ces deux âmes qui s’éveillent à l’amour, entourés de personnages vivants et divers, paraissent uniques en leur genre.

A noter les belles fresques et les belles couvertures présentées à la fin par l’auteure. Un épilogue plein de couleurs attrayantes. A recommander donc.

Cest linstant où je tai aimé
Album : C'est l'instant où je t'ai aimé
Isabel Komorebi
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SimPlement.Pro

Posté par khalfi1 le 22 juin 2020

SimPlement.pro

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