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La science et le revers de la médaille

Posté par khalfi1 le 16 juillet 2009

Notre époque est dite technicienne.  Aussi gardons-nous l’impression d’être parvenus à la période annoncée par Descartes dans la Sixième partie de son Discours sur la Méthode.

Descartes avait prévu que grâce à la science, les hommes parviendraient à employer les phénomènes naturels en même temps que « les métiers d’artisan », qu’ils dompteraient ces phénomènes, s’en serviraient à la façon de « purs mécanismes » et deviendraient ainsi comme maîtres et possesseurs de la nature.

Cette évolution leur confèrerait alors une puissance sans limites sur les forces de la nature qui leur deviendraient totalement soumises.

Selon P. Valéry, les choses auraient évolué comme le prévoyait Descartes, mais une étrangeté a surgi du côté social. 

Les progrès des sciences et des techniques n’ont en somme, amélioré en rien la condition sociale de l’individu. Loin de le libérer, ils l’auraient rendu aussi esclave de la collectivité qu’il l’était des « forces naturelles aveugles » des premiers âges de l’humanité. 

Comme quoi, le progrès matériel constaté tout autour de nous, n’engendre pas toujours le bien-être individuel. Chacun est soumis aux contraintes de son environnement et ne peut échapper aux règles dictées par le milieu dans lequel il vit.

 

 

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Baie d’Alger

Posté par khalfi1 le 14 juillet 2009

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J’apprendrai

Posté par khalfi1 le 9 juillet 2009

Joli petit poème

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J’accepterai la douleur
D’accord aussi pour la peur
Je connais les conséquences
Et tant pis pour les pleurs
J’accepte quoi qu’il en coûte
Tout le pire du meilleur
Je prends les larmes et les doutes
Et risque tous les malheurs
Tout mais pas l’indifférence
Tout mais pas le temps qui meurt
Ni les jours qui se ressemblent
Sans saveur et sans couleur
J’apprendrai les souffrances
Et j’apprendrai les brûlures
Pour le miel d’une présence
Le souffle d’un murmure
J’apprendrai le froid des phrases
J’apprendrai le chaud des mots
Je jure de n’être plus sage
Je promets d’être sot
Je donnerais dix années pour un regard
Des châteaux, des palais pour un quai de gare
Un morceau d’aventure contre tous les conforts
Des tas de certitudes pour désirer encore
J’échangerais mes années mortes pour un peu de vie
Je chercherais la clé pour un peu de folie
Je prends tous les tickets pour un voyage
Aller n’importe où mais changer de paysage
Effacer ces heures absentes
Et tout repeindre en couleur
Toutes ces âmes qui mentent et qui sourient
Comme on pleure

 

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Michael Jackson

Posté par khalfi1 le 8 juillet 2009

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Ali Malek

Posté par khalfi1 le 3 juillet 2009

Le Chien de Titanic

Roman

 

« Debout contre le comptoir (…) il dépose devant lui le portable et attend, avant de téléphoner ses instructions au sergent, que la rue soit plus peuplée ; il veut un maximum de témoins pour que la nouvelle se répande vite et que les gens sachent qu’on ne peut pas longtemps échapper aux gendarmes. Par oisiveté, il ouvre le journal : trois militaires sont tués dans une embuscade ; un préfet comparaissant dans une affaire de détournement de fonds se défausse sur un général (…). En revanche, il en parcourt un attentivement, qui relate des émeutes dans des régions proches de Titanic. Depuis une année au moins, pas un seul jour sans que la presse ne rapporte des échauffourées entre les forces de l’ordre et des populations qui, en sédition ouverte, dévastent les infrastructures publiques. Qu’arrive-t-il donc aux habitants de ce pays ? … »
A.M.
« Titanic » est ce bourg de Kabylie « si fréquemment inondé par le passé qu’il y a laissé son nom tiré d’un saint aïeul pour ce sobriquet emprunté au cinéma ». Ses habitants y mènent une vie d’ennui et d’inertie. Jusqu’au jour où tout bascule : le chien du capitaine de gendarmerie est tué. Celui-ci n’aura de cesse de trouver le coupable, quitte à provoquer l’irréparable. Les personnages d’Ali Malek sont médiocres et attachants à la fois. Amoureux ou drogué, solitaire ou vénal, il y a celui qui rêve d’un visa, celui qui vit reclus dans la montagne, celle qui vend son corps pour nourrir sa famille. Chacun se fraye un chemin dans un quotidien pesant.

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Sofiane Hadjadj

Posté par khalfi1 le 3 juillet 2009

 L’extravagant Khaled Bey

 

« Ce ne fut que tard le soir, alors qu’il était allongé sur son lit un calepin sur le ventre et un crayon au bout des doigts, guettant la venue de l’inspiration poétique comme on suit, fasciné, le mouvement d’une mouche auplafond, ce ne fut qu’à ce moment là que Khaled Bey saisit l’ampleur du désastre. Oui, il avait perdu l’ensemble des fichiers – documents comptables,bons de commande, carnet d’adresses, autorisations diverses, factures,correspondance, etc. – mais ce n’était rien, puisque tout ou presque était archivé, ce n’était rien devant l’incomparable, l’effroyable tableau qui se dessinait à présent devant lui : oui, il avait aussi perdu toute son oeuvre, une oeuvre maigre en apparence, mais une oeuvre tout de même. (…) Ce soir là, il comprit ce que signifiait le mot désastre. Mais Khaled Bey n’était pas homme à se laisser effrayer par le grondement du tonnerre ou le bruit du canon. Il soupira longuement, déposa calepin et crayon sur sa commode, éteignit sa lampe de chevet et s’endormit avec la ferme intention de faire table rase du passé, d’oublier tout ce qu’il avait entrepris jusqu’alors et de s’atteler à ce qu’il appellerait dorénavant sa » nouvelle  » oeuvre. Il faut le savoir : Khaled Bey était un optimiste né qui avait le don de positiver, en toute circonstance. Il s’endormit donc en projetant dans la voûte céleste de son inconscient les lumières de rêves plus poétiques que jamais. Il s’endormit enfin avec la ferme intention de se réveiller vivant le lendemain matin.  » C’est la moindre des choses « se dit-il en s’agrippant comme un enfant à son oreiller. » 

SOFIANE HADJADJ L’EXTRAVAGANT KHALED BEY

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Kebir M Ammi

Posté par khalfi1 le 3 juillet 2009

Emir Abdelkader

« Dans son exil, l’homme inattendu songe à sa vie, livre complexe où les pages ne révèlent rien d’emblée de ce qu’elles contiennent et qu’elles ont juré de taire autant qu’il leur sera possible de le faire. Né ailleurs, dans cette lointaine Algérie confisquée, il est en Syrie depuis quelques années.Rien ne le destinait à cet exil. Seul le hasard, fort de ses lois, en a décidé ainsi. Des hommes sont venus occuper son pays et tout son destin a basculé. Brutalement. Sans lui demander son avis. L’exil est devenu sa retraite, son havre. Il sera son ultime demeure. Il a fait le serment à ceux qui ont conquis sa terre de ne plus jamais reposer le pied dans le pays qui l’a vu naître. L’exil est un dur métier. Ardu. Son apprentissage est long. Douloureux. Il en éprouvera l’âpreté chaque jour. Il comptera en silence les jours. Les nuits. Il observera les étoiles, et la lune, et le soleil… Il les suivra en pensée dans l’immense ciel. »K.M.A. Si l’on connaît le guerrier, combattant loyal farouche qui, de 1832 à 1847, mena la résistance algérienne contre la France, on connaît moins bien le penseur, le mystique, l’homme qui écrivit dans le livre des Haltes : « tout être est mon être ». Stratège exemplaire, l’émir Abd El-Kader est une figure majeure des relations entre la France et l’Agérie. Emprisonné en 1847 puis libéré par Napoléon III en 1852, il se rend en Orient pour y finir ses jours. Figure mythique, Abd El-Kader est considéré comme le fondateur de la nation algérienne.

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Gisèle Halimi

Posté par khalfi1 le 3 juillet 2009

La Kahina (Roman)

« Mon grand-père paternel me racontait souvent, par bribes, l’épopée de la Kahéna. Cette femme qui chevauchait à la tête de ses armées, les cheveux couleur de miel lui coulant jusqu’aux reins. Vêtue d’une tunique rouge – enfant, je l’imaginais ainsi –, d’une grande beauté, disent les historiens. Veuve dans la force de l’âge, elle apprit à ses deux fils comment prendre le pouvoir sans jamais le céder. Devineresse, cette pasionaria berbère tint en échec, pendant cinq années, les troupes de l’Arabe Hassan. La Kahéna était-elle juive ? Personne ne le sut vraiment.Cette femme au pouvoir surnaturel me fascinait. Je rêvais, écolière, devant les ruines d’El-Djem où, dit-on, elle fit creuser un souterrain sous l’immense Colisée, afin de soutenir un siège. Grande stratège, elle inventa, au VIIe siècle, la tactique de la terre brûlée.
Quelques siècles plus tard, les Russes mirent ainsi Napoléon en déroute. Elle régna, comme un chef militaire, sur une grande partie de l’Afrique du Nord, de l’Aurès à Bizerte, de Constantine à Tacapas. Aucun maître incontesté ne commanda à ses troupes avec une générosité aussi parfaite.
Elle libéra tous ses prisonniers arabes. Sauf un, Yésid ou Khaled. Ce jeune homme, superbe comme le désert, elle l’adopta. Selon le rite berbère, en faisant le signe de l’allaitement. »G.H.
Au terme d’intenses recherches, Gisèle Halimi redonne vie à cette reine de l’Aurès qui, au VIIe siècle, résista aux troupes du général arabe Hassan. Entre son amour pour Khaled, le neveu de son ennemi, et son implacable désir de victoire, elle incarne le destin d’une femme exceptionnelle qui, jusqu’à la mort, commanda aux hommes, des montagnes de l’Aurès aux plaines de l’oued Nini.Gisèle Halimi retrace cette tragédie romanesque avec passion et talent.

Roman

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Habib Ayyoub

Posté par khalfi1 le 3 juillet 2009

Le désert et après…

 

« Voilà que la jeunesse écoeurée par les turpitudes de ses soi-disant gouvernants – les tyrans qui l’écrasent – aspire dans sa totalité à foutre le camp, à rejoindre le pays des cruels anciens maîtres pour y devenir putains ou gigolos… alors que moi… moi, l’indigne descendant de tant de rois, je me vois contraint de me rendre en ces terres afin de quémander ma pitance dans des banlieues sans âme… » H.A
Ahmadou Touré, instituteur quelque part en Afrique, entame le long voyage qui le conduira, espère-t-il, au Nord – et peut-être plus loin encore : l’Australie. Dans ce court récit, nerveux et poignant, Habib Ayyoub raconte le périple dans le désert que tant d’hommes et de femmes entreprennent aujourd’hui, des nuits et des jours durant, une éternité. Au bout ? La mort. Ou plutôt, ultime pirouette du poète, un songe, incongru et fabuleux.
Le gardien, premier texte de l’auteur, ici réédité, est une parabole subtile aux accents buzzatiens sur la vanité, la solitude et la mort au coeur du désert.

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Les mots

Posté par khalfi1 le 2 juillet 2009

Il y  des mots qui ne veulent rien dire. Il y  des mots qui veulent tout dire. Il y  des mots  qui blessent, ceux qui caressent. Il y a des mots qui étourdissent, ceux qui gémissent. Il y a des mots qui chantent, des mots qui déchantent. Il y a des mots qui aiment, ceux qui blasphèment. Il y a des mots qui emprisonnent, les mots qui empoisonnent. Il y a des mots qui racontent, il y a des mots qui se lamentent. Il y a des mots qui s’envolent, d’autres qui caracolent. Il y a des mots qui sanglotent, d’autres qui tremblotent. Il y a des mots qui font rêver, ceux qui font évader.  Enfin il y a tant de mots que je n’arrive pas à trouver dans le dictionnaire.

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