Un banc pour deux de Christian Le Meur

Posté par khalfi1 le 2 juillet 2020

Dans ce roman, on découvre le mode de vie de plusieurs personnes et surtout, comment le téléphone portable et les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont devenus un phénomène de société, un outil essentiel de la vie de tous les jours. Certes, Laura, Adèle, Henri, Mélanie sont les héros de premier plan pendant ce parcours rempli d’incidents divers, d’anecdotes croustillantes et humoristiques, avec des descriptions précises et détaillées de tout ce qui les entoure. Mais ce qui me semble essentiel dans ce récit, c’est la psychologie des personnages, leurs manières d’évoluer dans un milieu pas toujours clair ou avenant, leurs réactions devant des situations parfois ambiguës ou apparentées à des impasses.

Ces personnages parviennent presque toujours à tirer leur épingle du jeu, même parfois au prix de concessions assez douloureuses. En effet, comment, entre autres, Adèle trouve le moyen de  s’accommoder de l’homosexualité de sa fille Laura, qu’elle juge tout à fait déplacée et  peu conforme aux exigences d’une bonne moralité et d’une conduite en adéquation avec les traditions et les coutumes d’une saine société ?

Le cheminement de l’histoire est atypique et divisé en deux visions parallèles qui se rejoignent vers la fin. D’un côté, la disparition « mystérieuse » d’Adèle, au grand désespoir de Laura et sa réapparition soudaine, avec auparavant, le décès de Roger Cornet. Après la mort de son père et l’épisode de l’aller-retour de sa mère, Laura est dans tous ses états. Ayant « goûté » aux douceurs du climat méditerranéen, aux plaisirs de la table du Sud de la France  Adèle refait surface quelques jours plus tard comme si rien ne s’était passé, dans une ambiance familiale très détendue. Aussitôt, sa fille l’oblige à acheter un téléphone portable de manière à rester joignable. Dès lors, sa vie va prendre une tournure peu attendue ou peu envisageable, entraînant Laura par la même occasion, dans des interrogations sans issue.

Dans un autre chapitre, parallèle, au contexte rocambolesque,  Mélanie fait la connaissance d’Henri, homme vivant difficilement son veuvage. Mélanie l’avait secouru dans son domicile cossu au terme d’une intervention personnelle mouvementée. Ils deviennent amis. Entre  eux, une grande complicité s’installe rapidement. Pour éviter qu’une situation semblable ne se répète, elle l’invite à acheter un smartphone qui lui permettra de rester en contact avec le monde extérieur, lorsqu’il est confronté à des situations pareilles, difficiles à résoudre rapidement. Peu adepte de ces nouvelles technologies, il n’arrivera pas à se convaincre de leur utilité. Peu partisan du changement nécessaire et attaché à ses habitudes, il se laissera difficilement à aller dans le sens souhaité par Mélanie. 

Tous ces épisodes convergeront à la fin de l’histoire pour constituer un même aboutissement.

Pour ceux qui veulent connaître la suite, je les invite à lire cet ouvrage plein de surprises,  au style vif et simple.

Un banc pour deux
Album : Un banc pour deux
Christian Le Meur
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