Très instructif.

Posté par khalfi1 le 1 septembre 2021

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Hanaë Dragonfly de Esméralda Cicchetti.

Posté par khalfi1 le 20 août 2021

Hanaë Dragonfly de Esméralda Cicchetti. dans littérature

Dans ce roman peu ordinaire, on apprécie à leur juste valeur et on respire à pleins poumons, les suaves odeurs qui se dégagent tout le long du récit. Nous assistons à des voyages visuels et olfactifs, qui permettent l’identification rapide (comme la madeleine de Proust), des acteurs mis en scène par l’auteur. Comme ce policier dont le parfum qu’il dégage, sert à cette jeune femme arrêtée dans la nuit, de disparaître dans la nature environnante. Elle est bien décidée à tout recommencer, s’il le faut.

Par endroits, le développement du texte correspond peu à la couverture du roman et déroute quelque peu l’attention du lecteur. En tout état de cause, la suite est intrigante et comble cette lacune car le style employé est calme, serein et direct. C’est poétique, charmant et donne la possibilité de passer au-delà du mystère et de la solitude contenus dans le livre, grâce surtout à une plume souple et sans trop de raccourcis. Les méthodes de rédaction ainsi employées suscitent de la passion et la curiosité. On a envie de mieux connaître toutes ces odeurs -qui sont la base du roman- diffusées dans un univers différent de celui qu’on a l’habitude de fréquenter. C’est cela la magie de la littérature par le truchement de laquelle, on s’évade du quotidien, pour mieux vivre ses rêves. Le transport vers un autre monde est ainsi garanti. Dans ce cas précis, Hanaë a pu partiellement sortir de son amnésie et a pu reconstituer une grande partie, de son passé et son itinéraire personnel. D’autres acteurs du récit, comme par exemple la solitaire Iris, personnage quelque peu énigmatique mais plein de ressources, laissent le loisir de plonger dans la description des êtres et des choses.

Enfin, cette histoire employant tantôt la troisième personne, tantôt la première personne de la conjugaison, est intéressante dans la mesure où elle donne toutes les formules, tous les ingrédients afin de mieux comprendre la mentalité, la psychologie et même les pensées intimes des « héros », servant le thème principal, à savoir les parfums et les pouvoirs olfactifs de chacun d’entre eux. Roman dont  la lecture est recommandée pour ceux qui veulent mieux comprendre les amours impossibles, telles les pièces d’un puzzle.

 

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Bien regarder les vagues

Posté par khalfi1 le 8 août 2021

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Les îles de la Lune par Hugo Venturi.

Posté par khalfi1 le 10 juillet 2021

On aime se plonger dans cet univers étrange, envoûtant, et séduisant constitué par l’Océan Indien, les Comores et les descriptions adjacentes. Tout d’abord, l’auteur nous raconte les différentes péripéties de son parcours à Paris et aux alentours, en compagnie de ses amis, Samuel, Maxence et Mabrouk. Tout ce beau monde erre d’un endroit à un autre, avec un esprit neuf et innocent propre à la jeunesse dans ses premières années. Dans la deuxième partie du livre, ce sont les tableaux alléchants, pittoresques et florissants offerts par la vision d’Anjouan, Mayote et Moroni. Là se succèdent des aventures piquantes, sentimentales et des conquêtes féminines qui attirent l’attention et avivent l’intérêt du lecteur. La société comorienne est riche par sa composante humaine et la variété de son environnement. Des passions se créent, s’amplifient et disparaissent, dans des paysages paradisiaques et pleins de lumière.

Bref, on peut résumer tout ce récit par l’épilogue : « Sûrement que je prenais pleinement conscience que ce voyage qui m’avait tant offert et ébloui, s’achevait et qu’en échange, une cellule militaire m’attendait dans la froide métropole. Mais je m’en foutais, j’avais vécu tellement de moments merveilleux en huit mois passés dans les îles de la Lune, qu’un sentiment de joie intense et immuable consolera mon désespoir. »

Roman intéressant et intriguant, à lire.

les îles de la Lune
Album : les îles de la Lune

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Emir Abdelkader

Posté par khalfi1 le 21 juin 2021

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L’ange de Cassel de Pat Caron

Posté par khalfi1 le 8 juin 2021

Pourquoi le monde finit-il toujours par mal tourner, pourquoi faut-il toujours que les hommes se battent et meurent ? Pourquoi ne peuvent-ils pas tout simplement être en paix, être tout court ? Le peu d’espoir qu’elle avait de pouvoir changer le cours des choses, s’évanouit à la simple pensée qu’elle ne parvenait même pas à convaincre son propre époux.

 

Au vu de ce passage en guise d’introduction comme thème, le narrateur cherche à nous faire entrer d’emblée dans le vif du sujet, c’est-à-dire une grande partie de l’histoire de Flandre et de la France. Dès le départ, une atmosphère de guerre règne à la lecture des premiers chapitres, comme en témoignent par exemple les phrases suivantes : « La comtesse de Richilde a investi Lille, elle trimballe partout son fils, notre petit comte, mais Robert, son beau-frère, en a marre de cette mauvaise gestion du comté, et il a l’appui de Gand et d’autres villes, il veut en finir. Ils descendent sur Lille. Le jeune Arnoul meurt sur le champ de bataille. »

L’auteur paraît très documenté sur les différents épisodes qu’ils nous exposent. Surtout en ce qui concerne les dialogues fort significatifs des personnages au caractère trempé du récit. Un ange est envoyé et s’incarne dans les différents portraits tracés par la trame. C’est une sorte de chroniques révélatrices qui se succèdent les unes par rapport aux autres. Elles sont centrées essentiellement sur le Mont Cassel, ses alentours, et ne manquent pas de susciter le vif intérêt du lecteur . La plume est agréable et sert à souligner davantage les faits historiques ainsi racontés. Les diverses époques ressortent avec une sorte d’enveloppe philosophique qui oblige à mieux réfléchir sur ce que nous sommes en train de lire : Les grands événements décrits sont en tout cas l’aboutissement de nombreux détails fournis pour étoffer le roman. Parfois, c’est plein d’humour Parfois, c’est poignant. La couverture du livre est remarquable et résume à elle seule, le fil conducteur principal et l’ambiance qu’on rencontre tout le long des pages qui composent l’intrigue et le sujet historique ainsi mis en avant.

Roman donc à recommander si vous aimez vous plonger dans les fonds passionnants des événements du passé.

le mont cassel
Album : le mont cassel
flandre
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L’exode parisien

Posté par khalfi1 le 28 mai 2021

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L’historique Constantine.

Posté par khalfi1 le 25 mai 2021

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La chance de ne pas en avoir de Sylvain Guillaumet.

Posté par khalfi1 le 19 mai 2021

Un homo sapiens dessinant son cauchemar. Un homme d’affaires coincé dans les toilettes d’un aéroport. Dans une maison de retraite, les retrouvailles d’un aide-soignant et du prince noir de son enfance. Une inconnue croisée dans le métro. Les personnages de Disney engagés dans une lutte sociale. Un courtisan du roi à la vue altérée et la prostate fragile

Ces 250 micro-nouvelles de même forme (1000 caractères) sont avant tout une invitation à un voyage débridé. Les époques et les lieux sont traversés allègrement. On y croise des personnages de tout âge, de tout milieu, de tout caractère, de toute destinée. Les situations se succèdent dans une grande variété de tons : drôle, tragique, réaliste, poétique, pamphlétaire, intime…

Léger et virevoltant, ce ballet de contes n’est pas pour autant dénué de sens cachés et de ressentiments profonds. Par exemple, ce dictateur glissant sur une page envolée d’un livre interdit.

Il s’agit de plusieurs nouvelles paraissant indépendantes les unes par rapport aux autres mais liées par le même contexte psychologique, à savoir celui de donner des vues multiples avec un même cheminement intellectuel de la part de l’auteur. Une grande variété de personnages et des situations imbriquées dans des histoires distinctes, comme les marches d’un escalier dont on n’arrive à distinguer ni le début, ni la fin.. comme signalé dans les accroches du texte « c’est un voyage, ou plutôt plusieurs voyages dans le temps et dans l’espace, avec différents épisodes et différents acteurs » . Est-ce un pamphlet ou une tirade poétique ou une pièce de théâtre tragique. On ne saurait l’affirmer avec certitude, tellement les mots et les phrases de ces mini-nouvelles se succèdent sans interruption, dans une folle farandole, dont le déploiement est quand même bien maîtrisé. En tout cas, il est difficile de faire un résumé fidèle de toutes ces destinées qui se croisent et s’entrecroisent, sans jamais se confondre entièrement, à l’instar d’une gerbe d’étoiles filantes..

La recette de ces combinaisons littéraires et ces textes sous des formes ramassées semble bien .réussie. C’est une sorte de labyrinthe où se créent un vaste tableau avec des échantillons littéraires savamment tissés par l’auteur. Pourtant, à la lecture de toutes ces variantes de l’écriture, on ne peut s’empêcher de se poser des questions sur cette particularité de l’auteur, qui au lieu de nous présenter un récit uni, préfère axer son imaginaire sur la création de ces multiples micro-nouvelles souples, éparpillées et originales. Comme une quête d’une mémoire ressuscitée à chaque page de ce livre, avec des personnages des lieux et des décors différents.

Le style est alerte et l’auteur jongle avec les mots et les phrases, à telle enseigne que le lecteur glisse sur les titres des nouvelles, avec une grande facilité : On se demande alors s’il a la chance de ne pas en avoir. On marche sur une corde mais on n’a pas peur de tomber, tellement l’équilibre se nourrit de lui-même.

La chance de ne pas en avoir.
Album : La chance de ne pas en avoir.

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Le paradis n’est plus ce qu’il était de Oli POPE

Posté par khalfi1 le 10 mai 2021

 

Dans ce livre, pour sa rédemption, l’auteur nous invite à un voyage dans le Pacifique. Avant sa disparition, Jeanne sa compagne lui a laissé le soin de redécouvrir Clara, la fille qu’il n’a jamais connu auparavant. En effet, celle-ci est partie vivre dans une île du Pacifique, avec un enfant qu’elle a eu d’un mari irrascible. Il s »en suivra des épisodes tantôt émouvants, tantôt dramatiques. L’auteur nous dit que pour une part,   (cette  histoire est auto-biographique), bien qu’il ne soit pas lui-même chirurgien.(Mais pas loin quand même).

C’est sa façon à lui de s’inventer une autre vie pleine d’espoir mais aussi de souligner les chagrins et les désillusions éprouvés tout le long de son parcours. Malgré que le Paradis soit la demeure d’Eve et d’Adam, il n’en demeure pas moins que son séjour en Calédonie est illuminé par les coutumes et les traditions pures qui sont en train de se perdre au contact de pratiques occidendaales loin d’être conformes aux désirs des habitants de ces îles isolées, entourées de vagues se brisant sur leurs rivages. L’environnement et les personnages sont bien décrits et sympathiques. Mais malgré tout, le Paradis (il faut entendre par là, les endroits paradisiaques de ces paysages ), n’est effectivement plus ce qu’il était.  

Nous cheminons parallèlement à ce monde plongé en plein milieu du Pacifique, avec des personnages atypiques, intenses mais fragiles à cause de la société patriarcale dans laquelle ils vivent. On ne sait pas si Paul est venu sauver sa fille, des griffes d’un homme violent. Ou s’il est venu se sauver lui-même, au milieu d’une nature dense et luxuriante ? A Motu’Hata, ceinture terrestre perdue dans l’immensité de l’océan, parviendra-il à retrouver son équilibre, le charme d’une vie paisible, et chasser au loin tous ces mauvais souvenirs qui encombrent sa mémoire. A noter que la fin du roman est assez énigmatique. après avoir évité le pire à sa fille Clara, est-il revenu vivre en Moselle ? Mais est-il toujours présent par l’esprit, à Nouméa ?

Passage assez significatif :

« Je sais que ce pacte nous liera pour toujours. Coupables, complices, bourreaux ou victimes, peu importe. Nous sommes un peu tout ça à la fois, chacun. …/… Je suis passé de l’autre côté d’un miroir difficilement franchissable. Dans le monde que j’ai laissé là-bas, le crime n’est pas exactement salutaire. La vie est affaire de compromissions, petites et grandes, le plus souvent redoutablement vaines et minables. D’autres fois moins. Le tour de force consiste à s’en accommoder. Vaille que vaille. »

 

Roman singulier où s’expriment plusieurs orateurs. Même l’endroit semble murmurer à l’oreille, la symphonie intarissable de la mer qui l’entoure. C’est aussi un mélange détonnant d’amour, de haine, et d’enchantements successifs avec des périodes de pression et de dépression. Comme un voyage interminable dont l’issue est aussi mouvante qu’incertaine. C’est la peinture de toute une vie avec tous ses avantages et tous ses déboires.

 

 

 

 

le paradis nest plus ce quil était
Album : le paradis n'est plus ce qu'il était
Motu’Hata
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