L’ange de Cassel de Pat Caron

Posté par khalfi1 le 8 juin 2021

Pourquoi le monde finit-il toujours par mal tourner, pourquoi faut-il toujours que les hommes se battent et meurent ? Pourquoi ne peuvent-ils pas tout simplement être en paix, être tout court ? Le peu d’espoir qu’elle avait de pouvoir changer le cours des choses, s’évanouit à la simple pensée qu’elle ne parvenait même pas à convaincre son propre époux.

 

Au vu de ce passage en guise d’introduction comme thème, le narrateur cherche à nous faire entrer d’emblée dans le vif du sujet, c’est-à-dire une grande partie de l’histoire de Flandre et de la France. Dès le départ, une atmosphère de guerre règne à la lecture des premiers chapitres, comme en témoignent par exemple les phrases suivantes : « La comtesse de Richilde a investi Lille, elle trimballe partout son fils, notre petit comte, mais Robert, son beau-frère, en a marre de cette mauvaise gestion du comté, et il a l’appui de Gand et d’autres villes, il veut en finir. Ils descendent sur Lille. Le jeune Arnoul meurt sur le champ de bataille. »

L’auteur paraît très documenté sur les différents épisodes qu’ils nous exposent. Surtout en ce qui concerne les dialogues fort significatifs des personnages au caractère trempé du récit. Un ange est envoyé et s’incarne dans les différents portraits tracés par la trame. C’est une sorte de chroniques révélatrices qui se succèdent les unes par rapport aux autres. Elles sont centrées essentiellement sur le Mont Cassel, ses alentours, et ne manquent pas de susciter le vif intérêt du lecteur . La plume est agréable et sert à souligner davantage les faits historiques ainsi racontés. Les diverses époques ressortent avec une sorte d’enveloppe philosophique qui oblige à mieux réfléchir sur ce que nous sommes en train de lire : Les grands événements décrits sont en tout cas l’aboutissement de nombreux détails fournis pour étoffer le roman. Parfois, c’est plein d’humour Parfois, c’est poignant. La couverture du livre est remarquable et résume à elle seule, le fil conducteur principal et l’ambiance qu’on rencontre tout le long des pages qui composent l’intrigue et le sujet historique ainsi mis en avant.

Roman donc à recommander si vous aimez vous plonger dans les fonds passionnants des événements du passé.

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Album : le mont cassel
flandre
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La chance de ne pas en avoir de Sylvain Guillaumet.

Posté par khalfi1 le 19 mai 2021

Un homo sapiens dessinant son cauchemar. Un homme d’affaires coincé dans les toilettes d’un aéroport. Dans une maison de retraite, les retrouvailles d’un aide-soignant et du prince noir de son enfance. Une inconnue croisée dans le métro. Les personnages de Disney engagés dans une lutte sociale. Un courtisan du roi à la vue altérée et la prostate fragile

Ces 250 micro-nouvelles de même forme (1000 caractères) sont avant tout une invitation à un voyage débridé. Les époques et les lieux sont traversés allègrement. On y croise des personnages de tout âge, de tout milieu, de tout caractère, de toute destinée. Les situations se succèdent dans une grande variété de tons : drôle, tragique, réaliste, poétique, pamphlétaire, intime…

Léger et virevoltant, ce ballet de contes n’est pas pour autant dénué de sens cachés et de ressentiments profonds. Par exemple, ce dictateur glissant sur une page envolée d’un livre interdit.

Il s’agit de plusieurs nouvelles paraissant indépendantes les unes par rapport aux autres mais liées par le même contexte psychologique, à savoir celui de donner des vues multiples avec un même cheminement intellectuel de la part de l’auteur. Une grande variété de personnages et des situations imbriquées dans des histoires distinctes, comme les marches d’un escalier dont on n’arrive à distinguer ni le début, ni la fin.. comme signalé dans les accroches du texte « c’est un voyage, ou plutôt plusieurs voyages dans le temps et dans l’espace, avec différents épisodes et différents acteurs » . Est-ce un pamphlet ou une tirade poétique ou une pièce de théâtre tragique. On ne saurait l’affirmer avec certitude, tellement les mots et les phrases de ces mini-nouvelles se succèdent sans interruption, dans une folle farandole, dont le déploiement est quand même bien maîtrisé. En tout cas, il est difficile de faire un résumé fidèle de toutes ces destinées qui se croisent et s’entrecroisent, sans jamais se confondre entièrement, à l’instar d’une gerbe d’étoiles filantes..

La recette de ces combinaisons littéraires et ces textes sous des formes ramassées semble bien .réussie. C’est une sorte de labyrinthe où se créent un vaste tableau avec des échantillons littéraires savamment tissés par l’auteur. Pourtant, à la lecture de toutes ces variantes de l’écriture, on ne peut s’empêcher de se poser des questions sur cette particularité de l’auteur, qui au lieu de nous présenter un récit uni, préfère axer son imaginaire sur la création de ces multiples micro-nouvelles souples, éparpillées et originales. Comme une quête d’une mémoire ressuscitée à chaque page de ce livre, avec des personnages des lieux et des décors différents.

Le style est alerte et l’auteur jongle avec les mots et les phrases, à telle enseigne que le lecteur glisse sur les titres des nouvelles, avec une grande facilité : On se demande alors s’il a la chance de ne pas en avoir. On marche sur une corde mais on n’a pas peur de tomber, tellement l’équilibre se nourrit de lui-même.

La chance de ne pas en avoir.
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Le paradis n’est plus ce qu’il était de Oli POPE

Posté par khalfi1 le 10 mai 2021

 

Dans ce livre, pour sa rédemption, l’auteur nous invite à un voyage dans le Pacifique. Avant sa disparition, Jeanne sa compagne lui a laissé le soin de redécouvrir Clara, la fille qu’il n’a jamais connu auparavant. En effet, celle-ci est partie vivre dans une île du Pacifique, avec un enfant qu’elle a eu d’un mari irrascible. Il s »en suivra des épisodes tantôt émouvants, tantôt dramatiques. L’auteur nous dit que pour une part,   (cette  histoire est auto-biographique), bien qu’il ne soit pas lui-même chirurgien.(Mais pas loin quand même).

C’est sa façon à lui de s’inventer une autre vie pleine d’espoir mais aussi de souligner les chagrins et les désillusions éprouvés tout le long de son parcours. Malgré que le Paradis soit la demeure d’Eve et d’Adam, il n’en demeure pas moins que son séjour en Calédonie est illuminé par les coutumes et les traditions pures qui sont en train de se perdre au contact de pratiques occidendaales loin d’être conformes aux désirs des habitants de ces îles isolées, entourées de vagues se brisant sur leurs rivages. L’environnement et les personnages sont bien décrits et sympathiques. Mais malgré tout, le Paradis (il faut entendre par là, les endroits paradisiaques de ces paysages ), n’est effectivement plus ce qu’il était.  

Nous cheminons parallèlement à ce monde plongé en plein milieu du Pacifique, avec des personnages atypiques, intenses mais fragiles à cause de la société patriarcale dans laquelle ils vivent. On ne sait pas si Paul est venu sauver sa fille, des griffes d’un homme violent. Ou s’il est venu se sauver lui-même, au milieu d’une nature dense et luxuriante ? A Motu’Hata, ceinture terrestre perdue dans l’immensité de l’océan, parviendra-il à retrouver son équilibre, le charme d’une vie paisible, et chasser au loin tous ces mauvais souvenirs qui encombrent sa mémoire. A noter que la fin du roman est assez énigmatique. après avoir évité le pire à sa fille Clara, est-il revenu vivre en Moselle ? Mais est-il toujours présent par l’esprit, à Nouméa ?

Passage assez significatif :

« Je sais que ce pacte nous liera pour toujours. Coupables, complices, bourreaux ou victimes, peu importe. Nous sommes un peu tout ça à la fois, chacun. …/… Je suis passé de l’autre côté d’un miroir difficilement franchissable. Dans le monde que j’ai laissé là-bas, le crime n’est pas exactement salutaire. La vie est affaire de compromissions, petites et grandes, le plus souvent redoutablement vaines et minables. D’autres fois moins. Le tour de force consiste à s’en accommoder. Vaille que vaille. »

 

Roman singulier où s’expriment plusieurs orateurs. Même l’endroit semble murmurer à l’oreille, la symphonie intarissable de la mer qui l’entoure. C’est aussi un mélange détonnant d’amour, de haine, et d’enchantements successifs avec des périodes de pression et de dépression. Comme un voyage interminable dont l’issue est aussi mouvante qu’incertaine. C’est la peinture de toute une vie avec tous ses avantages et tous ses déboires.

 

 

 

 

le paradis nest plus ce quil était
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Motu’Hata
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Camping dating medding de Roxanne Laurens

Posté par khalfi1 le 1 mai 2021

Angèle, Aurore, Alizée, Aveleen, Abygaël sont les principaux protagonistes de ce roman, aux tournures inattendues et à l’atmosphère remplie d’insouciance mais aussi de bonne humeur. L’originalité du texte est que chacune va raconter, ä tour de rôle, les diverses péripéties de leur périple en Bretagne. Pour donner une idée du livre, voici un extrait raconté par l’une d’entre elles. « Ses yeux couleur d’obsidienne, flamboyaient sous ses sourcils froncés. Cet homme avait un don fantastique pour m’énerver. J’avais envie de frapper son visage aux angles nets, d’arracher ses joues couvertes d’une barbe de quelques jours, de briser son nez d’une incroyable perfection, de mordre jusqu’au sang, ses lèvres au renflement presque érotique. »

Bref, l’ouvrage est riche en événements pittoresques et en couleurs de diverses natures. Pour enterrer la vie de jeune fille d’Aurore qui va se marier, ses amies Alizée, Angèle, Aveleen et Abygaël décident d’aller passer quelques jours en Bretagne. C’est l’occasion pour elles de s’amuser follement et de manifester leur joie de vivre. En se promenant à travers les beaux paysages du pays qu’elles traversent « gaiement », elles trouvent le moyen de passer des vacances inoubliables. Ce sont leurs propres existences qu’elles mettent en valeur. Malgré les apparences (leur désir d’obliger Aurore à renoncer à son projet de mariage), elles rêvent chacune, de rencontrer son prince charmant, dans un décor charmant, non loin de l’océan.

Entre réunions d’anciens élèves qui leur permettent de revenir vers le passé, et de ressortir des souvenirs de collégiennes, plus ou moins agréables, elles ne manquent pas de revisiter des lieux qui ont marqué leur adolescence. Mais parviendront-elles à convaincre Aurore, de renoncer à son mariage ? C’est autour de ce dilemme essentiellement, que se situe l’intrigue et leur propension à réaliser leur projet. Pourtant, à travers ce voyage plein d’imprévus, dans une ambiance détendue, parfois loufoque, elles cherchent elles-mêmes à trouver l’homme de leur vie.

En tout état de cause, la lecture de ce roman est facile et le style est d’une souplesse remarquable.

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Album : Camping
Voyage en Bretagne
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De l’autre côté du lac de Stefano Lurati

Posté par khalfi1 le 9 avril 2021

S’agit-il du lac Leman ? Toute l’histoire tourne autour d’un lac au bord duquel évoluent des personnages réels ou fictifs, dans des paysages français, suisses ou italiens. L’auteur a su très bien construire son intrigue avec toutefois, parfois, des confusions sur les personnages et quelques trous noirs qui demandent des efforts de compréhension de la part du lecteur.

Dans l’ensemble, le roman est bien écrit, avec des paragraphes bien structurés.
Bref, les personnages décrits dans ce roman peuvent-ils être dotés de leur propre existence et sortir de la fiction construite par l’auteur, pour circuler de façon autonome dans le monde réel ? Les ombres du passé de Stéphane Louquié, écrivain, « volatile » mais présent sans cesse dans le récit, toujours attablé à la terrasse d’un café pour écrire une histoire mystérieuse, sans début et sans fin, éveillent notre curiosité. Sa vie jusque-là bien réglée, devient déroutante quand une inconnue l’aborde et lui demande de devenir l’un des protagonistes du roman qu’il projette d’écrire. D’abord hésitant, il crée ainsi les personnages binaires de Déborah et d Debra.

Dans ce roman. on discerne bientôt plusieurs fictions mélangées à plusieurs réalités. En fin de compte, nous lisons divers romans dans un seul roman. Stefano Lurati chevauche plusieurs scénarios, tantôt d’un côté du lac, tantôt de l’autre côté du lac, à telle enseigne que tout devient énigmatique et pourtant bien dense par une écriture serrée et pleine de vivacité. Ce qui nous amène à douter et à croire que nous sommes dans un rêve ou plutôt dans des rêves. Car dans ce cas, la frontière entre les mirages suscités par un vocabulaire très riche et la vérité des faits tangibles, devient flottante et variable

Enfin, je ne terminerai pas ma chronique sans citer un passage fort révélateur de l’ouvrage :

« — Monsieur Stéphane, vous connaissez ma discrétion naturelle. alors, n’allez surtout pas croire que je sois atteint d’une subite crise de curiosité aiguë. Non, je vous le dis comme je le pense. Vous ne m’ôterez pas de la tête que ce Jeune homme est le plus autobiogra-phique de vos romans. Mais il me fait en quelque sorte songer à ce que je définirais, faute de mieux, d’autobiographie rêvée. une auto-biographie que, jusqu’à un certain point, vous auriez voulu faire vôtre, mais qui ne l’a pas été. J’en ai l’intime conviction : ce jeune homme vous ressemble en même temps qu’il ne vous ressemble pas, ce qui le rend encore plus énigmatique à mes yeux. »

de lautre côté du lac
Album : de l'autre côté du lac
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Le triptyque: Asphyxie de Clélia Valmont

Posté par khalfi1 le 28 février 2021

Réginald et Caroline, ainsi que leurs enfants, Karen et Raphaël sont les principaux protagonistes de cette entrée en matière qui s’annonce intrigante, prometteuse et intéressante. Mais les apparences sont-elles vraiment trompeuses ? On en saura peut-être un peu plus dans le développement futur du thème choisi par l’auteur.

En tout cas dans ce résumé de cette saga, on sent que les choses ne sont pas aussi simples qu’il paraît. En effet l’auteur nous entraîne dans un tourbillon d’images et de souvenirs qui s’entrechoquent entre eux. C’est un voyage dans le temps et dans l’espace qui s’ouvre à nous. Les événements narrés se suivent à un rythme régulier et nous emmènent vers des horizons insondables.

On voit ainsi défiler, en compagnie des héros de ce court feuilleton, les dates variant de 1956 à 2011. Les paysages et les faits se situent essentiellement entre la Belgique et le Zaïre ( actuellement la République démocratique du Congo). La suite sera certainement plus édifiante et plus fertile

Asphyxie
Album : Asphyxie
Clélia Valmont nous raconte une histoire dans le temps et dans l'espace.
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La Saint Valentin

Posté par khalfi1 le 26 janvier 2021

Le jour de la Saint-Valentin, le 14 février, est considéré dans de nombreux pays comme la fête des amoureux. Les couples en profitent pour échanger des mots doux et des cadeaux comme preuves d’amour ainsi que des roses rouges sont l’emblème de la passion

saint valentin
Album : saint valentin
fête des sentiments et des couples heureux.
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C’est l’occasion d’offrir mon roman  « Marie Christine » à vos amis et à vos proches.

www.publiwiz.com/index.php/catalogue/litterature/romans/marie-christine

marie christine
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Marie Christine, roman sentiment et aussi de voyage.
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Bleu de Laurent Cappe

Posté par khalfi1 le 2 janvier 2021

Frida et   Charles sont les principaux protagonistes et amoureux de ce roman aux accents déchirants par endroits. Avoir la peau bleue, depuis des générations, n’est pas toujours facile et attire des cancans et des ennuis notables. Tel est le cas en effet, de Jean Carson et de son fils Charles. Les préjugés dans ce domaine sont tenaces. Et « les pires tragédies naissent d’une bonne intention ».

Jean Carson, après le suicide de sa femme Marie, doit élever tout seul son fils Charles, auquel il tient comme à la prunelle de ses yeux. Mais la vie au Village n’est pas toujours sereine. Les causes en sont multiples, notamment à cause de la couleur bleue de leur peau. Il s’ensuivra, au cours de divers épisodes beaucoup de tracasseries. Surtout que les fourberies de Louis et Maurice Duriez ne sont pas étrangères à cette situation et à ce dilemme.

Un Directeur de cirque débarque un jour chez les Carson et leur propose d’intégrer sa compagnie, moyennant une célébrité et beaucoup d’argent. Refus catégorique des intéressés car ils ne veulent pas devenir des animaux destinés à distraire le public. D’autres événements tapissés d’émotions et d’interrogations agrémentent ce récit plein de rebondissements et de faits sordides comme par exemple, la proposition indécente effectuée par Louis Duriez  à Frida, la fille adoptive de Guillaume et de Rose.

Le suicide de Frida et le retour inattendu de Charles, après sa disparition mystérieuse et son absence injustifiée ajoutent un grain de sel à l’histoire racontée. Car il y a aussi que l’enlèvement d’Arthur, le fils de Frida et de Charles, pour le soigner par des médecins parisiens, achèvent de brouiller les cartes, dans une atmosphère digne de Kafka. La guérison interviendra au bout du chemin et « la peau bleue » ne sera plus qu’un lointain souvenir.

Enfin, la narration est plaisante et les chapitres denses et pleins de vivacité se succèdent à un rythme régulier. Ce roman mérite d’être lu,  apprécié et classé dans sa bibliothèque.

Laurent Cappe
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La peau bleue
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Pax Deorum de Cedric Plouvier

Posté par khalfi1 le 27 décembre 2020

 

 

 

 

Le roman de Cedric Plouvier, à savoir  Pax Deorum (Paix des Dieux) offre une lecture simple et complexe à la fois, par la multitude des scènes et des personnages aux consonances latines nombreuses et uniformes, à telle enseigne qu’il arrive qu’on se trompe dans leur identification exacte. Il est difficile de ne pas les confondre, tellement ils se ressemblent dans la présentation de leurs noms et de leurs généalogies, par l’auteur de l’ouvrage.

 

En effet, nous sommes au IVième siècle avant J.C et le commencement de la brillante civilisation romaine, héritière de la civilisation grecque. Elle se bâtit aussi sur la confrontation victorieuse avec les précédents habitants de la péninsule italienne, à savoir les Etrusques.

 

Les loups géants, le mystère du Lac et d’autres épisodes sont ainsi cités tout le long de la narration. Ils ajoutent des touches pittoresques au déroulement des événements dans ce roman aux multiples rebondissements, comme un thriller.

Dans Ce tome 1,  on  retrouve plusieurs familles romaines, des gens du peuple, des artisans, des paysans, des brigands, des enfants,  des personnalités plus hautement placées, la plèbe, les tribuns, les sénateurs, les consuls et les centurions. Le tout est enveloppé dans une atmosphère de légende et nous offre une vue assez  précise et vaste  de la société romaine de l’époque : Les descriptions des mœurs et des lieux sont abordées avec beaucoup de détails qui montrent la richesse et le faste dans l’ascension de la Rome antique. Il y a également la peinture des villas romaines, les paysages grandioses de l’Italie,  la consistance des vêtements de l’époque, les rôles variés au sein des familles romaines et aristocratiques de cette période.

 

 

Cette lecture permet   de passer en revue les intrigues au sein de la plèbe et du Sénat romain. On y constate des manipulations, des trahisons, des brutalités, des magouilles, des scènes burlesques dignes d’un théâtre de boulevard. Il existe un côté fantastique et en même temps déroutant des événements racontés et une réalité quelque peu insaisissable. Cela n’empêche pas le déroulement logique et rationnel de l’histoire. En fin de compte, ce livre offre au lecteur l’opportunité de se cultiver et de se plonger en plein milieu d’un univers inconnu mais non dénué d’intérêt du point de vue humain et historique.

 

 

Avec une plume ample et incisive, l’auteur a su recréer l’atmosphère particulière de plusieurs siècles en arrière, bien avant l’Empire d’Auguste et de Jules César.  On plonge ainsi sans aucune résistance, dans les dédales d’un roman qui ne serait que le début d’une longue saga et de la  première République romaine, au passé prestigieux.

 

Enfin, on pourrait résumer ce premier livre par le passage suivant              « Vois-tu, Marcus, Rome s’est construite grâce à des hommes de pouvoir et d’action. Elle est née dans la souffrance, il y a de cela plusieurs siècles, et elle n’a pu grossir qu’en s’imposant face à des ennemis qui ont toujours voulu la détruire avant qu’elle arrive à l’âge d’homme. Parmi ces gens de bien, il y a toujours eu des Valerii. Notre famille est présente depuis le début, bien avant ton père et moi. Si nous sommes encore là aujourd’hui, c’est parce que notre mission a toujours été de faire en sorte que cette mémoire familiale, notre image sociale, continue de briller dans la pénombre que nous vivons aujourd’hui «  

 

Cedirc Plouvier
Album : Cedirc Plouvier
Un plongeon dans la Rome antique
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La confrérie des mots de Philippe Caillaud.

Posté par khalfi1 le 3 décembre 2020

La confrérie des mots

Une confrérie est normalement une association pieuse, d’assistance mutuelle et d’entraide, souvent associée ou confondue avec les corporations au Moyen Âge.

Justement ce roman débute à partir de l’an 1208 après J.C, dans les premiers temps du Moyen-Âge, bien avant la Renaissance. La confrérie dont il est question est plutôt une organisation guerrière, à la recherche de plusieurs Livres sacrés liés au début de la Chrétienté, Il y est question d’Inquisition, de menace d’extermination des cathares et des albigeois.

C’est un roman historique assez saisissant par l’ampleur de ses descriptions et par la stature imposante des individus qui animent presque toutes les scènes et les événements. On y retrouve tous les ingrédients d’un récit historique avec plusieurs personnages ayant l’héroïsme dans les veines, comme le preux chevalier Rimbaud de Vacqueyras avec son esprit de décision, son intelligence, sa vaste culture et ses prises de risque pour faire triompher sa cause, A ses côtés évoluent d’autres guerriers tout aussi prestigieux, comme par exemple Jean le Preux, issu de l’ordre des Templiers, et Estienne de Coumargon, jeune cavalier à l’allure chevaleresque et plein de prestance.

Nous vivrons une sorte d’épopée dans une reconstruction historique magistrale pleine de rebondissements et à la saveur antique, A la faveur de cette ambiance particulière, nos héros traverseront bien des épisodes éprouvants et euphoriques, lors de leurs différents périples, sur des terres françaises, puis dans le nord de l’Italie, Ils seront obligés de mener de nombreux combats dans cette lutte pour le pouvoir des Mots, et pour compléter leurs Livres, au fur et à mesure de leurs avancées dans des paysages variés et des territoires pittoresques et féeriques. De nombreux obstacles leur seront opposés, et dans une guerre sans merci, leur volonté, leur ténacité, leur désir d’atteindre leur but, leur assureront une maîtrise certaine de leur force et de leurs nerfs. Dans la communauté de leur destin, se mélangent des sentiments d’amour et de haine, sans pour autant qu’ils perdent leurs qualités et l’aura qui entoure leurs actions.

Ouvrage donc intéressant, riche en détails de l’histoire de France au Moyen-Âge, et plein d’enseignements sur cette période  sortant de l’ordinaire et de l’âge des ténèbres.

Philippe Caillaud.
Album : Philippe Caillaud.
Roman intitulé La confrérie des mots
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