L’émir Abdelkader

Posté par khalfi1 le 27 août 2015

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Christine Angot

Posté par khalfi1 le 19 août 2015

Avant-goût

Christine Angot : “On croit l’amour maternel intouchable, il ne l’est pas”

  • Nathalie Crom

  • Publié le 18/08/2015. Mis à jour le 18/08/2015 à 16h04.
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Après l’inceste, le couple, la romancière ausculte l’amour maternel, dans « Un Amour impossible ». En laissant s’effacer le “moi” de l’écrivain au profit d’un “je” qui nous embarque tous.

Parce que ses romans souvent disent « je », certains croient l’y reconnaître. Ni l’aveu ni l’autoportrait ne sont pourtant le dessein de Christine Angot qui, depuis Vu du ciel (1990), son premier livre, passant notamment par Léonore, toujours (1994), L’Inceste (1999), Pourquoi le Brésil ? (2002), Les Petits (2011) ou Une semaine de vacances (2012), n’écrit sur sa propre vie que pour mieux nous parler de la nôtre. Sur l’amour, sur l’enfance, sur l’inceste, il s’agit de faire surgir sur le papier une vérité sur l’humain, l’expérience commune, les relations entre les individus et ce dont elles sont tissées. Une vérité trop nette, trop crûment révélée, pour cela insoutenable aux yeux de certains ? Sans doute est-ce là ce qui nourrit la rage des détracteurs de cette femme sensible, réservée, toujours attentive et souriante lorsqu’on la rencontre. « C’est quoi, avoir une mère ? », s’interrogeait depuis des décennies l’écrivain, achoppant à trouver les mots pour le dire. La question a enfin trouvé sa réponse dans Un amour impossible, son nouveau roman.

Vous souvenez-vous de la toute première envie d’écrire ce livre ?

A partir du moment où j’ai commencé à écrire, à être publiée, la question du prochain livre a toujours été une inquiétude : il n’y aura pas de prochain livre, je ne vais pas y arriver. Et, en même temps, depuis très longtemps, je me dis que je vais essayer d’écrire ça : c’est quoi, « avoir une mère » ? De quoi c’est fait, l’amour maternel, c’est-à-dire l’amour pour la mère et l’amour de la mère ? J’essayais. Je n’y arrivais jamais. Mais, chaque fois qu’un livre était terminé, quand l’envie revenait d’en faire un autre, c’est à ce livre-là que je pensais. Quand j’ai fini le précédent, c’est revenu encore. Mais là, j’ai eu une idée un peu plus construite : écrire l’histoire, dans le temps, de l’amour qu’on a pour sa mère, comment il se manifeste, de quelle façon il évolue, comment il conditionne les autres amours, ceux qui viennent après. Car les manifestations de cet amour changent au fil des années. On le croit intouchable, il ne l’est pas. Pas plus que le reste il n’échappe aux violences de la société. Même si on voit dans le livre qu’on peut en retrouver la racine, et que le sentiment lui-même ne change pas.

Vos livres sont toujours remuants pour le lecteur. Recherchez-vous l’émotion en écrivant ?

Non, je recherche le vrai, et c’est le vrai qui crée l’émotion. L’écriture est au service de ce que la phrase doit montrer, de ce qu’on doit voir. On ne sait pas à l’avance ce qu’on doit voir. Alors on cherche, et on ne sait pas quoi. Mais, quand c’est là, on le sait. Parce que ça fait une lumière. C’est très évident. Quand c’est là, sur la page, je reconnais, et le lecteur reconnaît aussi. Le vrai est quelque chose qui se manifeste. Quand on cherche à écrire, et qu’on n’y arrive pas, c’est parce qu’il ne se manifeste pas, qu’on n’arrive pas à le rendre présent. Mais quand il est là, c’est génial. Car je crois qu’on est ému par la vérité, quand elle apparaît. Pas la vérité factuelle, évidemment, mais la vérité sur l’humain. Le premier travail de l’écrivain, c’est l’attention aux choses. Ensuite vient la perception sensible. Puis trouver les moyens de dire, pour montrer ces choses. Et que les mots deviennent une voix. Un peu comme dans le jazz, avec le souffle, la respiration, la vie. Il y a une autre chose encore qui fait partie du travail de l’écrivain : c’est accepter d’avoir ça à faire. Accepter le fait que ce sera la part principale de votre vie. Pour moi, ça continue d’être une épreuve. Je n’ai pas envie de faire autre chose, mais c’est quand même un truc spécial, l’écriture. C’est une passion, vous n’avez pas le choix. C’est une question de désir, et contrairement à ce qu’on dit, le désir n’est pas quelque chose de… cool. Le désir, ça vous fait disparaître. Le « je » que j’emploie dans mes livres n’a rien à voir avec le « moi ». Il y a bien sûr des gens qui écrivent avec le moi qu’ils ont face à eux lorsqu’ils se regardent dans le miroir. C’est un travail d’écrivain possible, pourquoi pas, mais moi, ce n’est pas ce que je fais. Au contraire, je travaille à le faire disparaître, ce moi, et je cherche un « je » qui nous est commun, et qu’on ne voit pas dans un miroir.

 

Des livres, des prises de position dans les journaux, serait-ce, au fond, toujours le même geste d’écriture ?

Oui, comprendre ce qu’on vit, ce qu’on ressent, j’essaie de dire ce que j’en sais. Ce n’est jamais du militantisme, jamais revendicatif. Je ne cherche pas à changer les choses. Il y a un choix à faire, ou vous changez les choses ou vous les dites. On ne peut pas être aux deux endroits. Si vous voulez changer le monde, vous êtes obligé de devenir diplomate, et vous ne pouvez pas le dire tel qu’il est. Le mensonge, ou l’approximation, fait partie du travail politique. Je n’agis pas sur les choses, mais j’essaie de les écrire. Un écrivain, c’est de ça qu’il se sent responsable. Le simple fait de trouver les mots qui correspondent aux choses, telles qu’elles sont vécues, fait qu’on ne peut plus les voir comme avant. Ça ne crée pas du changement, mais ça crée de la liberté. Alors, certes, ça ne dure pas longtemps, ça clignote, juste un instant. Puis le brouillard retombe. C’est comme ça. Le réel est un brouillard, et la fonction des choses est d’être incompréhensibles. Mais il reste des traces de ce clignotement. Elles ne sont pas suffisantes, alors on recommence et on refait des livres.

Retrouvez l’intégralité de l’entretien avec Christine Angot dans “Télérama”, en kiosques mercredi 19 août 2015.

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Un peu d’histoire. La prise de Constantine selon les capitaines du génie, Rozet et Carette.

Posté par khalfi1 le 18 août 2015

« Bône et les camps échelonnés sur la route de Constantine, Dréan, Nechmeya, Hammam-Berda, Guelma, se remplirent de troupes et d’approvisionnements de toutes sortes. Ahmed-Bey, effrayé par les préparatifs formidables dirigés contre sa capitale, songea à négocier et fit pressentir le gouverneur général; les envoyés reçurent communication des conditions qui devaient servir de base à un arrangement pacifique. Pour lui faire connaître qu’on était résolu à en finir avec lui cette année même, le général Damrémont établit, le 17 juillet, un vaste camp en avant de Guelma, à Medjez-el-Ahmar. Cette position devait devenir le point de départ des opérations ultérieures si les négociations n’amenaient pas un résultat favorable….

L’armée partit de Medjez-el-Ahmar le 1er octobre ; elle était composée d’environ treize mille hommes ; le duc de Nemours avait demandé la faveur de venir partager, comme l’année dernière, les périls de nos soldats. On arriva devant Constantine le 6 octobre, sans avoir rencontré l’ennemi. D’immenses pavillons étaient arborés sur les remparts, pour marquer la résolution des habitants d’opposer une résistance acharnée ; dès que les troupes parurent sur un terrain découvert, le feu de la place commença…

Dans la journée du 9, trois batteries étaient armées sur le plateau du Mansoura, et ouvrirent le feu…

Avant de commencer à battre en brèche, le gouverneur général envoya un parlementaire pour engager les habitants à se rendre. Le 12 seulement, on connut la réponse des assiégés qui refusaient de capituler. A huit heures et demi du matin  du 12, le général Damrémont, accompagné du duc de Nemours, et de son chef d’état-major, se rendait au dépôt de tranchée  pour y examiner les travaux de la nuit, quand il fut atteint d’un boulet dans le flanc gauche ; il tomba mort sans proférer une parole…

Le général Valée, commandant de l’artillerie, qui se trouvait le plus ancien de grade, fut appelé naturellement à la direction des opérations. Dans la soirée, Ahmed-Bey demanda la cessation des hostilités ; le nouveau général répondit que le préliminaire de toute négociation était la remise de la place…

Le 13, à sept heures du matin, la première colonne d’attaque, sous les ordres du lieutenant-colonel de Lamoricière, s’élança au pas de course, et atteignit bientôt le sommet de la brèche. Une fois engagée au-delà du mur, elle rencontra une très vive résistance, et l’explosion d’une mine fortement chargée, mit son commandant hors de combat. La deuxième colonne d’assaut, dirigée par le colonel Combes, arriva à son tour sur le théâtre où la lutte était la plus acharnée. La lutte fut meurtrière ; mais l’élan et la valeur de nos troupes en assurèrent bien vite le succès. Le drapeau français flotta sur ces murailles, devant lesquelles, pendant l’expédition de 1836, nos soldats avaient enduré tant de fatigues et tant de souffrances… »

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Un roman américain

Posté par khalfi1 le 17 août 2015

 

Le Poète

J’ai oublié de vous dire que ce surveillant également assassin avait un poulailler contenant en moyenne cent à cent cinquante poules, sans compter une vingtaine de canards, qu’il nourrissait avec la ration de tous ces malheureux qu’il faisait mourir à petit feu de faim.
Henri Marty & Philippe Auguste Martinez Les Derniers forçats : du bagne à l’asile
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« Leo, la vérité n’existe pas » fait dire Lorenzo Lunar à l’un des personnages de son intrigue urbaine
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Roman – Policier

Le Poète

Tueur en série – Procédure MAJ dimanche 16 août 2015
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Note accordée au livre: 5 sur 5Grand format
RééditionTout publicPrix: 18 € 
Michael Connelly

The Poet – 1996
Préface de Michael Connelly
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean Esch
Paris : Calmann-Lévy, juin 2015
500 p. ; 21 x 14 cm
ISBN 978-2-7021-5712-1
Coll. « L’Intégrale MC »
 

Le retour d’Edgar Poe

Autant le dire tout de suite : je ne suis pas friand, mais alors pas du tout friand des histoires de serial killer. Je ne les recherche pas. Je n’aime pas en général leur complaisance malsaine à l’égard de gens qui n’appartiennent plus à l’humanité ou qui font semblant d’y prétendre. Et puis, sur le plan littéraire, le motif du serial killer est bien trop souvent une sorte de truc narratif qui permet à un auteur paresseux de pousser tranquillement son inspiration jusqu’à la révélation finale.
Cependant, en présence du roman de Michaël Connelly, j’ai trouvé de quoi réviser mon jugement. De la complaisance à l’égard des tueurs en série ? Non, pas du tout. Une forme de paresse narrative ? Encore moins. Et on va voir pourquoi. Paru en 1996 aux États-Unis, puis en 1997 en France, Le Poète est le premier roman de Michaël Connelly. À l’époque, il est encore journaliste, mais c’est vers la littérature qu’il se sent appelé depuis son adolescence (à ce sujet, la préface de l’auteur offre des éclaircissements bienvenus). Ce vécu journalistique forme la matière première du Poète : Jack McEvoy, le héros du roman, est chroniqueur judiciaire au Rocky Moutain News ; bref, il s’occupe des faits divers. Sa vie bascule le jour où son frère Sean, inspecteur de police, est retrouvé suicidé dans sa voiture. Mais Jack ne croit pas une seconde à cette thèse, d’autant que Sean travaillait au même moment autour d’une sombre affaire qui le tenaillait, celle d’une femme retrouvée coupée en deux dans un jardin public, non loin d’une école primaire. Et puis, dans la voiture de Sean, tracé sur la buée du pare-brise, quelqu’un a laissé ce message : « Hors de l’espace, hors du temps », une citation tirée d’un poème d’Edgar Allan Poe.
À partir de ces quelques indices, et à la faveur d’une immersion dans le FBI pour les besoins d’un article, Jack va débusquer d’autres lièvres un brin mortifères : d’autres policiers suicidés, d’autre messages inspirés d’Edgar Poe, et aussi le recours à l’hypnose que le criminel semble bien connaître pour convaincre ses proies de se donner la mort. Un suspect ne tarde pas à émerger, un certain William Gladden, membre d’un réseau de pédophiles, personnage glaçant, enfermé dans sa psychose d’enfant violé et qui n’aura de cesse de tourmenter ceux qu’il croise sur son chemin.
Mais Gladden est-il vraiment le Poète ? Pourquoi chaque suicide de policier se trouve lié en même temps à des meurtres sadiques ? Comme les trains, un tueur peut en cacher un autre… Et qui manipule qui dans cette histoire ?
Si Le Poète est si réussi, c’est parce qu’il plonge tout à la fois et avec réalisme dans le quotidien d’un journaliste et dans celui du FBI. Pas d’effets de manche dans ce polar. Jack enquête pour sauver la mémoire de son frère et pour se sauver lui-même d’un métier qui le ronge. Tout cela est très humain, et loin, très loin de ces polars insipides où on accumule des meurtres pour faire plus de chapitres. Et puis, dans Le Poète, il y a le quotidien du FBI, toute une équipe composée d’individus qui ne sont peut-être pas non plus des oies blanches… Qui sait, le Poète ne se cache-t-il pas parmi eux ?
Pour un premier roman, ces cinq cents pages de Michaël Connelly forcent l’admiration. Un style fluide, sans esbroufe, bien condensé comme une série de chroniques judiciaires. Bref, du grand art. Et en prime, une belle réflexion sur le métier de journaliste et les chausses-trappes de la vérité à tout prix.
À noter que cette réédition est le premier volume de l’intégrale de l’œuvre du maître parue chez Calmann-Lévy.
On en parle : 813 n°108

Citation

La mort, c’est mon truc. C’est grâce à elle que je gagne ma vie.

Rédacteur: Pascal Hérault dimanche 16 août 2015 partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans<br /><br /><br /><br /><br />
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Jason Hewitt

Posté par khalfi1 le 13 août 2015

Le Silence des bombes Le Silence des bombes de Jason Hewitt Juillet 1940. La petite Lydia, 11 ans, traverse un village du Suffolk. Elle porte un masque à gaz. Les magasins sont fermés, les maisons vides, les fenêtres condamnées. Lydia coupe à travers champs et arrive bientôt devant une grande demeure. C’est là qu’elle a grandi. La fillette espère y retrouver sa famille, mais la maison est déserte. Plus tard, dans la nuit, un soldat portant un fusil et un uniforme anglais pénètre dans la maison. Avec un étrange accent, il lui explique qu’il ne lui fera pas de mal, mais qu’elle ne doit pas quitter les lieux et qu’elle doit obéir à certaines règles… Dit-il la vérité ? Que cherche-t-il ? Pourquoi lui semble-t-il aussi familier ? Et surtout, comment connaît-il le nom de Lydia ? Aussi envoûtant que déchirant, un magnifique roman où le fracas de la guerre rencontre l’émotion des destins brisés. Entremêlant petite et grande histoire, Le Silence des bombes pose la question de la possibilité de la rédemption, et de ce qui nous fait garder, ou pas, notre part d’humanité. « Un premier roman d’une maîtrise stupéfiante » The Guardian

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Christian Fouchet.

Posté par khalfi1 le 12 août 2015

La Mélodie des Jours mon 14 ième roman

 

Un livre qui va de l’avant, un livre qui va de la vie, un livre plein de musiques et de petits bonheurs du jour, qui parle du cancer du sein parce qu’il concerne une femme sur 8 en France aujourd’hui, et donc nous concerne toutes, un livre qui fait le lien entre mon passé de médecin et mon « tapis volant » de romancière, un livre positif tendre et optimiste

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Dans les coulisses du livre : C’est un livre avant tout positif, et qui fait du bien. Plusieurs de mes amies proches ont eu un cancer du sein, j’ai cherché, pour leur offrir et les aider, un roman optimiste et chaleureux, qui informe, rassure, allège, croque la vie. Je n’en ai pas trouvé. Alors je l’ai écrit….Ce n’est absolument pas un livre plombant et triste, même s’il y a de l’émotion. C’est un roman d’espoir, d’entraide, d’amour, d’amitié, et de musiques !

 

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regarder, écouter, voir, ressentir, chanter des morceaux de musique et des extraits de mon roman pour cette cause a été bouleversant et fort

 

 

Retrouvez les personnages et les musiques de LA MELODIE DES JOURS

sur www.sitedesvoisins.frstroke_27

Première ligne :

Lucie, Léa, nos prénoms commencent par la même lettre, L comme Liberté, Lumière, Liesse, longtemps.

 

Musiques :

la première est l’Ave Maria de Caccini chanté par la soprano coréenne Sumi Jo, la dernière est What a Wonderful World chanté par Louis Armstrong… et il y en a 30 autres, ma playlist musicale idéale à la fin du livre, j’ai été vraiment heureuse de la partager avec vous.

 

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Sortie livre de poche chez J’ai LU le 8 février 2012

 

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Celui qui ne meurt jamais.

Posté par khalfi1 le 10 août 2015

http://www.lesnouveauxauteurs.com/extraits/EXTRAIT411.pdf

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Roman de Teresa Cremisi. Commentaire de balabolka.

Posté par khalfi1 le 8 août 2015

Roman de Teresa Cremisi. Commentaire de balabolka. dans littérature

Son vrai triomphe réside sans nul doute dans l’adaptabilité et non dans une forme de vindicte agressive que l’on pourrait à tort associer à toute forme de pouvoir. Dans ce roman d’inspiration autobiographique, Teresa Cremisi montre combien la diversité de ses origines familiales, son enfance insouciante à Alexandrie dans les années 40 puis la découverte de l’Occident après la crise de Suez en 56 ont façonné en elle un matériau souple et multiple, nourri d’influences diverses qui lui a permis de s’adapter à des situations professionnelles inédites. Sans pavoiser et plutôt modestement, en reniant quelque part une nature qui aurait été naturellement plus fantasque ou plus entière (comprenant vite l’inefficacité d’une telle attitude), elle a finalement réussi un parcours brillant allant de l’Italie à la France, de journaliste à patronne de maisons d’édition. Elle a appris et parfois oublié plusieurs langues mais toujours le français a tenu une place à part, comme un ruban précieux, venu de l’enfance, témoin de l’attachement à une culture. Elle évoque bien sûr les lectures et les auteurs qui l’ont marquée et j’ai aimé sa façon de les présenter comme des jalons indispensables. L’écriture est belle, équilibrée, le récit est fluide mais je dois reconnaître qu’il ne m’a pas intéressé de manière égale. J’ai davantage apprécié la narration de l’enfance et celle de la maturité qui m’ont paru plus sensibles et poétiques que celle de la vie active avec son côté « maîtrisé » (certes, je reconnais que c’est une qualité nécessaire dans le monde professionnel). 
Une impression en tout cas de sérénité et de pudeur, presque de douceur, de pugnacité discrète mais efficace, de richesse culturelle indéniable. 

Lien : http://leschroniquesdepetitebalabolka.blogspot.com/2015/06/la-triomp..

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Les odeurs qui évoquent la nostalgie.

Posté par khalfi1 le 6 août 2015

Aurore 73 sur Babelio.

C’était une belle journée d’été, le soleil se levait et je sortis sur le seuil de ma porte, me mettant à observer le paysage aux alentours. Des montagnes au loin, des arbres de couleurs chatoyantes en un superbe dégradé de vert, le ciel bleu azur et soudain je fus frappée. Une multitude de sensations m’envahirent, j’avais envie comme les œnologues de pouvoir mettre un nom sur chacune d’entre elle, sur chacune des odeurs présentes. Je fermais les yeux pour mieux, les sentir, mieux les ressentir, me laissant guider par mon simple odorat.
L’herbe fraichement coupée de la voisine avec ces petites notes musquées, renforcée par les premiers rayons du soleil, réchauffant les brins d’herbes. Le parfum citronné de la verveine plantée au jardin voguait dans les airs grâce à une légère brise matinale. Il y avait tant à découvrir sur le pas de sa porte.

Et j’étais bien persuadée que j’allais encore m’émerveiller un nombre incalculable de fois au cours de cette longue journée. Mais le moment le plus intense, fut ma balade en forêt.

Les odeurs ont le pouvoir de décupler les ressentis et les sentiments de liberté perduraient. Je m’enfonçais dans une forêt de sapin, le parfum acidulé des aiguilles séchées tombées au sol serait mon guide, mon parfum d’ambiance pour cette agréable détente. Venir seule, seule avec ses sensations étaient ce que je désirais le plus, pour tenter de dompter ou plus modestement de découvrir ce monde si intense des odeurs.

Combien de fois les négligeons-nous ? Quelle importance ont-elles dans nos vies ?
Je voulais les remettre au premier plan le temps d’une journée. Que me réservais le monde mystérieux des odeurs ?

Chaque pas dans cette forêt m’inondait de nouvelles sensations au niveau de mon odorat. Des odeurs acidulées, odeurs végétales de quelques champignons frais croisés sur mon chemin, mais le plus fort et romantique des instants suspendus fut le champ de violettes. Une odeur sucrée, florale et aussi envoutant qu’un parfum de grande classe. Des souvenirs d’enfance revinrent à mes yeux, les cueillettes de champignons, les petits bouquets de fleurs ramassés avec maman. Tellement de souvenirs en une seule petite fleur.
C’est peut être ça le pouvoir fantastique des odeurs, chacune nous rappelle quelque chose, bonne ou mauvaise, en quelque sorte un journal intime éphémère, qui peut ressurgir n’importe quand pour notre plus grand bonheur.
Au cours de mes pas, avançant entre les sapins, enluminés par les rayons du soleil qui jouaient à cache-cache entre les branches et les troncs. Les odeurs me stoppaient tous les cinq pas, les souvenirs s’enchainaient dans mon esprit. De la fraise des bois aux écorces humides tout était sujet à sourire, refaisant quelques fois surgir des instants oubliés. Des tartes de ma maman, aux promenades en famille, jusqu’aux tisanes du soir, une vie d’instants brillants. Quand je ressortis de cette foule de souvenirs épineux, je restais debout face au soleil, sourire aux lèvres et yeux clos.

Comment avais-je pu négliger les odeurs ? Dans un monde focalisé sur le paraître et les idéaux monnayables, les ressources nécessaires pour avancer, on ne se rend pas toujours compte de ce que les choses les plus simples nous apporte. Mais le principal est d’avancer selon nos propres idéaux, nos propres choix.

D’une fois rentrée à la maison, le parfum sucré et délicieusement doucereux des clochettes de muguet m’accueillit, cette odeur je la garderais à jamais …. Le parfum préféré de ma maman.

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Charles-Quint. 1541. Expédition d’Alger.

Posté par khalfi1 le 4 août 2015

~L’absence de Kheredine Barberousse, parut à l’Empereur Charles-Quint, une occasion favorable pour examiner son projet d’invasion de la Régence d’Alger. Depuis longtemps il s’y préparait. Les vice-rois de Naples et de Sicile avaient fait des levées de vieux soldats. En Espagne, beaucoup de jeunes de la noblesse s’étaient enrôlés pour cette périlleuse expédition. Fernand-Cortès, le conquérant du Mexique, se présenta comme volontaire avec ses trois fils. Dans l’Italie, les Calonne, les Doria et les Spinoza rassemblèrent les meilleures troupes du pays.

Les troupes réunies sur les côtes d’Espagne et d’Italie, furent embarquées sur les flottes d’Espagne et de Gênes, réunies toutes deux sous les ordres d’André Doria, l’amiral le plus célèbre de l’époque. Doria et le pape Paul III firent tous les efforts auprès de Charles-Quint pour le faire renoncer à une expédition dont ils semblaient prévoir l’échec. Rien ne put l’arrêter; il s’embarqua le 1er octobre à Porto-Venere, et se rendit non sans beaucoup de difficultés, à Majorque, lieu de rendez-vous des flottes combinées. La flotte espagnole arriva la dernière; quelques uns de ses vaisseaux, que le mauvais temps empêcha de rallier, s’étaient dirigés directement sur Alger.

Le 18 octobre, 70 galères et plus de 100 bâtiments de moindre dimension firent voile pour la côte d’Afrique. Le 26, le débarquement s’effectua avec ordre et promptitude : en tout 22000 hommes d’infanterie et 1100 chevaux. Mais les précautions les mieux prises ne suffisent pas toujours quand les éléments peuvent influer sur le succès; le même soir, un vent violent du nord-ouest amena les nuages qui crevèrent et vomirent, durant toute la nuit, des torrents de pluie froide; les soldats n’avaient que leur simple vêtement, et absolument rien pour se mettre à l’abri, les tentes n’étant pas encore débarquées.

La flotte, horriblement battue par la tempête, fut dispersée; plusieurs vaisseaux sombrèrent, d’autres vinrent se briser contre la côte, et un grand nombre fut emporté ou coulé. La journée du 28 fut aussi mauvaise que la nuit qui l’avait précédée. Hassan-Aga, profitant de la mauvaise position des assiégeants, fit une sortie et tailla en pièces trois compagnies qui occupaient le pont de Bab-Azoun. Il se retira mais revint ensuite, et culbuta les chevaliers de Malte. L’empereur étant venu lui-même à leur secours avec une division allemande, força les Algériens à la retraite. Pendant la tempête, 150 navires et 8000 hommes avaient été engloutis par la mer, les cadavres et les débris des vaisseaux couvraient la plage.

Le 29, les Espagnols quittèrent leurs positions devant Alger, et allèrent camper sur les bords de l’Harrach, qui était tellement gonflé, qu’il leur fut impossible de le franchir; un pont fut construit pendant la nuit et l’armée passa. Le 16 novembre, Charles-Quint remercia tous les généraux qui l’avaient accompagné, leur laissant la liberté de choisir les moyens de retourner chez eux. Quant à lui, il rentra en Espagne par Carthagène. Ainsi fut terminée une expédition qui semblait détruire « tous les pirates barbaresques », et qui ne fit que confirmer leur courage et leur audace

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