Panorama

Posté par khalfi1 le 25 septembre 2008

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Chant sétifien

Posté par khalfi1 le 19 septembre 2008

Chorégraphie des lycéennes du Lycée El Houria de Constantine
 

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La science fiction

Posté par khalfi1 le 19 septembre 2008

 

 

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La science fiction fait partie de la littérature moderne. Ni l’expressionnisme allemand, ni le surréalisme français, ni les productions hollywoodiennes, ni les bandes dessinées de la grande presse ne pourront l’asservir entièrement ou reproduire les sentiments que nous inspirent la lecture des romans du genre. Car la science fiction est par nature, rebelle à tout ordre établi et à tout essai de la faire rentrer dans la sphère du conformisme. Elle est une révolte de l’intelligence contre la nature des choses, contre tout ce qui est imposé à l’homme, contre la pesanteur de la vie quotidienne, contre le temps qui passe et qui ne revient jamais, contre toutes les autres formes de  la vie et de la pensée. Elle est l’éternelle et l’insaisissable subversion de l’imagination. Elle invente ce qui est irréel pour le faire rentrer dans la réalité. Ses affabulations deviennent palpables, dès l’instant où l’écrivain manipule avec doigté ses pulsions intérieures et des concepts à priori composés de toutes pièces. Qu’une société se fonde un jour dans la quatrième dimension et la science fiction prendra le maquis dans la cinquième. En laissant les hommes jouer avec les hypothèses et les constructions intellectuelles vaporeuses, la science fiction les dégoûtent de leur condition, surtout lorsqu’il s’agit de remettre les pieds sur terre, après une visite dans l’espace intersidéral. Par son mépris de l’ordre social ou des influences politiques, économiques et culturelles, elle permet à l’esprit de s’évader vers un ordre copernicien supérieur, sans entraves et plein de découvertes. Elle permet aussi une extraordinaire exploration de la condition humaine.

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Mark Twaïn

Posté par khalfi1 le 18 septembre 2008

 

 

Ce n’est pas un hasard si Mark Twaïn fut le premier écrivain à utiliser la machine à écrire. Il est le père du fameux style parlé, direct, concret, du style elliptique, qui tord le cou à la rhétorique, style de journaliste, style crépitant pour machine à écrire, style rapide pour coups de téléphone interurbains, style qui se tape avec trois doigts, en pardessus, le chapeau sur la tête et le cigare aux lèvres, dans une salle de rédaction. C’est que T.S.Eliot, le Paul Valéry anglo-saxon, peu soupçonnable d’indulgence pour un génie si différent du sien, a bien compris : « Mark Twaïn, écrit T.S.Eliot, a découvert une nouvelle manière d’écrire, valable non seulement pour lui, mais pour les autres. A cet égard, il faut parler avec Dryden et Swift parmi les écrivains qui ont renouvelé la langue, qui ont donné un sens nouveau aux mots de la tribu. »

Le peuple américain a souscrit spontanément à ce jugement. Répandu à des millions d’exemplaires, Mark Twaïn est de loin l’écrivain le plus populaire des Etats-Unis, le seul classique qui soit authentiquement populaire. S’il n’y a que deux livres dans un foyer du Wyoming ou du Nebraska, il y a de grandes chances que l’un soit la Bible et l’autre Mark Twaïn.

« Toute la littérature américaine moderne descend d’un livre de Mark Twaïn intitulé Huckleberry Finn. C’est le meilleur livre que nous ayons eu. Tout ce qui s’écrit en Amérique vient de là. Il n’y avait rien avant. Il n’y a rien eu d’aussi bon depuis. »Ainsi parlait Hemingway.

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Amicalement votre

Posté par khalfi1 le 17 septembre 2008

 

 

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Pavarotti-Ave Maria-Schubert

Posté par khalfi1 le 16 septembre 2008

 

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Le « parlement »

Posté par khalfi1 le 15 septembre 2008

Ils augmentent leurs salaires et s'offrent des vacances prolongées : Les députés lâchent la population

 

Ils augmentent leurs salaires et s’offrent des vacances prolongées : Les députés lâchent la population.

Le député algérien n’a de compte à rendre à personne, ni à son parti, ni à l’Assemblée populaire nationale, ni aux électeurs. Il peut s’absenter autant de fois qu’il le veut. Un député peut, s’il le désire, rester muet durant toute la période de son mandat. Et cela sans prendre le risque d’être inquiété. Certains parlementaires n’ont pas mis le pied à l’APN depuis les élections du 5 mai dernier.

 

Ont-ils été convoqués ? Ont-ils été rappelés à l’ordre ? Aucunement ! L’absence de contrôle interne et le vide juridique existant au niveau du règlement intérieur et de la loi organique régissant le fonctionnement de l’APN laissent le champ libre à tous les dépassements. En attendant, l’APN est souvent marquée par l’absentéisme. Elle reste vide également durant plusieurs périodes de l’année. Ses occupants l’ont désertée au moment même où le premier magistrat du pays a décidé de les récompenser en doublant leur salaire. Celui-ci grimpe ainsi de 133 000 à 330 000 DA ! Ne dit-on pas qu’en Algérie, ce sont toujours ceux qui en font moins qui perçoivent plus ?…

Dans d’autres pays, à l’image de l’Espagne, le bureau de l’Assemblée procède à des ponctions sur les salaires des députés abandonnant sans motif leur chaise. Aujourd’hui, en Algérie, il n’existe aucune base sur laquelle on peut convoquer un député qui abuse de l’argent des contribuables et qui brille par ses absences. En revanche, les députés perçoivent leur salaire jusqu’au dernier centime sans même faire de la figuration, ne serait-ce qu’une fois durant leur mandat de cinq ans. La preuve : la rentrée scolaire a eu lieu et les bambins de 5 ans ont rejoint le banc de l’école sans que les députés ne se soient manifestés. Comme d’habitude, personne à l’APN ne s’est senti concerné par les problèmes rencontrés par la population. Les élus du peuple ont choisi de se réfugier, en ce mois sacré, dans leurs wilayas respectives en attendant le sifflet du gouvernement, confirmant ainsi que le Parlement n’est qu’une chambre d’enregistrement juste bonne à égayer la galerie ou orner la « façade démocratique » du pays.

Sinon, qu’est-ce qui aurait empêché l’APN de dégager une commission ou un groupe de travail pour s’enquérir des conditions dans lesquelles a eu lieu la rentrée scolaire ? Rien non plus n’aurait empêché l’Assemblée de désigner des députés pour contrecarrer les propos du ministre du commerce qui parle de baisse des prix des produits alimentaires alors que la réalité démontre le contraire. « Le député n’a pas de limite dans ses prérogatives. Il existe une multitude de sujets sur lesquels il peut se pencher et soulager ainsi les citoyens, mais la volonté à tous les niveaux fait défaut », a souligné une source proche de l’APN.

Le représentant du RCD défend le député et reproche plutôt à l’administration sa réticence envers les élus. « Les walis refusent de travailler avec les députés et ce, en dépit de l’instruction du ministre de l’intérieur. De mon point de vue, tant que l’élu n’a pas un statut qui définisse ses prérogatives vis-à-vis de l’administration, il aura toujours les mains liées », a plaidé M. Khendak, qui regrette que la léthargie qui prévaut actuellement au niveau du politique et en haut lieu se répercute incontestablement sur le député. « Tout le monde est accroché à l’annonce de la candidature de Bouteflika et à la révision de la constitution. Un pays qui s’accroche à ce genre d’appréhensions n’est pas près de se développer », déplore M. Khendak.

Par ailleurs, pour certains observateurs, cette défaillance n’incombe pas uniquement à l’APN, mais elle est partagée entre les députés et le gouvernement. Il est aussi inadmissible que le secrétariat général du gouvernement chargé de déposer les projets de loi au niveau de l’APN n’envoie aucun texte depuis plusieurs jours. Hormis la commission des finances, qui se penchera à partir d’aujourd’hui sur l’élaboration de la loi de finances 2009, les 11 commissions restantes chôment. A titre de rappel, certaines commissions n’ont jamais eu à traiter un projet, car elles ont été mises en place à des fins purement politiques.

 

Par Nabila Amir

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Où se trouve ce monument?

Posté par khalfi1 le 12 septembre 2008

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Nostalgie d’Algérie

Posté par khalfi1 le 9 septembre 2008

 

Mick MACCOTTA – Artiste Pied-Noir – Auteur-compositeur-interprète

www.mickmaccotta.com
contact@mickmaccotta.com

Souvent, je pense à mon enfance, mon ado au quartier des HBM du RUISSEAU à ALGER, là, où je suis né – les maisons blanches, les marchés, la mer, ma famille, mes copains et copines des différentes communautés, mon quartier, mon école et collège, les plages comme Sidi Ferruch -Je me rappelle aussi des «Couleurs et Parfums»…..
C’est le Titre que j’ai donné à ma chanson, extraite de mon dernier album du même nom et pour laquelle, j’ai décidé de tourner un clip que je vous transmets par le lien ci-dessous.
Si cette chanson, ce clip, vous plait, faites le suivre en cliquant sur « transferer », à votre famille, vos amis vos relations en leur demandant d’en faire autant pour que des millers de personnes le voient -
Nous étions plus d’un MILLION, de toutes confessions à rejoindre la Métropole en 1962 -

En tant qu’artiste Pied Noir, Chanteur-Auteur-Compositeur, j’ai voulu le rappeller 46 ans après…… et, je le « dis » comme « je le chante » en refrain dans ma chanson …..

Mon voyage est toujours le même….. des vagues de sable…. Un seau de mer…….
Quand je pense à cette terre lointaine….c’est l’air d’la mer qui me revient

Ayant écrit la musique, j’ai fait appel à mon ami Yves Chardon, également enfant du Ruisseau, pour co-écrire ensemble le texte de « Couleurs et Parfums ».

L’album « couleurs et parfums », est disponible sur le site, si vous souhaitez vous le procurer.

Amitiés musicales, et en espérant que cette chanson qui est, quelque part également la vôtre et qui fait partie de notre histoire rencontre le meilleur accueil. Mick MACCOTTA

 

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Fernandel. L’accent en poème

Posté par khalfi1 le 9 septembre 2008

 

 

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Demain dès l’aube

Posté par khalfi1 le 7 septembre 2008

 

 

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et, quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo

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Poème

Posté par khalfi1 le 6 septembre 2008

 

 

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Annaba

Posté par khalfi1 le 4 septembre 2008

Bône la coquette. Ruines romaines d’Hippone. Basilique de Saint-Augustin. Plages de Chapuis et de Saint-Cloud. Massif de l’Edough. Cours Bertagna (ou de la révolution). Station touristique de Seraïdi (ex-Bugeaud).

 

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Les violons de l’automne

Posté par khalfi1 le 31 août 2008

Dans ce fameux message de la BBC, il n’est pas fait référence au poème de M Verlaine. Mais à une chanson de M Trenet qui lui s’était inspiré de Verlaine.

Trenet :
Les sanglots longs des violons de l’automne
Bercent mon coeur d’une langueur monotone.
Tout chancelant et blême quand sonne l’heure
Je me souviens des jours anciens et je pleure
Et je m’en vais au vent mauvais qui m’emporte
De ci , de là, pareil à la feuille morte.

Verlaine :
Les sanglots longs des violons de l’automne
Blessent mon coeur d’une langueur monotone.
Tout suffocant et blême quand sonne l’heure
Je me souviens des jours anciens et je pleure
Et je m’en vais au vent mauvais qui m’emporte
De çà , de là, pareil à la feuille morte.

 

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Incroyable mais vrai

Posté par khalfi1 le 31 août 2008

 

De nos jours, le tribalisme prévaut encore dans les Aurès. En témoigne cet article lu sur le journal El-Watan.  Incroyable mais vrai. Il faut le lire pour le croire.

Lors de l’épreuve orale du concours de recrutement de journalistes à la radio de Khenchela, dont le lancement est imminent, un jeune candidat – dont nous tairons le nom et le lieu de résidence pour ne pas hypothéquer ses chances – a été amené à répondre à la question suivante : êtes-vous Nemmouchi ou Ammari ? Sans exagération aucune, sa réponse, comme il le sait, déterminera sa réussite ou son échec, sans aucune considération pour le reste. Les Nemmemchas et les Amamras sont les deux grandes tribus qui composent la population chaouie dans la wilaya de Khenchela.

Khenchela De notre envoyé spécial

 

La première est majoritaire, l’autre domine actuellement tous les rouages de l’administration locale et, par conséquent, les leviers de gestion des fonds, des projets de développement, de recrutement, etc. La rivalité, tantôt sourde tantôt fracassante entre les deux tribus, rythme le quotidien des Khenchelis et forme l’unique grille de lecture des principaux événements dans la région, les jeux de positionnement et les enjeux qui les sous-tendent.

Il s’agit de ce qu’on a solennellement appelé « la plate-forme des arouchs pour la lutte contre les hors-la-loi ». Un document de droit coutumier (ôrfi) de 15 articles qui, soi-disant, comportent des pénalités appliquées aux auteurs de crimes ou délits, définis également par ce même document. Une véritable grille de dédommagement pécuniaire (diya) infligée aux personnes reconnues coupables et leurs familles, allant de 10 000 DA pour les coups et blessures nécessitant 14 jours de repos, à 500 000 DA pour le meurtre avec préméditation.

Les réactions ne se sont pas fait attendre pour dénoncer cette initiative venue, pour certains, comme la ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH), se substituer aux lois de la République et servir un Etat dans l’Etat. En parallèle, des groupes de Batna, Tébessa, Oum El Bouaghi, Biskra et même Ouargla ont fait le déplacement jusqu’à Khenchela pour se procurer le document et le ratifier. Lors des émeutes qui ont secoué la ville en juin 2001, Cheikh Zoheir, l’imam de la grande mosquée Emir Abdelkader et le Dr Mihoub Benzaïm, illustre notable spécialement dépêché de France, ont été plus efficaces pour calmer les émeutiers avec la méthode conciliatrice que l’ensemble des politiques ayant intervenu.

   Les comités de sages, composés de notables représentant les grandes familles, les communes et dechras, agissent dans le cadre de structures sans complexité (plutôt horizontales que verticales) et examinent les doléances deux jours par semaine quand il n’y a pas urgence. Autour d’un grand couscous, les parties opposées sont invitées, à savoir raison gardée, faire tarir la source de la vengeance et mettre fin à son cycle, la loi du talion étant ici une règle.

Le président de la LADDH attire l’attention aussi sur le caractère vicieux de certains articles et prend comme exemple celui qui a trait au viol de la femme mariée qui reflète, selon lui, la misogynie des rédacteurs du document et leur total mépris envers la femme. L’article stipule que dans ce cas, le coupable doit payer 200 000 DA de « diya », à verser non pas à la victime mais à son mari !

  Nemmemcha est le ârch majoritaire établi jusqu’au territoire de Tébessa et dont les ramifications s’étendent jusqu’à Gafsa dans le sud de la Tunisie. S’il est politiquement moins influent que son rival, économiquement il l’est encore moins ; d’ailleurs, la disparité s’offre au visiteur de Zoui sans la moindre omission. Les signes de misère extrême se manifestent partout sur ces terres gagnées par le désert ; l’analphabétisme d’un autre âge défie ici toutes les statistiques de Benbouzid (quelque 7 000 enfants sont privés d’école dans ces contrées éloignées). Les parents n’ont pas d’autre choix que d’exploiter leurs terres du Sahara.

En s’y établissant avec leurs familles, ils sont obligés de retirer leurs enfants de l’école sans pouvoir les placer là où ils vont puisque, là-bas, il n’y en a pas. Entre les différents sous-ârchs nemmouchis, les batailles, parfois meurtrières, pour la division et l’exploitation de ces terres, durent depuis plusieurs générations et alimentent l’actualité et les faits divers des colonnes de la presse. L’Etat observe de loin ces conflits fratricides et abandonne à leur sort les antagonistes qui semblent, de leur côté, incapables d’aboutir à un juste partage.

Aujourd’hui, toutes les promesses de développement ne sont guère tenues, hormis le gaz naturel, arrivé en 2008 devant les foyers sans pouvoir y pénétrer, puisque la majorité écrasante des familles est incapable de règler les frais de placement du compteur.

  Les jeunes n’en veulent plus. Défiant leurs aînés, ils rejettent ce modèle et aspirent à plus d’équité et à des chances basées sur le mérite et non sur l’identité. C’est à la lumière de cette réalité qu’il faut considérer ces faits qui ne manquent pas d’appeler d’autres interrogations : s’agit-il juste d’une actualisation des tarifs ou alors de la résurgence d’une pratique tombée en désuétude, traduisant l’impuissance de l’Etat dans la gestion des affaires publiques et des relations entre citoyens ? Selon le procureur général près la cour d’Oum El Bouaghi, dont dépend la juridiction de Khenchela, il n’existe pas d’interférence entre l’action de la justice et cette initiative, si celle-ci existe vraiment, affirme-t-il. Pour lui, l’institution judiciaire applique les textes contenus dans les différents codes et rien d’autre, et ne tient compte d’aucun autre procédé.

 

 A Khenchela, on sent qu’il y a une volonté de minimiser les choses. L’annonce de l’imam a visiblement gêné les autorités à cause des projecteurs, soudain allumés, au moment où l’action pouvait se passer dans la discrétion. Il faut dire que l’administration locale s’en accommode et il lui arrive même de faire appel au comité des sages dans des situations où ses propres outils se révèlent caducs ou impuissants.

 

Par Nouri Nesrouche

 

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Récits de Mohamed Dib

Posté par khalfi1 le 28 août 2008

 

Mohamed Dib est l’un des plus grands écrivains algériens. Depuis son entrée en littérature en 1951, il a enchaîné recueils de nouvelles, quatre recueils de poésie, une pièce de théâtre et plusieurs romans. Son livre Qui se souvient de la mer ? marque le passage résolu à une écriture moderne, loin de ses premières créations trop académiques. On y décèle la difficulté de vivre et le questionnement devant un réel impossible à appréhender dans sa totalité. Tellement il est fuyant et échappe entre nos mains comme une eau qui ruisselle. Dib nous explique ainsi son recours à ce type d’écriture  » La brusque conscience que j’avais prise à ce moment-là du caractère illimité de l’horreur et, en même temps, de son usure extrêmement rapide est, sans doute aucun, à l’origine de cette écriture de pressentiment et de vision. » Pour mieux se faire comprendre, il rappelle Guernica de Picasso :  » Pas un élément réaliste dans ce tableau -ni sang, ni cadavres- et cependant, il n’y a rien qui exprime autant d’horreur. C’est là l’aspect le plus important de cette démarche : celui d’accoucheur de rêves. »

 

Extrait de Qui se souvient de la mer ?

 » Ce nom de Nafissa qui a pour sens tant le lieu d’habitation que l’âme qui y trouve abri et son activité, désigne aussi notre lignée et l’enseignement qui nous est légué ; et nous n’appelons pas nos femmes autrement. Je la vois encore comme je la voyais en ces temps éloignés, je la vois, et je voudrais toujours m’étendre à son ombre, et, dans ses frondaisons dorées, suivre du regard, la trace de mes songes. Souviens-toi de moi ! N’oublie pas de te couvrir de fleurs au printemps ! Je ne soupçonnais pas la souffrance de l’arrachement, mais que de toi je fus privé, je vécus sur une terre de terreur permanente. »

(Qui se souvient de la mer ?, ed. du Seuil, Paris, 1962.)

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Tristesse

Posté par khalfi1 le 20 août 2008

 

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Serre-moi fort… J’ai froid.

Posté par khalfi1 le 13 août 2008

 

M’hammed B.Larbi vient de « commettre » son quatrième roman. Comme à son habitude, il excelle dans l’art de présenter ce que j’appelle des situations « renversées ». Son écriture n’est pas linéaire. Ses chapitres peuvent très bien commencer par la fin de l’histoire pour finir avec son commencement. Parfois même, c’est par le milieu qu’il tisse sa trame dans une sorte de spirale laquelle ne vous fait perdre en aucune manière, le fil conducteur et les principaux répères de l’écriture du roman. Tout est compréhensible et simple, émouvant et saisissant.

 » Il y avait la concupiscence des hommes dont les yeux s’éclairaient subitement d’une lueur lubrique à chaque fois que Sihem faisait état de son statut social.

Mais le problème le plus douloureux, l’épreuve la plus pénible, ce furent les questions de Salim qui s’étonnait de ne pas avoir de papa comme ses camarades. Salim qui demandait le sens du mot bâtard dont l’avaient traité ses copains. Elle dut consoler, mentir, inventer un père magique qui habitait le ciel et qui reviendrait bien un jour. Elle ne savait pas que Salim savait.

Malgré toutes ces vicissitudes, Sihem s’en était, dans l’ensemble, bien sortie, à force de courage, d’ardeur au travail et de tenacité. »

 

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Harry Potter. Et les reliques de la mort.

Posté par khalfi1 le 12 août 2008

« Ils consacraient leurs journées à tenter de déterminer où pouvait bien se trouver l’épée de Gryffondor, mais plus ils évoquaient les endroits où Dumbledore aurait pu la cacher, plus leurs spéculations devenaient excessives, désespérées. Il avait beau se creuser la cervelle, Harry ne parvenait pas à se souvenir que Dumbledore ait jamais mentionné un lieu quelconque dans lequel il aurait eu l’idée de dissimuler quelque chose. Parfois, il ne savait pas si c’était contre Ron ou contre Dumbledore qu’il était le plus en colère.  » On croyait que tu savais ce que tu faisais… On croyait que Dumbledore t’avait expliqué comment t’y prendre, on croyait que tu avais un véritable plan ! «  

Partie du chapitre Godric’s Hollow

J.K. Rowling est née en Angleterre. Elle est diplômée en littérature française et en philologie. C’est en 1990 que l’idée de Harry Potter et de son école de sorciers germe dans son esprit, lors d’un voyage en train.

La suite ressemble à un conte de fées. Le premier agent auquel elle envoie son manuscrit le retient et une petite maison d’édition britannique décide de publier le livre. Grâce au bouche à oreille, le succès deviendra phénoménale.

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Les livres

Posté par khalfi1 le 8 août 2008

Les livres sont un puissant dérivatif et permettent de rentrer dans les rêves des autres. Ils sont parfois une sorte de thérapie personnelle pour oublier les lourdeurs de la vie quotidienne. Quand on prend connaissance de l’écriture d’un auteur, il y a une sorte de magie qui s’opère. On oublie tout pour se plonger dans un irréel bienfaisant. On potasse des ouvrages qui vous font comprendre ceux  que vous lisez, le mouvement de leurs pensées et de leur personnages, la belle description des lieux et des paysages, les sentiments sublimes qu’éprouvent les héros de l’histoire. Un autre monde plein d’inconnu. Vous suivez avec délice, le cheminement du récit qui vous porte vers l’évasion et l’oubli de tout ce qui vous entoure. J’aime lire, aussi bien les écrivains anciens que les nouveaux que je découvre, ravi, au cours de mes pérégrinations sur Internet.
Quand j’ai un livre entre les mains, je ne peux empêcher la curiosité de me saisir et les frissons de me parcourir à l’idée que je vais découvrir la personnalité de l’auteur, son talent, son art, son habilité à raconter ce qui lui étreint le coeur ou submerge sa conscience. Les écrivains sont comme des dons de la nature, aptes à vous révéler les secrets qui vous échappent ou à vous donner une autre vision du monde. Ou parfois de vous-mêmes. Lire devient comme une drogue dont on ne peut plus s’en passer. Comme l’air qu’on respire ou les aliments qu’on mange. C’est en quelque sorte, la nourriture de l’esprit. Je ne veux pas être prétentieux mais la littérature me permet de mieux cerner le sens des amours éternelles, et de m’éloigner des vanités humaines périssables, basées sur l’argent, la fortune, les fausses gloires, les faux mirages, les notoriétés préfabriquées et les apparences trompeuses.

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Vacances ou galère?

Posté par khalfi1 le 6 août 2008

 

Aérogare internationale d’Alger. Lundi. Août, franchement moins caniculaire que ce que la terre Algérie a eu à subir par le passé, s’est invité depuis déjà quatre jours.
Tout près de nous, Rabah s’ajuste une grosse prise de chique sous la lèvre supérieure, flashe une fois de plus le tableau électronique d’affichage et grommelle quelque chose d’à peine audible, l’air de quelqu’un qui se retient difficilement de vomir une colère. Il n’a pas eu besoin, d’ailleurs, qu’on le sollicite expressément pour qu’il se libère de l’ire qui l’étouffe. Il lâche du haut débit dès qu’il saisit, au regard, notre besoin d’en savoir. «Encore un retard. C’est toujours pareil pour ces vols de la compagnie Air Algérie en provenance de Marseille. Hier, j’ai dû, pour cause de retard, poireauter jusqu’à 22 heures passées pour quitter les lieux», vocifère-t-il. Rabah est chauffeur de taxi. Dimanche, il était là pour accueillir et transporter Saïd qui rejoint ses parents rentrés, eux, quinze jours auparavant. Lundi, c’est Kamel, beau-frère de Saïd, que notre chauffeur de taxi est venu attendre. Kamel devra embarquer avec son épouse et leur petit garçon. «J’espère seulement que le retard ne sera pas aussi long qu’hier», prie Rabah qui voudra repartir à Bouira avant que le soleil ne se couche. 
Des mains qui poussent et des yeux qui cherchent
Une foule compacte agglutinée aux barrières délimitant un couloir de sortie pour passagers plante ce qui nous est permis d’observer comme décor de ces arrivées. Elle doit éprouver quelques amusements à guetter ainsi, des longs moments durant, les têtes et corpulences qui franchissent la sortie. «Non, ce n’est encore pas lui, ça sera certainement le prochain», doit se dire chacune des personnes à chaque fois qu’une silhouette pointe à la sortie et s’avère n’être pas le parent ou l’ami attendu.  Yacine, frêle silhouette, teint basané, pousse un chariot sur lequel sont posés une valise et un petit sac. Il a la trentaine et il arrive de Rome, la cité éternelle. Il a voyagé avec Alitalia, sur le vol AZ 800. Il ne dit pas ce qu’il fait exactement à Rome mais qu’il travaille et s’y être installé depuis 7 ans. C’était avant que les pirogues de chez nous ne soient autant prisées par les «harraga. Il est algérois et revient passer des vacances parmi sa famille et ses copains. Une vingtaine de jours seulement. «Je viens chaque été, à la même période.  Il atteste qu’il a plutôt bien voyagé, sans tracas singuliers. Il regrette juste que les compagnies aériennes internationales soient devenues avares et ne servent qu’une maigre pitance à bord. Il estime, en revanche, que les conditions de débarquement à l’aérogare d’Alger sont nettement meilleures que celles d’avant, lorsqu’il fallait faire des heures de queue avant de franchir le poste de la PAF. «C’est mieux qu’avant…», laisse-t-il tomber, avant de réimprimer un mouvement cinétique à son chariot et piquer droit vers l’extérieur. Kamel, que Rabah le chauffeur de taxi attendait, arrive, en compagnie de son épouse et de leur unique enfant, à 17 heures moins le quart. Il aurait dû être là aux environs de 16 heures. Le jeune couple est tout content d’être là. Les retards, ça lui connaît. Ça peut passer quand ce n’est pas excessivement long. Kamel est en France depuis six ans. Il s’est installé grâce au mariage. Sa femme dispose de la nationalité française. Il a changé de pays mais pas de métier. Il était maçon, ici, en Algérie. Il travaille dans le bâtiment à Marseille. C’est la seconde fois qu’il revient passer des vacances à Bouira depuis qu’il s’est installé en France.  Il ignore aussi qu’un programme spécial accueil des émigrés qui choisissent le pays comme destination de vacances est mis en place.
Repartir, c’est toujours mourir un peu
Pendant que des vols en provenance de Marseille, Toulouse, Frankfort, Genève, Rome, Barcelone, Tunis et d’autres villes déversent des flots d’émigrés de retour au pays pour des vacances, d’autres vols en partance d’Alger attendent d’embarquer ceux qui doivent repartir.  Ahmed doit embarquer vers Charles-de- Gaulle. Il voudrait bien prolonger son séjour mais il est bien obligé de repartir. Il doit reprendre le travail dans deux jours. Il travaille dans les assurances, un boulot qu’il a décroché après avoir trimé à faire les petits boulots. Son diplôme d’ingénieur en statistiques obtenu au début des années 90 à Alger lui a servi pour accéder à cet emploi. Il a passé ses vacances entre Alger, où réside sa famille, et Tipasa, où une bande de copains a loué un bungalow. En tout, il est resté 25 jours. Il a profité pour revoir les copains et bronzer. C’est pratiquement le même rituel chaque été : famille, plage et veillées entre copains. «Je passe mes vacances ici en Algérie. Ça me permet de me ressourcer. Il y a des ambiances qui forcent votre nostalgie». Ahmed n’est pas de ceux qui dégainent la complainte aisément. Mais lorsqu’il devait parler des conditions du retour, il ne met pas de bémol. «Il reste toujours que pour se rendre à l’aéroport, il faut s’y prendre suffisamment à l’avance. Si vous n’avez pas un parent qui vous y dépose, vous devez trimer pour trouver un taxi et lorsque vous le dénichez, il vous faudra payer le prix fort, environ 1000 dinars depuis Alger-Centre. C’est excessivement onéreux», dit-il, ajoutant : «Vous savez, j’ai dû patienter pendant 20 minutes dans la file d’automobilistes avant de franchir le poste de police dressé avant l’accès au parking de l’aérodrome. Imaginez ceux qui n’ont pas le privilège de la climatisation et qui doivent frire sous le soleil ou ceux qui viennent de loin et qui doivent vivre mille embouteillages avant d’arriver.» Il est vrai que, avant de parvenir à l’enceinte aéroportuaire, il vous faut subir un bouchon à vous faire rater votre avion. Ce lundi, le soleil lâche des rayons à vous transpercer le crâne. Vous n’êtes soulagé qu’une fois dans le grand hall. Mais pour cela, il faudra cheminer le long du préau qui vous mène du parking aux portes d’accès. Là, une chaîne, pas forcément la dernière, à faire pour devoir enfin humer l’air frais. Après fouille, paperasse, enregistrement avant de glisser dans le ventre de l’avion qui vous transporte loin d’Alger où vous avez abondamment transpiré quelques heures auparavant.
S. A. I.

 

Source : Le soir d’Algérie

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Adelhalim Hafez

Posté par khalfi1 le 1 août 2008

Belle chanson de Abdelhalim Hafez

« Dites lui dites lui la vérité

Dites lui dites lui que je l’aime dès la première minute..

 

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Vacances de Christian au Brésil

Posté par khalfi1 le 30 juillet 2008

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Les frontières

Posté par khalfi1 le 29 juillet 2008

Je m’imagine être dans un satellite en dehors de l’atmosphère, en train d’observer la Terre, tout auréolée de bleu. Je la vois divisée en mers et continents. Il y a les Océans indien, pacifique, atlantique, arctique et antarctique. Et il y a les continents américain, asiatique, européen, africain et océanique. Avec des caméras à haute résolution, on peut apercevoir les villes, les plaines, les déserts, les pôles nord et sud, les chaînes montagneuses. Mais nulle part, je ne vois les frontières et les noms des pays qu’on découvre habituellement sur les cartes et les atlas confectionnés par les hommes.

Par exemple, j’ai beau scruter le Sahara, je n’arrive pas à distinguer les limites entre le Mali, le Niger, le Maroc, la Maurétanie, l’Algérie, la Tunisie… De même, j’ai concentré mon attention au maximum sur les Alpes, les Pyrénées, les Montagnes Rocheuses… impossible pour moi d’avoir une idée sur les véritables pourtours de la France, la Suisse, l’Italie, l’Espagne, les Etats-Unis, le Canada… On pourrait multiplier les exemples à profusion, sans qu’on ne parvienne à élucider ce mystère lequel au fond, n’en est pas un. Car tous ces pays n’ont rien de naturel et ne sont pas nés d’une génération spontanée. Leurs frontières ont été tracées artificiellement et découlent des guerres, des migrations, des invasions, des vicissitudes de l’histoire et des ambitions des hommes. L’être humain est un et indivisible. Mais sa manie des classifications l’a amené à diviser ses territoires en autant d’entités qu’il existe de langues, de coutumes, de religions, de « nationalismes », et de ce qu’on appelle les « identités ».

 Selon les scientifiques et les astronomes, il existe des milliards d’étoiles et de galaxies. L’univers est tellement infini qu’on en éprouve le vertige. J’espère tout au moins, si par hasard, il y a des systèmes solaires semblables au nôtre, que les habitants d’une autre Terre n’auraient pas commis la bêtise de se dresser les uns contre les autres et n’auraient pas  érigé autant de barrières entre eux.

 

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Visite de M Bouteflika à Bouira

Posté par khalfi1 le 27 juillet 2008

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Finie l’Algérie « pacifiée » où l’on pouvait aller « à pied de Maghnia à Tébessa !  Dix mille agents de sécurité ont été mobilisés pour la visite du président de la république Abdelaziz Bouteflika  dimanche dans la wilaya de Bouira.
Les services de sécurité ont travaillé un mois à préparer l’encadrement de cette visite et n’ont terminé leur travail qu’hier samedi.

 D’autre part, les forces de l’Armée Nationale Populaire déployées dans des zones montagneuses à travers la wilaya de Bouira seront aussi appelées à renforcer de leur présence ainsi que les agents de police et de gendarmerie. Selon Echourouk, les hélicoptères seront utilisés pour empêcher les terroristes de s’introduire au centre ville.  Par ailleurs, les services de sécurité ont renforcé les barrages à travers les issues de la ville, et les entrées des communes qu’inspectera le président. Les véhicules seront également soumis à un contrôle strict à l’aide de scanners de détection d’explosifs, ainsi que des chiens dressés.
Le président de la république ouvrira à cette occasion un tronçon important de l’autoroute est ouest qui s’étend sur 17 KM.
Il est à signaler que c’est la troisième visite officielle qu’effectue le président de la république dans la wilaya de Bouira depuis son élection à la tête de la présidence de la république.

Source : Le Matin

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Laryach plein de rythme

Posté par khalfi1 le 26 juillet 2008

On a bien envie de danser.

 

http://www.dailymotion.com/video/x4g9up

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Le riche et le pauvre

Posté par khalfi1 le 22 juillet 2008

Riches ou pauvres, ils vivent le même malaise social : Jeunes d’Algérie génération divisée

L’Algérie se déclinerait-elle en plusieurs versions ? Le fossé entre les classes sociales est plus flagrant chez les jeunes. Les deux planètes tournent pourtant autour d’un même astre : l’argent. Tandis qu’une catégorie de jeunes exhibe sa richesse avec frénésie, l’autre partie tente par tous les moyens de gagner du fric pour « se mettre à l’abri ». Entre les jet-setteurs du quartier « kitch » de Sidi Yahia et les gavroches d’Alger, il y aurait un fossé d’incompréhension. Adossé à un mur décrépi, un jeune gardien de parking édenté explique l’agressivité des jeunes de son quartier : « Vous êtes une fille de bonne famille, mais si on vous met avec des Indiens, vous deviendriez une junkie, comme eux.

Dans une meute de loups, un agneau ne peut survivre. » Révolté suite à une récente interpellation de la police, il enchaîne : « Si tu travailles, on te dit que c’est interdit. Si tu voles, on t’emmène en prison. On ne sait plus quoi faire. A chaque minute, un « flic » vient te demander tes papiers pour un examen de situation. Les voleurs sont à côté, mais ils préfèrent ne pas les voir. Ils nous utilisent pour boucher les trous, pour salir nos dossiers, pour qu’on soit des minables, comme les autres. »

De l’autre côté de la ville, Sidi Yahia, quartier de Hydra au charme évident, incarne l’opulence d’une partie de la population. C’est là que les grandes marques internationales ont choisi de s’implanter. Le quartier est habitué aux voitures rutilantes et restaurants bondés. La rumeur, que rien ne confirme, raconte que certains y dépenseraient jusqu’à « trois smig » par jour. « Oui, les gens ont de l’argent. Il y a beaucoup de nouveaux riches sans savoir-vivre. On les voit vadrouiller dans leurs voitures à moitié saoûls. Toute la jeunesse algérienne est en mal de repères », nous dit Doria, jeune cadre dans une banque privée rencontrée dans l’un des cafés de Sidi Yahia. Les deux jeunesses en seraient-elles au même point ? 

Dans la piscine Kiffan-Club près d’Alger, des jeunes se dorent au soleil. Ils espèrent que ce sera pour eux le dernier été dans leur pays. « Je préfère poursuivre mes études à l’étranger. Il y a trop d’agressions, trop de voyous. C’est devenu invivable ici », nous dit Wassil fraîchement diplômé de l’Institut national de commerce (INC). Ses amis se plaignent des « autres », devenus leur « enfer ». « J’aimerais pouvoir m’asseoir dans un parc et profiter de la nature. Hélas, c’est impossible. On nous pourrit la vie », s’exclame Imène. Elle voudrait, elle aussi, quitter l’Algérie emportant ses rêves pour seul bagage.

Il apparaît que malgré le clivage, les deux jeunesses partagent le même désir de partir. « Nous avons le même rêve, mais pas les mêmes ambitions », rectifie Wassil. Et de poursuivre : « Contrairement à eux, nous n’idéalisons pas l’étranger. Nous savons que ce n’est pas l’eldorado, nous sommes conscients que ce ne sera pas facile. » Pour Imène, « en Algérie, les jeunes ont plus de chances de gagner de l’argent. Ailleurs, ils pourraient enfin vivre. » « Si l’on veut gagner de l’argent, il vaut mieux rester en Algérie, mais pour ce qui est de la qualité de vie, il faut aller ailleurs », résume-t-elle. Dans un quartier de Belcourt, sous une chaleur de plomb, Mohamed, papa de quatre enfants, raconte sa vie passée en Espagne. « J’ai vécu deux ans en Espagne, c’était la belle vie. J’ai travaillé dans les vendanges, j’avais une certaine dignité. Ici, c’est différent », dit-il. « Si je pouvais, j’irai à cheval, à pied, à la nage… », lance Makhlouf.

Dans leurs discussions sur l’état actuel de l’Algérie, les jeunes de Belcourt parlent beaucoup de « ouledhoum », traduire : les enfants de ceux qui « tiennent » le pays. « Ils ont des tonnes d’argent, mais rien ne nous parvient. Ils préparent le terrain à leurs enfants. Si au moins ils nous donnaient de l’argent pour nous marier ou des visas pour nous casser d’ici », estime Rédha, technicien supérieur en informatique qui travaille en tant que gardien dans une entreprise publique. La perte de confiance dans les hommes politiques algériens est flagrante. « Les Ouyahia, Belkhadem, c’est notre dernier souci. Ils ne se sont jamais préoccupés de nous, ma chafouch fina, on leur rend la pareille », dit Fayçal, gardien de parking.

Par Amel Blidi

 

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L’édition

Posté par khalfi1 le 18 juillet 2008

En Algérie, l’édition se fait à la tête du client. Les auteurs qui sont édités font souvent partie de l’Union des écrivains et de comités de lecture soutenus par des institutions inféodées au pouvoir. C’est-à-dire que les maisons d’édition ne publient la plupart du temps, que des oeuvres entrant dans l’air du temps ou dictées par les ambitions hégémoniques d’un régime autoritaire. Ce qui est contradictoire dans tout cela, c’est que ces maisons ne sont même pas capables d’assurer une qualité du produit, dans tous les cas de figure, tant sur le plan des révisions, corrections, reformulations en adéquation avec les objectifs des auteurs. Que sur le plan des vraies attentes du public. Tout se fait non en fonction du goût du lecteur et du talent de l’écrivain, mais sur la base de la propagande promulgée par la presse et les médias totalement à la solde des puissances de l’argent et soumises à des orientations politiques. Bien sûr, mon but n’est pas de remettre en cause la notoriété d’auteurs algériens déjà reconnus même en France, bien avant l’indépendance ou juste après 1962 : Feraoun, Mammeri, Dib, Kateb, Haddad, Amrouche, Djebar, Sénac, Boudjedra, Djaout, Mimouni, Farès, Tenguour, Bounemeur,… Depuis longtemps, l’édition de leurs oeuvres se fait dans des maisons prestigieuses. Leur promotion s’est faite aussi à l’époque, par une presse indépendante et par des critiques de métier, versés dans l’art de séparer la bonne graine de l’ivraie.

Mais il semble qu’aujourd’hui, avec l’avènement d’Internet, les données ont complètement changé et font perdre son « latin », à l’édition traditionnelle habituée à régner sans partage sur les moyens d’expression par l’écriture. Toutes les frontières sur ce chapitre tendent à disparaître. On peut publier et éditer sur le Net, de façon presque instantanée ses écrits, sans attendre le bon vouloir d’éditeurs motivés plus par le commerce et la rentabilité, plus que par le désir de donner leur chance aux oeuvres littéraires dignes de ce nom.

En tout cas, les prémices d’une dépolarisation bénéfique et d’une plus grande liberté dans les moyens d’impression modernes donnent un sang nouveau et un souffle permanent à l’auto-édition. Elles encouragent les auteurs « en herbe » que nous sommes à donner libre cours à leur inspiration, et à s’affranchir des entraves et monopole exercés jusqu’ici par les autres moyens de diffusion dominé par les sponsors, le marketing et les « maladies » publicitaires.

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Malika Domrane

Posté par khalfi1 le 15 juillet 2008

Belle chanson kabyle de Malika Domrane, revêtue d’une robe qu’affectionnent les femmes de la région et existant depuis les temps les plus reculés. Cette tenue fait partie intégrante des traditions et coutumes locales. Rythme, mouvement et musicalité caractérisent cette mélodie pleine de souvenirs et d’évocations propres au terroir.

 

http://www.dailymotion.com/video/x160w0

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Nedjma-Kateb Yacine

Posté par khalfi1 le 11 juillet 2008

 

La providence avait voulu que deux villes de ma passion aient leurs ruines près d’elles, dans le même crépuscule d’été, à si peu de distance de Carthage ; nulle part n’existent deux villes pareilles, soeurs de splendeur et de désolation qui virent saccager Carthage et ma Salammbô disparaître, entre Constantine, la nuit de juin, le collier de jasmin noirci sous ma chemise, et Bône où je perdis le sommeil, pour avoir sacrifié le gouffre du Rhummel à une autre ville et un autre fleuve, sur les traces de la gazelle fourvoyée qui pouvait seule m’arracher à l’ombre des cèdres, du père tué à la veille de ma naissance, dans la grotte que moi seul pouvait voir de mon balcon, par delà les cimes embaumées, et je quittais avec le père de l’inconnue les ruines de Cirta pour les ruines d’Hippone. Peu importe qu’Hippone soit en disgrâce, Carthage ensevelie, Cirta en pénitence et Nedjma déflorée… La cité ne fleurit pas, le sang ne s’évapore qu’au moment de la chute : Carthage évanouie, Hippone ressuscitée, Cirta entre terre et ciel, la triple épave revenue au soleil couchant, la terre du Maghreb.

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Quand Romane s’y met.

Posté par khalfi1 le 10 juillet 2008

La littérature. Quand l’écrivain passe à l’audio. Ecoutons les paroles de Romane dans « cage de verre ».

 

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Les vacances

Posté par khalfi1 le 7 juillet 2008

http://video.google.com/videoplay?docid=-897985630697399479

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ABBA

Posté par khalfi1 le 6 juillet 2008

Abba – Mamma Mia
Vidéo envoyée par ABBA

Abba – Mamma Mia Pop – (C) 1975 Polar Music International AB Universal Music Division Polydor

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Ingrid Betancourt-Libre enfin!

Posté par khalfi1 le 4 juillet 2008

 

http://www.dailymotion.com/video/x60mbk

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Malika Mokeddem-La transe des insoumis

Posté par khalfi1 le 4 juillet 2008

 

Malika excelle dans l’art de la raison et de la déraison, dans cette volonté de presser les mots jusqu’à en extraire le jus ultime. Elle crée des univers liés à sa personne et aussi à ceux qui l’entourent. Elle dépasse la passion des mots pour construire des ambiances propres à elle, qui portent une empreinte à nulle autre pareille. Je crois que pour elle, l’écriture n’est pas seulement une façon de conjurer le sort, mais une voie pour affirmer sa propre existence. Saisie parfois par le doute et la marche inexorable du temps, elle trouve un refuge salutaire dans sa propre inspiration d’écrivain. Elle se ressource en quelque sorte, au contact des mots. En la lisant, on a l’impression de prendre un café très fort, le matin, et également, on se plaît à sa lecture, de voir naître en soi, cet amour des mots, des passions cachées et des émotions latentes.

«  J’émerge lentement de mon rêve, me demande par quel miracle, ce bout d’enfance a pu resurgir. Et pourquoi celui-ci ? J’ai regagné la maison après la journée de travail. Cette année 1994, le printemps avance à reculons. Un froid incisif se vrille dans Montpellier déjà tout en bourgeons. Les fleurs d’amandiers parsèment les jardins de leurs confettis. La lumière cristallise le ciel. »

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Mohamed Abdel Wahab

Posté par khalfi1 le 29 juin 2008

 

Un grand chanteur égyptien, précurseur de la chanson arabe moderne. Il s’est inspiré non seulement des anciennes mélodies bédouines (quassidat) mais aussi de la musique classique, notamment celle de Beethoven.

Toute la chanson, aux paroles tantôt alertes, tantôt langoureuses, avec un rythme mi-moderne, mi-terroir, mi-classique, tourne autour du refrain :

-Pourquoi mes yeux ont pleuré ?

-Pourquoi mes larmes ont coulé ?

-Pourquoi les yeux de mon aimée m’ont trahi ?

 

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Un grand journaliste

Posté par khalfi1 le 28 juin 2008

 

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Accompagné de son épouse Fatiha, Mohamed Benchicou a rencontré, ce jeudi après-midi à la librairie La plume d’Or de Hassissen, place Gueydon, ses lecteurs dans la wilaya de Béjaïa à l’occasion de la vente-dédicace de son dernier ouvrage Je pardonnerai. Un recueil de poèmes écrits à la prison d’El-Harrach durant ses deux années de détention suite, rappelons-le, à la publication de son livre Bouteflika, une imposture algérienne.
Une biographie dérangeante considérée comme un blasphème contre le président et qui aura valu à Benchicou deux années d’emprisonnement, la mise à mort du journal qu’il dirigeait Le Matin, une autre voix résolument au service de la démocratie, dénonçant les islamistes et la mafia au pouvoir qu’il fallait à tout prix faire taire.

A sa sortie de prison, Benchicou n’a pas pour autant plié. Il est resté digne, débout… «On peut arrêter un homme mais jamais ses idées.» Il a résisté aux affres de la privation de liberté qu’on lui a injustement infligée. Benchicou s’en est sorti grandi de cette douloureuse expérience.

En effet, cette troisième virée à Béjaïa, après une précédente signature de deux premiers livres, Bouteflika, une imposture algérienne et les Geôles d’Alger, a connu un succès retentissant. Il y avait beaucoup de monde à la librairie du sympathique Hassissen. Ses admirateurs se sont déplacés des différents coins de cette région du pays pour exprimer au directeur du Matin toutes leurs marques de sympathie et de reconnaissance pour son engagement et son combat en faveur de la démocratie.

Durant toute l’après-midi de jeudi, la librairie la Plume d’Or n’a pas désempli. Dans une ambiance conviviale, Benchicou a répondu aux différents questionnements de ses lecteurs autour de sujets de l’actualité politique du pays et notamment sur le sort du journal qu’il dirigeait avant sa détention, Le Matin. Nombre de lecteurs n’ont pas manqué de l’interroger aussi sur le titre de son ouvrage Je pardonnerai. Un titre choisi par son éditeur alors qu’il avait opté initialement pour J’ai épousé la plus belle illusion de mon père, selon lui. «Je n’ai pas dit que je pardonnerai à mes bourreaux, ce n’est pas dans ce sens», a expliqué Benchicou. «Mon éditeur a raison de faire de ce petit poème un parallèle, du point de vue de la symbolique, d’une ode célèbre de Bachir Hadj-Ali. Sauf que moi, sans avoir aucunement la prétention de me comparer à ce grand homme, ni d’être passé par les épreuves auxquelles il avait été soumis», tenait-il à préciser. D’une voix un peu fatiguée mais avec un regard pétillant d’espoirs et de convictions, Benchicou, sollicité pour connaître son analyse de la situation politique du pays, s’est contenté de répondre : «Je crois que c’est bientôt le bout du tunnel.» «Le bout du tunnel pour tous ces gens qui paient le prix de la liberté.»

Signalons, par ailleurs, qu’un maillot aux couleurs de la JSMB après sa consécration en Coupe d’Algérie a été remis à l’occasion de la vente-dédicace à Mohamed Benchicou par des dirigeants de la JSMB.
A. K.

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/06/28/article.php?sid=70125&cid=2

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Le cheval blanc

Posté par khalfi1 le 26 juin 2008

Il s’appelait Stewball.

C’était un cheval blanc.

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Assia Djebbar

Posté par khalfi1 le 23 juin 2008

C’est son premier roman, La soif (julliard 1957) qui fait connaître au public, Assia Djebbar, actuellement seule femme maghrébine faisant partie de l’Académie Française. Sa façon de le traiter fait songer au livre de Françoise Sagan, Bonjour tristesse. Par la suite, elle rédige Les impatients, puis en 1963, Les enfants du nouveau monde. En 1967, sort le roman, Les alouettes naïves.

Commentant Les impatients, l’auteur déclare :  » Ce que je voulais montrer ici, c’est la prise de conscience de Dalila, une jeune fille algérienne en révolte contre la tradition, son milieu, sa famille. J’ai voulu montrer combien dans ce monde calme, où rien objectivement n’avait encore changé, se développait un processus qui laissait deviner les bouleversements futurs ».

Dans Les enfants du nouveau monde, où les personnages évoluent avec comme toile de fond, la guerre d’Algérie, nous voyons apparaître une variété de femmes, allant des plus « traditionnelles » aux plus « émancipées ». De cette galerie se détachent Touma, Salima, Lila, Hassiba, avec le portrait changeant de Chérifa, qui, pour prévenir son mari de son arrestation imminente, n’hésite pas à se défaire des traditions pour mieux plonger dans le monde citadin.

Extrait des Alouettes naïves :

« Assis près du chauffeur, je regardais enfin les rescapés de la guerre : ils nous faisaient face, tournaient le dos à l’horizon, les « frontières », disaient-ils paisiblement, comme si, dressés devant le ciel, ce n’était pas au bord d’un cratère qu’ils attendaient mais tout contre l’avenir, ce mot riait de certitude au fond de leurs yeux hâves et bibliques, sur le visage tanné des femmes, les vieilles surtout qui devant nous s’étaient lamentées parce que leur réserve de tabac à priser s’épuisait et qu’elles ne sauraient prier, la gorge sèche tous ces jours durant, ces jours où la farine manquait, où les distributions de vivres se trouvaient retardées, pourquoi, c’était à nous de le dire, pourquoi et les jeunes filles, Danaïdes sauvages, habillées par la croix-rouge internationale, se fatiguaient à aller chercher de l’eau du seul puits, au delà des collines, qui ne s’était point asséché… »

 

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Idir Avava Inouva (Mon père à moi)

Posté par khalfi1 le 20 juin 2008

Belle chanson berbère de Idir. Son, rythme et nostalgie.

Traduction du premier couplet:

Je t’en prie, père Inouba, ouvre moi la porte,

Ô fille Ghriba fais tinter tes bracelets.

Je crains l’ogre de la forêt, père Inouba

Ô fille Ghriba, moi je le crains aussi.
http://www.dailymotion.com/video/xqdod

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