Nature

Posté par khalfi1 le 26 avril 2009

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Un singe en hiver d’Antoine Blondin

Posté par khalfi1 le 24 avril 2009

- Nuit et jour trois cents avions américains, porteurs de bombes atomiques, tiennent l’air en permanence à moins de deux heures de leurs objectifs et n’attendent qu’un signal rouge, disait à ce moment Quentin. L’éventualité d’une mort instantanée est la seule question résolument posée à tous les instants et dans tous les esprits des habitants de cette planète, du moins chez les civilisés. Eh bien moi je réponds que je n’ai pas peur. Il faut savoir mourir- avec son temps, comme disent les braves gens. – Sacrilège, disait Fouquet. Si vous croyez que cette complaisance envers la mort est chrétienne, vous vous trompez. C’est beaucoup de présomption que de se précipiter ainsi vers le jury en acceptant qu’il abrège le concours. C’est préjuger de la qualité de votre copie. Etes-vous sûr d’abord d’avoir traité le sujet ? Moi pas. Avant de rendre la vie – je dis bien rendre – je veux conserver le plus tard possible la faculté de l’améliorer, je ne parle pas dans le sens d’un infléchissement moral, mais d’un épanouissement. J’ai fait, l’autre jour, la connaissance d’une très vieille dame qui semble s’être décidée à mettre les bouchées doubles au bord de la tombe. Elle est dans le vrai. Qui sait si nous ne serons pas comptables de toutes les joies que nous nous serons refusées, de tous les chemins que nous n’aurons pas suivis, de tous les verres que nous n’aurons pas bus. Il ne faut pas cracher sur les cadeaux de la création. Dieu déteste cela.

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Chanson triste

Posté par khalfi1 le 19 avril 2009

Aussi bien la musique que les paroles sont remplies de douceur, de regrets et de nostalgie.

 

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Dans les librairies d’Alger

Posté par khalfi1 le 16 avril 2009

Lire au printemps. Vos libraires vous conseillent

Floraisons livresques

L’été dernier, nous avions demandé à des libraires, disséminés à travers tout le territoire national, de nous faire part de leurs conseils de lecture. Plusieurs d’entre eux y avaient participé avec enthousiasme, nous confiant leurs coups de cœur littéraires ou autres, s’adressant directement aux lecteurs et lectrices à travers nos colonnes.

Ils nous avaient, par la suite, fait part de l’impact de leurs recommandations qui s’étaient traduits notamment par des ruptures de stocks des livres conseillés. Ils avaient souhaité également que cette initiative soit répétée et des lecteurs avaient exprimé la même demande. Nous récidivons donc avec le printemps qui demeure, quoiqu’il arrive, la plus belle des saisons, et avec la volonté et l’espoir d’instituer une petite tradition qui pourrait se décliner quatre fois dans l’année. Encourager la lecture citoyenne, faire connaître par des professionnels les titres, les auteurs ainsi que les maisons d’éditions, donner au métier de libraire la visibilité et la reconnaissance publique qu’il mérite, soutenir le réseau encore bien chétif des librairies dans notre pays… Si ceci peut contribuer à cela, même de manière élémentaire, eh bien, le jeu en vaut la chandelle.

Pour cette saison, comme en été dernier, les interventions libres de nos amis libraires permettent de mettre en valeur certains titres. Ainsi, cette année, sans que cela puisse avoir valeur de sondage, on remarquera en littérature une certaine présence des derniers romans de Assia Djebbar (Nulle part dans la maison de mon père) et de Yasmina Khadra (Ce que le jour doit à la nuit), tandis que notre confrère Adlène Meddi, avec son deuxième roman, Le sourire du Maure, représente ici la nouvelle génération d’auteurs vivants en Algérie. Cela dit, les propositions des libraires dessinent un champ d’intérêt très large et divers qui exprime aussi l’extraordinaire éclectisme des lecteurs algériens. Nos remerciements à l’Asila (Association des libraires algériens) et particulièrement à sa présidente, Mme Fatiha Soal, et bien sûr à tous les libraires qui ont pu participer et donner de la voix à un métier qui devrait être protégé dans notre pays. Rendez-vous à l’été prochain.

Librairie des beaux-arts, Alger 28, rue Didouche Mourad, Alger.

- Les pierres sauvages

Roman. Fernand Pouillon, Ed. Points/Seuil, Paris. 2008. Cet architecte renommé en Algérie nous restitue ici les mémoires d’un moine-bâtisseur du XIIe siècle, habité par les angoisses, la réflexion et le doute. Quand la quête mystique rencontre l’art de construire. A méditer au regard de nos paysages enlaidis par le « bina alfaoudhaoui » 272 p.750 DA.

- Ils avaient le soleil pour tout regard

Roman. Kader Ferchiche, éd Alpha, Alger. Une tranche de l’histoire de l’émigration algérienne en France, dans la vallée du Rhône dans les années 1950. Les indigènes furent aussi bâtisseurs, autant que soldats en terre des Gaules, comme en témoigne ce beau roman. 172 p. 400 DA.

  - Une saison au Congo Théâtre. Aimé Césaire, éd Points/Seuil, Paris. Patrice Lumumba homme politique et poète visionnaire veut rendre la liberté à son peuple. La jalousie, la corruption et la soif de pouvoir vont mettre un terme à sa mission. A travers son destin, toute l’histoire de l’Afrique. Une pièce de théâtre du regretté Aimé Césaire qui vient de nous quitter. 133 p. 600 DA

- Les Confessions

Essai. Saint Augustin, éd. Points/Seuil, Paris. Selon André Mandouze, qui a été recteur de l’université d’Alger et préfacier de cette édition, ce livre : « excite l’intelligence et la sensibilité humaines à louer Dieu juste et bon ». Saint Augustin que le destin conduisit de sa Thagaste natale, aujourd’hui Souk Ahras, à son évêché d’Hippone qui succomba aux assauts des conquérants vandales. 405 p. 1100 DA.

 
- Les carnets de Hartmut Helsenhan

Témoignage. Rachid Ouaïssi, éd Casbah Alger. Sous-titré La guerre d’Algérie par ses acteurs français Entre 1968 et 1972, le professeur Helsenhans a réalisé de nombreuses interviews de personnalités françaises (civiles, militaires, intellectuelles…) qui ont joué un rôle essentiel durant la guerre de libération. Ces texte dévoilent des aspects souvent ignorés. 582 p. 950 DA.

  - Alger de mémoire et d’amour Poésie. Ouahiba Aboun Adjali. Ed. APIC. « Je t’aime ma citadelle éventrée /Mon bateau, ma fusée/ Alger magique et fille d’orgueil,/ Tes femmes indomptées et ta brise de mer. » Voilà comment la plume sensible de cette poétesse parle d’Alger. 54 p. 350 DA. Recueil accompagné d’un coffret de bibliophilie comprenant de très belles lithographies de Philippe Amrouche. (Vendu séparément au prix de 2500 DA).

  - Hippone Beau livre patrimoine. Direction : Xavier Delestre. Edisud Aix-en-Provence/ INAS, Alger. Synthèse des travaux archéologiques engagés sur le site d’Hippone-Annaba, dans le cadre d’un protocole de coopération scientifique et culturelle entre la France et l’Algérie. Ce livre propose une vision renouvelée du site… Richement illustré, 280 p. 3000 DA.

  - Le Quai aux Fleurs ne répond plus

Roman. Malek Haddad, éditions Média Plus, Constantine. Le dernier roman d’un des pionniers de la littérature algérienne francophone. Parallèlement à sa carrière de journaliste, il a publié quatre romans. Son œuvre est traduite en 14 langues. Deux amis d’enfance, Khaled et Simon, originaires de Constantine, ratent leurs retrouvailles à Paris où dominent tant d’amertume et d’échecs. L’une des expressions les plus accomplies de la littérature algérienne. 173 p. 400 DA.

- Samarcande

Roman. Amine Maâlouf. Casbah éd Alger. Par l’auteur de Les Croisades vues par les Arabes, Léon l’Africain etc Nous sommes ici dans la Perse d’Omar Khayyam, poète, libre penseur, astronome de génie, mais aussi celle Hassan Sabbah, fondateur de l’ordre des assassins, la secte la plus redoutable de l’histoire. Un voyage dans un univers ou les rêves de liberté ont toujours su défier les fanatismes. Un extraordinaire talent de conteur. 337 p. 430 DA.


- Dictionnaire anthologique de la poésie française

Réalisé par Pierre Riperet. Edition Maxi Livre (France). Mille ans de poésie dans ce dictionnaire qui, mieux qu’une anthologie, présente les grands poètes français à travers leur vie et des morceaux choisis de leur œuvres. Les pièces les plus remarquables, les plus connues. 255 p. 230 DA.

- L’Islam et l’Occident. Rencontre avec Jacques Derrida.

Essai. Mustapha Chérif, éditions Barzakh. Ce livre d’un philosophe et islamologue algérien, spécialiste des cultures, religions et civilisations. est le récit d’une rencontre marquante, au moment même où règnent l’intolérance ou, du moins, l’absence de dialogue et la méconnaissance de l’autre. A l’intellectuel algérien, Mustapha Chérif répond l’un des plus grands philosophes du XXe siècle, Jacques Derrida (1930-2004) lui aussi originaire d’Algérie. 170 p. 400 DA.

 

Librairie générale d’El Biar 4, place Kennedy, El-Biar, Alger.

- Le Cri de Tarzan

Roman. Malek Alloula. Ed. Barzakh, Alger. L’auteur nous raconte un petit bout de son enfance, apparemment heureuse dans ce petit village « colonial » de l’Oranie. Un voyage dans l’Algérie des années cinquante. Puis le départ vers la grande ville (exode rurale), la découverte de la mer, etc. La nostalgie prend par moment le dessus. Cependant, une question n’a cessé de me tarauder : la vie des « indigènes » était-elle aussi idyllique ? Bonne lecture quand même.

  - Demeures du Bleu. Poésie. Yamilé Ghebalou-Haraoui. Hibr Editions, Alger. Demeures du Bleu, c’est la fête faite à cette couleur, symbole du ciel mais aussi de la mer. Native de Cherchell, ville méditerranéenne par excellence, où le bleu domine, l’auteure célèbre cette couleur qui se décline en maintes nuances. Un joli recueil.

  - Le Tassili Nadjer. Essai. Dr. Brahim Laïd Béchi. Hibr Editions, Alger. Voici une œuvre qui viendra sûrement combler un vide, tant les recherches et études relatives à cette région de notre Sahara sont rares. Elle est composée de quatre tomes. L’auteur, un spécialiste en la matière a fait un travail remarquable. Destiné plutôt aux spécialistes et aux étudiants, il est toutefois accessible au large public (en langue arabe).

Librairie Kalimat , Alger 27, boulevard Victor Hugo, Alger.

Au printemps, comme en toute saison, les livres sont là et vous captent comme s’ils vous choisissaient. Ils ont d’ailleurs souvent le pouvoir de tromper toutes les prévisions… A chacun ses lectures, certes, mais s’il fallait en proposer quelques- uns parmi de nombreux autres, alors ne passez pas à côté de ceux que nous vous signalons ici.

- Nulle Part dans la maison de mon père.

Roman. Assia Djebbar. Editions Sédia. Alger. Assia Djebbar, écrivaine et académicienne, offre là son œuvre la plus accomplie. A travers un roman autobiographique qui retrace un événement douloureux de sa jeunesse, elle fait un retour sur soi en brisant un silence lourd à assumer après toutes ces années d’écriture, hantée par « l’ombre géante du père » qui a encombré sa vie. On y retrouve ses thèmes favoris, abordés dans l’ensemble de ses textes : l’Algérie omniprésente, la culture ancestrale, la langue, la guerre, la mort, les voix, le blanc, les voix…et, bien sûr, les femmes. 476 p. 1.000 DA.

  - La Prière du Maure. Roman. Adlène Meddi. Editions Barzakh. Alger. Il est des livres que nous partageons fortement avec nos lecteurs et ce roman pourrait obtenir Le Prix du Lecteur s’il existait. Dans ce polar à l’algérienne, un genre rare et tout à fait nouveau chez nous, mélange de réalité douloureuse et de fiction, l’auteur, jeune journaliste, relate Alger défigurée, marquée par une histoire pas si lointaine. 161 p. 400 DA. Et ne nous quittons pas sans un clin d’œil à l’Afrique. (Re)découvrez donc avec nous ses trésors littéraires et ses auteurs, hélas peu connus chez nous, comme Ken Bug, Ahmadou Kourouma, Alain Mabanckou , Tierno Monembo, Abdourahman A. Waberi, Ken Saro- Wiw. Dans nos rayons !

Librairie Kalloum, Adrar 6, rue Mokaddem Larbi, Adrar.

- Détente (pensées positives).

Hamdane Richa. Ed. Dar El Mouassara, Alger. Un recueil plein d’optimisme, à lire et à relire. Ce recueil se termine sur cette belle phrase d’un auteur inconnu : « Dites je t’aime à chaque instant. Prenez celles ou ceux que vous aimez et serrez-les contre vous. Vous n’aurez pas à dire : si j’avais su ». 128 p. 265 DA.

- Tazmamart, cellule 10.

Témoignage. Ahmed Merzouki. Ed. Tarik Ed.-Paris Méditerranée. Un récit poignant à partir des geôles les plus terribles du royaume marocain, du temps de Hassen II. 335 p. 380 DA.

Librairie Media-plus, Constantine 1, place des Martyrs, Constantine.

- Les matins de Jénine

Roman. Susan Abulhawa éd. Média-Plus. L’auteure palestino-américaine tisse ici une fiction historique. Un bouleversant roman sur trois générations d’une famille palestinienne. En 1948, l’année de la naissance d’Israël, la famille d’Hassan et de Dalia, Palestiniens soudés à la terre de leurs ancêtres, leur voit son petit second, enlevé par un couple d’Israéliens en mal d’enfants. Rebaptisé David, Ismaïl est élevé dans l’ignorance de ses véritables origines. Traduit de l’américain par Michèle Valencia. 422 p. 990 DA.

- El Hachemi Guerouabi. Le Jasmin, les Roses et le Néant

Livre hommage. Chahira Guerouabi & Catherine Rossi. Casbah Ed. Alger. Préfacé par la ministre de la Culture. Le récit de la vie d’un maître incontestable du chaâbi : le défunt El hadj El Hachemi Guerouabi, un récit qu’il n’a pu terminer… L’ouvrage se présente comme un hommage rendu par ses proches et fideles, une réalisation de sa volonté, comme le signale si bien en avant-propos sa veuve Chahira Guerouabi : « (…) Ce que tu m’as demandé, je l’ai fait. (…) Alors, permets-moi mon amour, moi ton épouse, de te rendre cet ultime hommage auquel se joignent nombre de tes amis fidèles. Tu trouveras dans ce texte, Hadji, nos souvenirs, notre admiration et celle de ton pays reconnaissant : L’Algérie ». 266 p. 2.400 DA.

Librairie soleil, Tlemcen 39, rue Ibn-Khamis, Tlemcen

Pour qui vient, à la librairie Soleil, à Tlemcen, s’invite en une oasis de culture, accède à un certain ordre de mémoire et de connaissances. L’assoiffé de lecture peut y satisfaire tous ses goûts.

  - Ce que le jour doit à la nuit Roman. Yasmina Khadra, éditions Sédia, Alger. Ce géant de la littérature est lui aussi présent dans tous les pays du monde, sa plume preste, hyperlucide marque fortement en ce début de millénaire. Un texte majeur. 416 p. 950 DA.

  - Isabelle du désert Biographie. Edmonde Charles-Roux. Editions Grasset, Paris. Comment une femme émancipée d’elle-même, parce que musulmane, en vient à bout de cet argument indicible chez un peintre (l’auteur), si près du sujet, travaillant la scène vaste, alerte et défiante de l’époque, qui creuse l’antécédent du portrait étonnant, loin, jusqu’à l’heure où rien n’entame la rusticité tranquille de cette femme simple, petite, mais haute. 1100 p. 3600 DA… !

  - Collection enfantine Édition El Yamama. Tunis. Mentionnons cette superbe collection enfantine qui recèle des récits et des contes traitant d’horizons et sujets divers qui attirent aussi par et l’excellence de la présentation. Prix très accessibles.

  - Quand les voiles se lèventRoman. Belgacem Aït Ouyahia. Casbah Ed. Alger. Trois jours avant son départ pour un stage à Paris, Souad a bien tous ses repères et est bardée de certitudes. Quand on la questionnait sur la situation en Algérie, elle répondait ce que tout le monde savait : que son pays traversait une période difficile, sans autre commentaire. 174 p. 600 DA.

  - Œuvres choisies Poésie. Djamel Amrani. Ed. Anep, Alger. Un florilège des plus beaux poèmes de Djamal Amrani. Un ouvrage qui rend compte d’une œuvre exceptionnelle. 560 p. 700 DA.

- La plume, la voix et le plectre

Saâdane Babaâli et Beihdja Rahal. Ed. Barzakh, Alger. Sur les traces de la musique andalouse en remontant à ses origines et en poursuivant son évolution portée notamment par une poésie raffinée. 110 p. 950 DA.

  - Guide d’Algérie Marc Cote. Ed. Média-Plus. Constantine.Une découverte passionnante et particulièrement bien documentée de l’Algérie. Un livre qui devrait figurer dans toutes les bibliothèques. 404 p. 1500 DA.

  - Algérie, soyez les bienvenus Beau livre, découverte. Claire et Reni Marco. Ed. Aubanel. 240 p. 4000 DA.

- Sétif, 1945, histoire d’un massacre annoncé Essai historique. Jean-Louis Planche. Deux faits mineurs survenus à Sétif et Guelma déclenchent un des plus grands massacres de l’histoire de l’Algérie contemporaine. L’auteur explique comment on passe d’une psychose à une peur de l’insurrection générale puis à une répression aveugle. 422 p. 800 DA.

Par A. & L.

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Insolite

Posté par khalfi1 le 16 avril 2009

Faune et flore

Sur les pentes du Djurdjura, à quelques kilomètres de chez moi.

 

 

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Sur les cimes du Djurdjura

Posté par khalfi1 le 15 avril 2009

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Made in Sweden for export

Posté par khalfi1 le 14 avril 2009

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Les librairies traditionnelles se meurent

Posté par khalfi1 le 10 avril 2009

 

« Il n’ y aura pas de faire part. Ce n’est plus qu’une question de jours : « La Biblio », librairie niçoise située près du Lycée d’Estienne-d’Orves, fermera définitivement courant avril. Faute de repreneur. Spécialisée dans les livres scolaires, elle subira le funeste sort d’autres librairies de la Côte d’Azur contraintes de cesser leurs activités. « Magellan », « Panorama du Livre », précédée par « Méditerranée » baisseront également leurs rideaux d’ici la mi-mai. Il n’ y aura pas d’avis de décès. Ni de cérémonie. Pourtant, il s’agit bien d’ « enterrements » pour ces bastions de culture. Quand les librairies indépendantes agonisent dans l’indifférence de ceux qui n’ont pas la chance d’aimer les livres, c’est autant d’intelligence, de création et de divertissement qui s’évanouissent. Sans doute également quelques fragments de la mémoire d’une ville, Nice et d’autres cités où les librairies se meurent.

A 73 ans, Jean Forestier, après une trentaine d’années d’activité à La Biblio, sur l’avenue d’Estienne-d’Orves, au cœur du quartier Saint-Philippe, égrène ses souvenirs. Une certaine nostalgie, contenue émane de cet ancien éducateur pour enfants délinquants devenu libraire par passion. Il scrute ses milliers de livres, ses « amis » dont il est contraint de se séparer. Il brade son énorme stock, un trésor d’ouvrages scolaires, d’histoire, de droit, de romans : la librairie dont on rêve car il y règne un désordre rassurant. Seule maigre consolation pour ce passionné : « La Biblio » va céder la place à un centre de formation. Moins déprimant que le fast-food qui a failli s’installer.

« La Biblio », de même que « Magellan » – orientée sur les voyages, ferme car elle n’a pas trouvé de repreneur : une illustration de la fragilité économique des librairies indépendantes. « Beaucoup de lecteurs cherchent sur Internet ce qui se trouve dans nos rayons, à deux pas de chez eux. La gratuité des ouvrages scolaires n’a rien arrangé », constate Jean Forestier.

A une portée de fusil de là – dans la série « On achève bien les librairies ! », à Saint-Laurent-du-Var, « Panorama du Livre » qui dispose de 335 m2 pour 40.000 titres disponibles, va fermer le 30 avril, après quarante années de service. Pour son directeur, Christian Castellin, paradoxalement, le marché du livre se porte bien. En revanche, la librairie indépendante est malade dans la mesure où la vente des ouvrages ne se fait presque plus chez le libraire mais par d’autres réseaux. La grande distribution, les hypermarchés, et surtout Internet : « c’est un véritable fléau pour nous. On a perdu les professions libérales, les nouvelles générations achètent systématiquement sur le Net ».

Fort heureusement, certaines librairies indépendantes résistent à « la manière de la poignée d’américains de Fort Alamo en 1836 face à l’armée mexicaine ! », ironise, un lecteur, adepte du contact avec le papier, farfouillant dans les rayons de la librairie Masséna. Son directeur, Jean-Marie Aubert précise qu’elle existe depuis 1997 et s’est .développée très rapidement : « ce qui démontre qu’elle avait sa justification dans une des plus grandes villes de France ». Nice se caractérise par une forte présence des chaînes ; Virgin, la Fnac, une librairie « Chapitre.com » le nouveau nom que prend « Privat Sorbonne ». En dehors de ces trois structures, on enregistre un éparpillement de librairies, indépendantes, mais de moyenne ou toute petite taille, les moyennes étant « Jean Jaurès », « Masséna », « Quartier Latin » « La Maison de la Presse».

Les « petits » libraires niçois ne baissent pas les bras. Ils doivent, en partie, leur survie à la loi Lang qui fixe un prix unique du livre. Depuis 2004, une dizaine se sont regroupés au sein de l’association « Libraires à Nice » que préside la directrice de « La Maison de la Presse », Sylvie Brunschwig. Cette association a initié, dans un premier temps, des actions culturelles. Puis, elle est passée sur un terrain plus économique par le bais de groupement de libraires afin de répondre à des appels d’offres de marché public. Ainsi, l’association a en grande partie remportée l’appel d’offre concernant la bibliothèque Louis Nucéra. Ces libraires peuvent ainsi fournir en ouvrages la Bibliothèque Municipale à vocation régionale de Nice .

Ces initiatives, et d’autres, devraient permettre aux libraires indépendants de survivre. À nous, les lecteurs de les aider. »

 

Paul Barelli

Le Petit Niçois


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Farid El Atrache

Posté par khalfi1 le 6 avril 2009

Farid El Atrache est un auteur, compositeur, interprète, virtuose de l’oud (guitare) et acteur syrien. Avec Oum Kalthoum, Fayrouz, Mohammed Abdel Wahab et Abdel Halim Hafez, il est le plus important nom de la musique arabe du XXe siècle. Il joue dans 31 films et enregistre 350 chansons.

 

Pourquoi ton coeur est resté de pierre

Pourtant, je t’ai écrit un poème sur les feuilles du sucrier.

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Interview par El-Watan

Posté par khalfi1 le 5 avril 2009

Khaled Bourayou, avocat agréé à la Cour suprême

 

« On ne demande pas des comptes au juge qui punit, mais à celui qui relaxe »

Coup de gueule des deux ténors du barreau d’Alger : Miloud Brahimi et Khaled Bourayou ont décidé de ne plus plaider devant la première chambre pénale de la cour d’Alger pour protester contre son président, le juge Belkharchi. Ils dénoncent les « atteintes aux droits élémentaires des justiciables ». Me Bourayou évoque ici plus que le cas d’un magistrat : les maux du système judiciaire.

 

-  On imagine que cela n’a pas été une décision facile…

 

- Oui, ce n’était pas une décision facile. Notre profession doit assurer le droit de la défense, le droit des justiciables. Toute personne a le droit de bénéficier d’un procès régulier et équitable. Ce droit doit protéger le prévenu contre la toute puissante force de l’accusation. Car le prévenu n’a que l’avocat, et le juge doit respecter le principe de la présomption d’innocence. Si la présomption de culpabilité l’emporte, il n’y a plus de place pour le droit de la défense. Nous avons remarqué, de par notre pratique quotidienne à la chambre pénale, que pour ce magistrat, la présomption d’innocence ne constituait pas l’indicateur d’appréciation du procès. Nous avons constaté qu’il était extrêmement rare qu’un prévenu soit relaxé. Ce n’est pas le cas de toute la cour d’Alger dont l’actuel président et le procureur général ont amélioré beaucoup de choses dans le fonctionnement de la cour.

 

-  Des exemples de ces pratiques que vous dénoncez ?

 

- Cinq cadres d’Air Algérie ont bénéficié d’une relaxe prononcée par le tribunal d’El Harrach (Alger-Est) sur la base d’un jugement parfaitement motivé qui a abouti au fait qu’il n’y avait pas de détournement de biens publics. Il s’est même avéré que c’est un fournisseur étranger qui avait escroqué Air Algérie et qu’il s’agissait d’une affaire à connotation commerciale. En plus, la plainte contre le fournisseur étranger est au niveau du juge d’instruction. Mais une délation anonyme contre ces cinq cadres a abouti chez ce même juge, que nous dénonçons, à une poursuite pour détournement ! Et voyez aussi le deux poids, deux mesures : pour un étranger en fuite, c’est tout de suite le non-lieu, mais pour le cadre algérien, c’est immédiatement la poursuite ! Et puis, si ces cadres ont réellement commis un acte de corruption avec un préjudice de plusieurs milliards de centimes, pourquoi ce juge les condamne-t-il à une année avec sursis ?! Il faut lier cet état des choses à la propension à la sévérité de cette chambre pénale. C’est aussi la problématique même de la poursuite en justice de nos cadres. Nous sommes le seul pays qui a mené une guerre contre ses cadres : des cadres jetés en prison et dont certains se sont suicidés, même en sautant à travers les fenêtres des bureaux du juge d’instruction !

 

-  Vous évoquez aussi un autre cas, une affaire de détournement également…

 

- Un prévenu est poursuivi pour deux affaires de détournement de deniers publics, il prend six ans de prison pour les deux affaires au tribunal de Bir Mourad Raïs (Alger). Les deux affaires atterrissent à la chambre pénale d’Alger, eh bien on lui rajoute deux ans supplémentaires ! Je n’irai pas jusqu’à discuter le bien-fondé d’une décision de justice, mais il ne faut pas oublier que la justice a des fonctions sociales, ce n’est pas une justice d’exclusion, elle doit récupérer le prévenu qui a fauté. Mais en réalité, on ne demande pas des comptes au juge qui punit, mais à celui qui relaxe. Le juge croit qu’en condamnant, il aura la paix. C’est tout le problème de notre système judiciaire.

 

-  C’est une culture chez les juges de privilégier la punition, la sévérité…

 

- Un jugement doit être fondé, et non l’objet d’une campagne politique ! Certains magistrats ont peur de l’inspection ! Devant chaque dossier, ceux des magistrats qui ont peur du contrôle de leur tutelle se déculpabilisent d’abord vis-à-vis du dossier : « Attention ! Dossier brûlant. Si je ne condamne pas j’aurai des problème ! » Il doit d’abord réfléchir à son propre sort. Il y a deux dossiers dans chaque affaire, deux étapes dans chaque jugement. D’abord réfléchir aux conséquences d’un verdict et ensuite juger l’affaire elle-même. Le juge est d’abord devant sa propre conscience avant d’examiner le dossier selon son intime conviction. Or, ces deux étapes sont incompatibles. Si un juge a peur d’un dossier, il ne peut plus juger !

 

-  Les atteintes au droit de la défense risquent-elles de s’aggraver avec la nouvelle loi ?

 

- On constate malheureusement que les seuls droits qui existent encore sont la liberté d’expression au prétoire et celui de la défense. Pour en revenir à la prochaine loi, il semblerait que la dernière mouture ait pris en considération les exigences des avocats. Mais regardez son article 24 : le président de la cour peut saisir le bâtonnier pour poursuivre un avocat ! Autre chose : le caractère noble de la profession d’avocat n’est pas souligné dans cette nouvelle loi ni le caractère de citoyenneté du prévenu. J’étais membre de la commission de réforme de la justice (créée à la demande du président Bouteflika en 2000, ndlr). Certaines idées que nous avons proposées ont été concrétisées, mais pas les plus importantes, notamment celles concernant le droit de la défense. Des exemples ? La commission a proposé d’élargir le droit de la défense au niveau de l’enquête de police. Cette recommandation n’est pas près de voir le jour ! Nous avons demandé que les tribunaux criminels reviennent à leur vocation première : c’est-à-dire des tribunaux populaires avec un jury. Ce n’est pas fait. Nous avons proposé une juridiction de l’appel dans les affaires criminelles. En vain !

 

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