La femme aux 701 romans.

Posté par khalfi1 le 22 janvier 2016

 

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Hymne à Constantine

À Constantine, je me suis toujours senti heureux d’exister. Quoique je dise, je ne décrirai jamais avec précision, mes émotions de tendresse devant le vertige que me procure le spectacle féerique et plein de beauté, de la ville des ponts, à l’histoire plusieurs fois millénaire. Son site ressemble à un canyon taillé dans la roche et aux dimensions impressionnantes. On dirait qu’un géant, sorte d’Hercule invisible de la mythologie, armé d’une grande hache, ne s’était pas privé du plaisir, de creuser sur le vif, les entrailles de la terre pour en sortir un dessin harmonieux et presque unique au monde. Je vous demande pardon mais il faut que je vous raconte. Avant que je prenne ma retraite, j’ai beaucoup voyagé et vu tant de pays plus merveilleux et plus pittoresques les uns que les autres. J’ai vécu un instant à San-Francisco, observé les chutes du Niagara, grimpé sur les flancs du Kilimandjaro, traversé l’Australie, admiré les sites incomparables d’Ushuaïa et de la baie de Naples, les temples d’Angkor et de Louqsor, la finesse et la beauté marbrée du Taj Mahal. J’ai navigué sur les gondoles à Venise, sur les bateaux-mouches du Nil et de la Seine. Je me suis promené dans les quartiers historiques de Saint-Pétersbourg, les faubourgs chics de Londres, les villes surpeuplées de Bombay et de Calcutta, les endroits reculés des contrées asiatiques et africaines, puis j’ai fait un saut à Johannesburg et Pretoria. J’ai joui des paysages sublimes et glacés de l’Arctique et de l’Antarctique. Tant de fois, je me suis pâmé devant le style architectural du Panthéon de Rome et de l’Acropole d’Athènes. La poésie poignante du Sahara, les îles vierges du Pacifique et les profondeurs de la forêt amazonienne m’ont réchauffé le cœur et apporté à mon imagination, de quoi la nourrir des jours et des jours. J’ai vibré devant la mer toujours recommencée à Acapulco, Bahia, et les côtes de Java et de Bornéo. J’ai revisité en rêve les jardins suspendus de Babylone, le phare d’Alexandrie, le colosse de Rhodes et les autres merveilles du monde. Je me suis envolé vers les cieux azurés et les côtes turquoises des régions méditerranéennes où la vie s’exhale et s’exalte sous le souffle de l’air marin. Mais nulle part ailleurs, je n’ai senti l’amour que j’éprouve pour Constantine, rebâtie par l’empereur romain Constantin, et dont le site se confond avec l’antique Cirta, capitale de la Numidie. Mes yeux se plaisent toujours à la contempler. Le vent qui vient de ses hauteurs pénètre dans ma poitrine avec une telle douceur que mon cœur se gonfle chaque fois que j’entends sa musique cachée dans les plis les plus profonds, les plus intimes de ses murs séculaires et de sa mémoire inaltérable. C’est la terre de mes aïeux, de Massinissa, de Jugurtha, de Saint-Augustin, de La Kahina, des beys Salah et Ahmed, d’Ibn Badis, de Kateb Yacine et de Malek Haddad. Pour moi, elle est toujours la plus belle et le joyau des villes, même si elle ne possède pas les saphirs d’Ispahan, les diamants de Cordoue ou les émeraudes de Boukhara. J’aime la contempler quand le lever du soleil colore son rocher escarpé d’un halo divin, et l’enveloppe de sa clarté matinale. J’aime son nom, ce poids de l’histoire qui lui confère sa prestigieuse renommée, ses ravins profonds, son incomparable médina, ses souks animés, la fierté de ses habitants, les chansons de Fergani, sa fine cuisine, le faste particulier de ses fêtes, la « mélaya » constantinoise, enfin, son immortelle beauté. Oui, excusez encore une fois mon enthousiasme mais c’est cette vérité ou plutôt ce sont ces vérités qui emplissent tout mon être et m’amènent à cette irrésistible envie de vous parler sans cesse, de ma ville de cœur. Son seul aspect architectural ne manque pas de réveiller des sensations et des images évanescentes enfouies au fond de moi-même

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Une compétition serrée pour le Prix Goncourt.

Posté par khalfi1 le 7 octobre 2014

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Goncourt 2014 : les 8 romans qui restent en piste

BibliObs

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Publié le 07-10-2014 à 13h38Mis à jour à 13h46

L’Académie des Dix vient d’annoncer, chez Drouant, sa deuxième sélection. Après certains choix un peu curieux.

Le jour du Goncourt, en 2012. (Nicolas Guégan) Le jour du Goncourt, en 2012. (Nicolas Guégan)

Ça y est, les jurés Goncourt ont fait un peu de ménage. Après avoir publié début septembre une première liste de 15 romans, ils viennent d’en sortir une nouvelle qui n’en compte plus que 8.

Elle est cruelle pour les débutants : Adrien Bosc, cité à peu près pour tous les autres prix de la saison, a disparu. Mathias Menegoz aussi, avec son gros roman d’aventures dans les Carpates. Reste l’Algérien Kamel Daoud qui, avec sa réécriture de « l’Etranger » de Camus, a déjà remporté le prix des Cinq Continents l’autre jour.

Sans grande surprise, Grégoire Delacourt, mais aussi Fouad Laroui et Gilles Martin-Chauffier, par ailleurs en piste pour le Renaudot, ont également été trappés.

Il peut sembler assez curieux que «la Peau de l’ours», fable à la fois poignante et très fine de Joy Sorman sur la frontière qui nous sépare de l’animal, ait subi le même sort. Mais le plus injuste, au fond, reste sans doute l’élimination d’un des meilleurs livres de la saison: c’est «Tristesse de la terre», excellent essai biographique d’Eric Vuillard sur Buffalo Bill et la naissance de la société du spectacle.

Bien sûr, tous ceux-là gardent théoriquement leurs chances pour le Goncourt des Lycéens. N’empêche. La logique du vote aboutit parfois à des résultats étonnants. En l’occurrence, le futur lauréat figure bien dans cette liste-là, où l’on trouve aussi bien David Foenkinos qu’Eric Reinhardt, toujours en position de favori.

Les 8 romans qui restent en piste pour le Goncourt

♦ Kamel Daoud, « Meursault, contre-enquête » (Actes Sud)

♦ Pauline Dreyfus, « Ce sont des choses qui arrivent » (Grasset)

♦ Clara Dupont-Monod, « Le roi disait que j’étais diable » (Grasset)

♦ Benoît Duteurtre, « L’Ordinateur du paradis » (Gallimard)

♦ David Foenkinos, « Charlotte » (Gallimard)

♦ Éric Reinhardt, « L’Amour et les Forêts » (Gallimard)

♦ Emmanuel Ruben, « La Ligne des glaces » (Rivages)

♦ Lydie Salvayre, « Pas pleurer » (Seuil)

Dernière sélection le 28 octobre. Et lauréat le 5 novembre, pour succéder à l’«Au revoir là-haut» de Pierre Lemaître.

G.L.

PS. Les critiques parues dans « l’Obs » et sur le site sont indiquées par des liens. Les autres étaient ou sont à lire dans les pages littéraires du magazine.

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10 romans sélectionnés pour le Grand prix de l’Académie française Prix de la Page 111 : les 8 pages sélectionnées Prix Femina : le jury sélectionne 27 romans… et boycotte l’hôtel Meurice Alison Bechdel reçoit la bourse du Génie : 625.000 dollars

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Mouloud Feraoun parlant d’Albert Camus

Posté par khalfi1 le 11 janvier 2010

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Douleur silencieuse

Posté par khalfi1 le 27 mai 2009

Ainsi, ma mère vient de refermer définitivement le livre de sa vie. Ses images me reviennent constamment en mémoire. De ses soins quand j’étais enfant. De tous les efforts qu’elle a consentis pour m’éduquer. De son amour maternel ineffable, de ses yeux toujours posées sur moi, quand tout petit, je partais à l’école, me recommandant la plus grande prudence. Je me souviens de son visage maternel, penché sur moi pour me prodiguer ses conseils, arranger mes mèches de cheveux épars. Et de tant d’autres choses. Je songe à ces temps là qui ne sont plus, à l’ombre de sa silhouette aujourd’hui disparue, à l’existence éphémère et volatile. Elle s’est éteinte comme une bougie restée longtemps trop allumée. Il ne reste plus d’elle qu’une pierre tombale avec ses initiales, balayée par le vent de Biskra. 

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Interview par El-Watan

Posté par khalfi1 le 5 avril 2009

Khaled Bourayou, avocat agréé à la Cour suprême

 

« On ne demande pas des comptes au juge qui punit, mais à celui qui relaxe »

Coup de gueule des deux ténors du barreau d’Alger : Miloud Brahimi et Khaled Bourayou ont décidé de ne plus plaider devant la première chambre pénale de la cour d’Alger pour protester contre son président, le juge Belkharchi. Ils dénoncent les « atteintes aux droits élémentaires des justiciables ». Me Bourayou évoque ici plus que le cas d’un magistrat : les maux du système judiciaire.

 

-  On imagine que cela n’a pas été une décision facile…

 

- Oui, ce n’était pas une décision facile. Notre profession doit assurer le droit de la défense, le droit des justiciables. Toute personne a le droit de bénéficier d’un procès régulier et équitable. Ce droit doit protéger le prévenu contre la toute puissante force de l’accusation. Car le prévenu n’a que l’avocat, et le juge doit respecter le principe de la présomption d’innocence. Si la présomption de culpabilité l’emporte, il n’y a plus de place pour le droit de la défense. Nous avons remarqué, de par notre pratique quotidienne à la chambre pénale, que pour ce magistrat, la présomption d’innocence ne constituait pas l’indicateur d’appréciation du procès. Nous avons constaté qu’il était extrêmement rare qu’un prévenu soit relaxé. Ce n’est pas le cas de toute la cour d’Alger dont l’actuel président et le procureur général ont amélioré beaucoup de choses dans le fonctionnement de la cour.

 

-  Des exemples de ces pratiques que vous dénoncez ?

 

- Cinq cadres d’Air Algérie ont bénéficié d’une relaxe prononcée par le tribunal d’El Harrach (Alger-Est) sur la base d’un jugement parfaitement motivé qui a abouti au fait qu’il n’y avait pas de détournement de biens publics. Il s’est même avéré que c’est un fournisseur étranger qui avait escroqué Air Algérie et qu’il s’agissait d’une affaire à connotation commerciale. En plus, la plainte contre le fournisseur étranger est au niveau du juge d’instruction. Mais une délation anonyme contre ces cinq cadres a abouti chez ce même juge, que nous dénonçons, à une poursuite pour détournement ! Et voyez aussi le deux poids, deux mesures : pour un étranger en fuite, c’est tout de suite le non-lieu, mais pour le cadre algérien, c’est immédiatement la poursuite ! Et puis, si ces cadres ont réellement commis un acte de corruption avec un préjudice de plusieurs milliards de centimes, pourquoi ce juge les condamne-t-il à une année avec sursis ?! Il faut lier cet état des choses à la propension à la sévérité de cette chambre pénale. C’est aussi la problématique même de la poursuite en justice de nos cadres. Nous sommes le seul pays qui a mené une guerre contre ses cadres : des cadres jetés en prison et dont certains se sont suicidés, même en sautant à travers les fenêtres des bureaux du juge d’instruction !

 

-  Vous évoquez aussi un autre cas, une affaire de détournement également…

 

- Un prévenu est poursuivi pour deux affaires de détournement de deniers publics, il prend six ans de prison pour les deux affaires au tribunal de Bir Mourad Raïs (Alger). Les deux affaires atterrissent à la chambre pénale d’Alger, eh bien on lui rajoute deux ans supplémentaires ! Je n’irai pas jusqu’à discuter le bien-fondé d’une décision de justice, mais il ne faut pas oublier que la justice a des fonctions sociales, ce n’est pas une justice d’exclusion, elle doit récupérer le prévenu qui a fauté. Mais en réalité, on ne demande pas des comptes au juge qui punit, mais à celui qui relaxe. Le juge croit qu’en condamnant, il aura la paix. C’est tout le problème de notre système judiciaire.

 

-  C’est une culture chez les juges de privilégier la punition, la sévérité…

 

- Un jugement doit être fondé, et non l’objet d’une campagne politique ! Certains magistrats ont peur de l’inspection ! Devant chaque dossier, ceux des magistrats qui ont peur du contrôle de leur tutelle se déculpabilisent d’abord vis-à-vis du dossier : « Attention ! Dossier brûlant. Si je ne condamne pas j’aurai des problème ! » Il doit d’abord réfléchir à son propre sort. Il y a deux dossiers dans chaque affaire, deux étapes dans chaque jugement. D’abord réfléchir aux conséquences d’un verdict et ensuite juger l’affaire elle-même. Le juge est d’abord devant sa propre conscience avant d’examiner le dossier selon son intime conviction. Or, ces deux étapes sont incompatibles. Si un juge a peur d’un dossier, il ne peut plus juger !

 

-  Les atteintes au droit de la défense risquent-elles de s’aggraver avec la nouvelle loi ?

 

- On constate malheureusement que les seuls droits qui existent encore sont la liberté d’expression au prétoire et celui de la défense. Pour en revenir à la prochaine loi, il semblerait que la dernière mouture ait pris en considération les exigences des avocats. Mais regardez son article 24 : le président de la cour peut saisir le bâtonnier pour poursuivre un avocat ! Autre chose : le caractère noble de la profession d’avocat n’est pas souligné dans cette nouvelle loi ni le caractère de citoyenneté du prévenu. J’étais membre de la commission de réforme de la justice (créée à la demande du président Bouteflika en 2000, ndlr). Certaines idées que nous avons proposées ont été concrétisées, mais pas les plus importantes, notamment celles concernant le droit de la défense. Des exemples ? La commission a proposé d’élargir le droit de la défense au niveau de l’enquête de police. Cette recommandation n’est pas près de voir le jour ! Nous avons demandé que les tribunaux criminels reviennent à leur vocation première : c’est-à-dire des tribunaux populaires avec un jury. Ce n’est pas fait. Nous avons proposé une juridiction de l’appel dans les affaires criminelles. En vain !

 

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Chlef toujours en ébullition

Posté par khalfi1 le 29 avril 2008

Exaspérée par l’incurie d’un pouvoir maffieux, la population de la ville de Chlef continue à manifester son mécontentement:

Par Sofiane Aït Iflis

Après une journée et une nuit particulièrement agitées, Chlef s’est réveillée avec peine. La journée hier a été celle de toutes les incertitudes. Le calme, précaire, il faut le dire, n’a pas survécu longtemps aux premières lueurs du jour. Le temps que des grappes de jeunes, émeutiers de la veille, affluent des agglomérations limitrophes vers le centre du chef-lieu de wilaya. Disposés à chaque coin de rue et devant les édifices publics, des CNS, équipés comme il se devait en pareille situation de tension extrême, se sont contentés, les premières heures, d’une présence dissuasive. Ils n’ont eu à lancer les premières salves de lacrymogènes que vers 10h, lorsqu’un groupe d’émeutiers entrepris d’ouvrir les hostilités. C’était tout près de l’imposante bâtisse qui fait office de siège de daïra. Aux jets de pierres, les CNS répliquèrent par une esquisse d’assaut, appuyé par le lancement de quelques grenades lacrymogènes. C’était suffisant pour faire avorter le saccage du siège de la daïra. Les émeutiers ne s’avouèrent pas pour autant vaincus. Le temps de s’engouffrer dans une autre ruelle pour échapper aux gaz lacrymogènes qu’ils échafaudent un autre assaut contre un autre édifice public. Les échauffourées se sont concentres au centre-ville sur la principale artère, la rue Emir Abdelkader, là où la veille, le gros des édifices publics a été saccagé. Emeutiers, CNS et gendarmes jouèrent ainsi au chat et à la souris jusqu’en début d’après-midi. La ville se vidait petit à petit des masses grouillantes qu’elle avait accueillies la matinée. Les commerces avaient baissé rideau dès la première confrontation émeutiers- CNS. Les affrontements eurent par la suite comme arène l’agglomération limitrophe dite «El Firma», à la sortie de la ville, sur la route de Ténès. Des scènes mettant aux prises des CNS, à l’excitation ostentatoire, à des jeunes survoltés durèrent jusqu’à aux environs de 15h. La petite localité retrouva graduellement son calme mais entre-temps, elle aura vu le bureau de poste entièrement saccagé, ses rues jonchées de pierres et de douilles de grenades lacrymogènes. 

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Des cadres algériens en difficulté

Posté par khalfi1 le 17 avril 2008

 

Est-il nécessaire de remettre en cause «l’indépendance de la justice», qui avait été piétinée quand il s’est agi d’incarcérer des innocents et qu’on continue à citer curieusement pour ne pas aider au rétablissement de leurs droits ? Les gestionnaires incarcérés dans le cadre de ce qu’on a appelé à l’époque : opération «mains propres», continuent à subir l’injustice car, quoiqu’ils aient bénéficié, pour la plupart d’entre eux d’un non-lieu, leurs indemnisations demeurent lettre morte. Ils étaient 6385 cadres qui auraient été incarcérés depuis 1995 dans le cadre de ce qu’on a appelé opération «mains propres» ou «moralisation de la vie publique». La plupart d’entre eux ont été mis sous mandat de dépôt à la requête du ministère public. Ces cadres gestionnaires dont on ne répétera jamais assez que leur détention était radicalement contraire aux textes (actuels) qui régissent la justice, ont bénéficié d’un non-lieu depuis quelques années déjà mais leur galère pour un rétablissement dans leurs droits continue de plus belle. Actuellement, ils ont déposé des recours au niveau de la Cour suprême. Car l’Etat partie précise que ces derniers ont le droit de saisir la Commission d’indemnisation instituée au niveau de la Cour suprême, en réparation du préjudice subi du fait de leur détention provisoire, conformément à l’article 137 bis et suivants du code de procédure pénale. Selon des juristes, «il s’agit simplement d’user des prérogatives légales pour amener le ministère public sur les positions que commandent les circonstances ». Cette situation, réglementée durement dans le code de procédure pénale, suppose que la personne dont il s’agit a obtenu la révision de son procès et le même code réglemente également les modalités de réparation de l’erreur judiciaire. «Ce qu’il faut faire, c’est absolument prévoir et imposer la réparation qui consiste à rétablir la personne innocentée dans la plénitude de ses droits, avec au premier chef sa réintégration à son poste de travail et l’allocation de l’ensemble de ses droits à salaire et aux avancements» de l’avis des juristes.

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Ingrid Betancourt

Posté par khalfi1 le 16 avril 2008

 

Ingrid Betancourt

 

 

 

 

 

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Vous me direz que depuis que le monde est monde, les hommes aiment faire la guerre et se déchirer entre eux. Sur tous les continents, des millions de gens souffrent de la faim ou en meurent. Vous me direz qu’en Palestine martyrisée, en Irak, en Afghanistan, au Pakistan, et dans de nombreux pays africains, la mort est un rendez-vous quotidien à cause des bombes, des émeutes raciales, des fanatismes de tout genre ou des répressions policières aveugles. Vous me direz qu’à côté du luxe affiché par les pays riches, il y a la misère, la saleté où pataugent les pays pauvres. A quoi sert donc cette ONU, si ce n’est qu’elle représente simplement un alibi qu’utilisent maintenant les grandes puissances pour imposer leur diktat sur le reste de la planète. Vous me direz que le sort d’Ingrid Betancourt ne peut être comparé à ceux qui plient sous le joug et le despotisme des dictatures qui prolifèrent sur terre. Eux ,les damnés de la terre.

Mais je ne peux empêcher mon coeur de se serrer chaque fois que je pense à ce bout de femme. Depuis six ans, elle est retenue en captivité contre son gré dans la jungle colombienne. Prise en otage de la façon la plus inhumaine qui soit, et sans aucune raison, elle est resté prisonnière à cause de ses principes et de son idéal. Tant de vaillance et en même temps, tant de résignation démontrent un caractère ferme mais trop fragile dans sa solitude. Pourquoi tant de haine envers cet être si menu et pourtant si grand par son sacrifice ? Oui, je ne peux empêcher mon coeur de crier sa rage devant tant d’injustice, alors que les grands politiciens des pays industrialisés font semblant de pleurer sur la situation déplorable d’Ingrid Betancourt, en train de mourir toute seule, sans aucun secours de leur part. Mais pour moi, leurs larmes ne sont que des larmes de crocodile.

 

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