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L’écriture et ses sources

Posté par khalfi1 le 7 septembre 2017

Ecrire : un souci d'invention, une obsessionEcrire : un souci d’invention, une obsession

Ecrire est une forme d’obsession…

Il m’a toujours semblé avoir eu en tête des histoires à inventer, des personnages à façonner, des moments particuliers à raconter. Je n’ai conscience d’aucun moment particulier, déclencheur de mon activité littéraire. Il me passe incessamment des projets, des idées, des rêves entre les tempes (je dis entre les temps car je les sens presque s’entrechoquer entre elles) et écrire est une forme d’obsession. En ce sens, l’écriture est un accompagnement quotidien, une forme d’addiction née, il est vrai, du besoin de percer des bubons souvent anxiogènes, car mettre sur le papier ce que l’on a en tête (et souvent c’est assez angoissant pour ma part) allège celle-ci d’autant.

   Cependant que ceci soit dit sans aucune prise en compte de la qualité finale de mes écrits, qui peut s’avérer décevante aux yeux de certains lecteurs ou selon mon propre avis. Et nous touchons là un autre point qui m’est cher et qui concerne le travail : l’écriture est pour moi un modelage sur le long terme, acharné, et je ne crois pas à la trouvaille spontanée. Reste à savoir quand cesser de retoucher son texte, trouver le point d’équilibre entre l’idée qui avait point et le travail qui l’a amélioré.
Alors peut-être offrira-t-on un peu de plaisir au lecteur, et surtout en aura-t-on pris immensément dans le travail de son matériau.
Ces quelques synthétisent ce que pour moi est l’écriture, et donc ce qui n’engage que moi : un souci d’invention, un besoin, une obsession, du travail et du plaisir.

 

   Sam Huttrideau

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Guerre d’Algérie – Suite, par Jean Freire

Posté par khalfi1 le 7 septembre 2017

Il est probable qu’en haut lieu on avait espéré des opérations plus brèves : Challe y fait allusion dans une réponse à une lettre pressante de Michel Debré, reçue à la fin d’avril. Il se sent tenu par le « planning » qu’il s’est lui-même fixé. Avant le mauvais temps, il lui faut s’attaquer au moins aux deux forts bastions que constituent les wilayas 2 et 3. Une brève opération « Etincelle » jetée à l’improviste du 5 au 12 juillet sur le Hodna, vise à y intercepter les nombreux éléments de l’A.L.N. détectés à ce moment, et à couper les liaisons entre Kabylie et Aurès. La promptitude de la manoeuvre est certes à elle seule un succès, de même que l’étendue du bouclage, qui ne fait pas moins de 250 kilomètres, et Challe prétend avoir détruit la moitié des effectifs présents.

Le fait est, pourtant que ces djebels sont presque aussitôt réoccupés, une fois les troupes parties. Mais le gros coup est réservé à la Kabylie. Challe a voulu pour l’opération « Jumelles » un déclenchement spectaculaire pour bien marquer « que les affaires sérieuses vont commencer ». Le 23 juillet au matin, le 6e R.P.I.Ma, saute sur l’Akfadou, l’ancien P.C. d’Amirouche. Des fusilliers marins de la D.B.F.M. débarquent au cap Sigli ; des colonnes de camions montés de partout amènent sur place les « réserves générales » portées à présent à 16 unités, quelque 15 000 hommes, qui, joints aux 25 000 des unités du secteur, investissent le massif kabyle. Challe installe son P.C. « Artois » sur la crête du Djurdjura, au col de Chellata, à 1700 mètres d’altitude, avec un vaste état-major. Une véritable « forêt d’antennes » permet d’établir des liaisons instantanées avec les unités qui ont été lancées dans une fouille généralisée, « peignant » et « ratissant » , à la recherche des katibas, fonds d’oueds, pentes, pitons, au milieu d’une végétation parfois impénétrable, des  dénivelés fréquents de 2 à 300 mètres. A la moindre alerte radio, le P.C. peut envoyer les renforts de la chasse et de 3 commandos-air, associés aux détachements d’hélicoptères. Dirigeant les troupes de deux zones associées dans l’opération, le général Faure s’est installé dans l’Akfadou et, de l’autre côté de la Soummam, le général Delpierre a fait de même à Tinebdar. Ce sont en effet les « zones-refuges » de l’Est et du Sud-Est qui ont été visées, car on espérait y détecter et annihiler les plus grosses unités adverses.

Mais la déconvenue est sévère : le 1er bilan, dressé après six jours, enregistrent une cinquantaine d’accrochages mineurs, 182 maquisards tués ou capturés, 140 armes saisies, moins que pour pour bien des semaines « normales »… Il faut se rendre à l’évidence : l’adversaire prévoyant de longue date l’opération, s’est totalement dilué en petits groupes, dissimulés dans des caches en pleine nature ou à proximité des villages qui les ravitaillent, ayant souvent mis leurs principales armes dans d’autres abris. Les fouilles ne donnent que peu de résultats, faute de renseignements. Après un autre coup lancé dans l’ouest de la Petite Kabylie (opération « Suzanne » le 11 août), la médiocrité des résultats atteints incite Challe à généraliser le « travail en surface ». A installer les unités au plus près des villages pour y obtenir les renseignements nécessaires, empêcher le ravitaillement d’en sortir, surprendre les maquisards contraints de partir à le recherche de nourriture. Ainsi commencent des semaines tragiques où dans des villages qui n’avaient plus vu de soldats français depuis longtemps, l’occupation va signifier interrogatoires, brutalités, et tortures en masse, blocus alimentaire, pressions de toutes sortes.

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Un commentaire client sur « La fille au regard océan »

Posté par khalfi1 le 6 septembre 2017

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Call Me

Posté par khalfi1 le 6 septembre 2017

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All i Wanna Do

Posté par khalfi1 le 6 septembre 2017

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Un des nombreux épisodes de la Guerre d’Algérie (1954-1962) par Henri Alleg, Jacques de Bonis, Henri J.Douzon, Jean Freire, Pierre Haudiquet.

Posté par khalfi1 le 4 septembre 2017

Sur le plan militaire, le général Challe a reçu l’aval de Paris, au début de février 1959. Son dispositif mis en place, il commence son offensive par l’Oranie. Elle se développera d’ouest en est, de la frontière marocaine à la frontière tunisienne, et chaque « bastion » sera « traité » à tour de rôle. Aux deux ailes de l’Algérie les deux barrages installés ont été renforcés. Ravitaillement, hommes et munitions à destination des wilayas passent avec de plus en plus de difficultés et en très faibles quantités après de durs accrochages. Le danger pour la résistance intérieure est grand.

Cinq régiments interviennent en Oranie aux côtés des unités locales, sous le commandement du général Gracieux, dans les secteurs de Saïda, de Frenda, la partie oranaise du Dahra et de l’Ouarsenis : c’est l’opération « Couronne ». Alors qu’elle avait été lancée avec une relative discrétion, deux mois plus tard, La semaine en Algérie,  en dresse le bilan avec un grand luxe de détails : une quinzaine de katibas, deux commandos et des  sections totalement ou partiellement détruites, 2421 maquisards tués ou capturés (soit la moitié des effectifs des zones « traitées ») auxquels s’ajoutent 1088 membres de l’O.P.A., 1133 armes saisies, dont 400 armes de guerre. L’état-major considère ainsi que la wilaya a perdu 50% de sa puissance. L’armée a repris pied dans des secteurs montagneux où elle ne venait plus depuis longtemps.

Il semble bien que l’A.L.N, a été effectivement surprise par l’offensive « Couronne ». Ses unités restées groupées, ont été durement frappées.  Durant les mêmes mois d’autres opérations dans le Dahra algérois, le Hodna, le Sud-Algérois, ont été marquées par des succès de l’armée française. Les 26-28 mars 1959, dans la région de Bou Saada, deux katibas de la wilaya 6 sont détruites et deux colonels de l’A.L.N. sont tués en même temps : Amirouche de la wilaya 3 qui se rendait en Tunisie, et Si Haouès de la wilaya 6, qui tombe avec une partie de son état-major. La presse commence alors à parler du « plan Challe », y compris la presse étrangère.

Trois jours plus tard, avec des forces plus importantes encore, Challe a déclenché l’opération « Courroie » contre la wilaya 4, dans le Dahra et surtout l’Ouarsenis algérois et les djebels de la « couronne » d’Alger (Atlas blidéen, Titteri). Mais déjà la surprise ne joue plus autant. Quand le 2² R.P.I.Ma sort d’Orléanville au matin du 18, roulant vers l’Ouarsenis, de grandes inscriptions couvrent la route :  » Soldats français, attention, mines ! Des centaines de camions ont sauté ! Réfléchissez… » Les jours suivants, des harcèlements de diversion sont déclenchés dans la plaine du Chélif. Pendant deux mois, la bataille est très dure pour l’A.L.N. : de violents affrontements se produisent près de Molière ou de Bou Caïd, au coeur de l’Ouarsenis, les 4,20, 27-28 avril, 1, 12, 19-20 mai, le 28 avril dans le Cherchellois, les 25-28 avril, 17 mai, 5-6 juin dans l’Atlas, les 5-6, 20-22 mai, 30 mai-2 juin dans le Titteri. Les katibas des mintakas 3,2 et 1 essuient des pertes plus ou moins sensibles. Mais l’opération doit être « démontée », le 19 juin. Contrairement à ce qui s’était fait après « Couronne », aucun bilan détaillé n’en est publié, preuve de son caractère très incomplet. La katiba Zoubiria, dirigée par Lakhdar Bourougaa, a pu résister pied à pied dans le Mongorno (Titteri).  La katiba de Tablat échappe le 18 mai à l’encerclement en infligeant des pertes exceptionnellement lourdes (31 tués) aux unités de bouclage. Pendant toute la durée de l’opération, l’A.L.N n’a cessé de harceler postes, centres, véhicules et patrouilles, particulièrement dans l’Orléansvillois (16 harcèlements dans la seule semaine du 11 au 17 mai, 26 harcèlements du 1 au 28 juin)…

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Disparition inexpliquée d’une fillette

Posté par khalfi1 le 4 septembre 2017

 

Disparition de Maëlys : le suspect écroué reconnait que la fillette est montée dans sa voiture

M6info M6info il y a 2 heures 13 minutes
Disparition inexpliquée d'une fillette dans actualité

AFP

Un homme de 34 ans qui avait été entendu jeudi, dans l’enquête sur la disparition de Maëlys, 9 ans, a été mis en examen dimanche et écroué.

Une semaine après la disparition de Maëlys, les juges ont mis en examen et placé en détention provisoire un homme de 34 ans. Il avait été placé en garde à vue jeudi et relâché avant le retour positif des expertises ADN.

Le suspect a été mis en examen pour « chef d’arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire de mineur de 15 ans » suite aux résultats de la police scientifique, a précisé le parquet de Grenoble dans un communiqué publié dans la nuit de dimanche à lundi.

Des traces d’ADN de Maëlys dans sa voiture

Selon nos informations, l’ADN de la fillette aurait été retrouvé dans sa voiture. Il avait nettoyé de fond en comble le véhicule au lendemain de la disparition de Maëlys, détail qui avait éveillé les soupçons des enquêteurs.

Le suspect a reconnu que la fillette est montée dans son véhicule, a déclaré son avocat ce lundi matin.

“Il a déclaré que la fillette était entrée dans le véhicule avec un petit garçon, sur la banquette arrière, pour voir si son chien (celui du suspect, ndlr) était dans le coffre”, a déclaré Me Bernard Méraud à l’AFP. Une trace d’ADN de la fillette de 9 ans a été relevée “sur un élément de commande du tableau de bord” de la voiture, a-t-il également précisé.

Maëlys reste introuvable

Malgré l’interpellation du suspect, les gendarmes ne savent toujours pas où est Maëlys. Les recherches se poursuivent aujourd’hui à Pont-de-Beauvoisin.

Les enquêteurs n’arrivent pas pour le moment à déterminer le trajet qu’a emprunté le suspect lorsqu’il s’est absenté du mariage.

Plus de 200 personnes ont été entendues depuis la disparition de Maëlys dans la nuit du 26 au 27 août. Les habitants de Pont-de-Beauvoisin s’étaient mobilisés ces derniers et avaient organisé des battues citoyennes pour retrouver la fillette

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Un peu d’histoire, du côté de Annaba. Tiré du récit des capitaines Rozet et Carette

Posté par khalfi1 le 2 septembre 2017

…Vers la fin de 1841, un marabout de la tribu des Beni-Mohammed, qui occupe le cap de Fer à l’extrémité de la chaîne de l’Edough, s’imagina que la Providence l’avait choisi pour être le libérateur de sa patrie. Il se mit donc à parcourir toutes les tribus de l’Edough et à y prêcher la guerre sainte. De là, il pénétra dans les montagnes du Zerdêza qui s’élèvent de l’autre côté du lac, dans l’espace compris entre Constantine, Guelma, Bône, Philippeville et El-Harrouch.

Quoique les populations de ces montagnes ne soient pas plus belliqueuses que ne le sont en général les tribus de la province de Constantine, cependant Si-Zerdoud parvint à trouver des auditeurs qui crurent en lui et prirent les armes.

Deux actes d’hostilité préludèrent à cette petite croisade : un officier envoyé avec une faible escorte sur le marché des Beni-Mohammed près du cap de Fer y fut assassiné de la main même de Zerdoud. Peu de temps après le camp d’El-Harrouch fut attaqué par les tribus du Zerdêza, à la tête desquelles figurait encore Zerdoud.

…Informé de ces événements, le général Baraguay d’Hilliers prit ses mesures pour mettre à la raison ce fanatique et ses adhérents.

Trois colonnes partirent à la fois de Constantine, de Philippeville et de Bône et se dirigèrent vers le massif isolé de l’Edough. La vigueur et l’ensemble de ces opérations combinées ne tardèrent pas à amener la soumission du Zerdêza.

Cependant, Si-Zerdoud retiré dans le Djebel-Edough, y continuait ses prédications et y entretenait la résistance. Mais elle ne fut pas de longue durée. Les trois colonnes pénétrèrent dans la montagne par la plaine du lac, c’est-à-dire par le sud, et après avoir traversé la chaîne à la hauteur du port de Takkouch, finirent par acculer les insurgés dans la petite pointe de terre occupée par le marabout de Sidi-Akkêcha.

Les montagnards demandèrent l’aman, qui leur fut accordé ; mais pendant les pourparlers de soumission un coup de fusil parti de la brousse vint blesser à côté du général un de ses mkahli ou hommes d’armes indigènes. Aussitôt la trêve fut rompue ; le général français indigné d’une aussi odieuse infraction aux lois de la guerre, donna l’ordre de tout massacrer, et cet ordre fut exécuté sur le champ. Quelques arabes placés dans l’impossibilité de fuir autrement, tentèrent un moyen désespéré de salut en se jetant à la mer : ils se noyèrent ; les autres, au nombre d’une centaine, furent impitoyablement égorgés.

…Cependant, l’auteur  de l’insurrection, le marabout Zerdoud n’était point au nombre des victimes ; on sut bientôt qu’au moment où les Arabes s’étaient décidés à demander l’aman, il s’était jeté dans les bois avec quelques partisans exaltés, et avait ainsi échappé au massacre.

Quelques jours après un indigène se présentait à la porte du commandant supérieur de Philippeville, et demandait à lui parler en secret. C’était le secrétaire de Zerdoud ; il venait offrir de livrer son maître.

Une petite colonne partit aussitôt sous la conduite de ce guide et força la marche en suivant ses traces. Elle pénétra dans les montagnes par les forêts qui en couvrent les versants méridionaux au sud de Sidi-Akkêcha. On arriva ainsi au-dessus d’un ravin profond recouvert d’épaisses broussailles. Alors, le guide, élevant la main dans la direction où la gorge paraissait se rétrécir et s’approfondir le plus, dit à voix basse au chef de la colonne : c’est là.

A l’instant les soldats se mirent en devoir de cerner le point indiqué ; mais avant que ce mouvement ait pu s’exécuter d’une manière complète le bruit de la marche des troupes dans le fourré s’était fait entendre jusqu’au fond de ces retraites silencieuses.  Tout à coup, le massif de broussailles qui cachait le fond du ravin s’agita d’une manière étrange. Un homme en sortit. — C’est lui, dit tout bas le guide.

Aussitôt, le bruit d’une décharge de mousqueterie fit retentir les échos de la montagne.

Zerdoud tomba pour ne plus se relever.

Sa tête et son bras furent séparés de son corps, pour être exposés aux yeux de tous les Arabes, comme le seul acte de décès auquel ils pussent ajouter foi. C’était le moyen d’ôter tout prétexte à des contes absurdes et de prévenir de nouveaux malheurs. 

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Littérature bis

Posté par khalfi1 le 2 septembre 2017

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Les indomptables
Florence Colombani
Fayard
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avril 2017
224 p.  18 €
 
 
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 La rédaction l’a lu

Derrière le glamour, le drame

Au temps de l’âge d’or de Hollywood, dans les années 1940-1950, leurs noms brillent sur toutes les affiches de films. Quatre actrices, la blonde fatale Lana Turner, Ava Gardner à l’allure de gitane, Lena Horne, une des premières vedettes noires, et Grace Kelly, élégance de future princesse, s’en donnent à cœur joie dans les villas luxueuses de Beverly Hills. Une bande qui aime s’amuser, séduire, boire du champagne, et le tout aux frais de la Goldwyn-Mayer. Excès de toutes sortes, dollars, sexes, mariages éclair et divorces sanglants, ces femmes délurées, croqueuses d’hommes, amies et rivales, accumulent conquêtes et vivent à cent à l’heure. Ces quatre « indomptables » comme les désigne leur biographe, Florence Colombani, fascinent pour le meilleur et le pire. La vie tumultueuse de ces vedettes est une folle épopée qui cache derrière le glamour, bien des drames.

 

 

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Littérature

Posté par khalfi1 le 2 septembre 2017

 Les internautes l'ont lu

 

La narratrice, alors âgée de 8 ans, remarque lors d’un dîner chez un oncle un petit tableau, « un petit tableau de rien du tout » représentant une jeune mauresque. Ce portrait l’attire, comme s’il avait quelque chose à lui révéler.

A son grand étonnement, les convives réunis autour de la table ne veulent pas répondre à sa question : qui a peint ce tableau ? Bien au contraire, un grand sentiment de malaise semble se déployer.

Ce n’est qu’arrivée à la trentaine, que la jeune femme va découvrir que c’est une de ses grands-tantes, Yo Laur, qui est l’auteure de ce portrait. Elle va alors partir sur les traces de cette ancêtre dont personne ne parle.

Elle va ainsi découvrir que Yo Laur était une artiste connue à son époque, notamment pour ses scènes de chats et dans sa maturité ses portraits de femmes peints à Alger.

Dans le même temps, la jeune femme mène une recherche sur l’identité de son père biologique.

L’auteure donne la parole à tour de rôle dans de courts chapitres successifs à la narratrice et à Yo Laur. On découvre que cette artiste était une femme éprise de liberté, qui a dû batailler ferme contre son milieu bourgeois pour mener sa vie comme elle l’entendait. Elle était persuadée que la Vie n’attend pas : » Telle est la leçon du moment : il ne faut jamais attendre. Il convient de se précipiter sur tout, de cueillir les rencontres sans délai, d’aimer à n’en plus finir, dans la démesure, de ne jamais avoir peur de l’excès, mais au contraire de l’aimer jusqu’à l’ivresse. Il est la vie. La vie n’est pas l’attente ni la pudeur. Elle n’est pas douce. Avec les dents, il faut tout lui arracher ; avec les crocs, il faut tout dévorer, tout salir, semer le bazar partout jusqu’à s’abîmer la peau, se bousiller les os, sinon à quoi bon ? »

Yo Laur est le pseudonyme que s’est choisi Laure, Alice, Yvonne Brunel pour bien se différencier des tableaux de son père, artiste reconnu à la fin du 19ème siècle. On peut trouver des photos de ses toiles, notamment sur des sites d’enchères américains car elle est très côtée aux Etats-Unis alors que complètement oubliée en France.

» Je suis ici pour vaincre la nuit » est un remarquable portrait d’une femme qui est restée fidèle à ses convictions jusqu’au bout. Elle a été déportée à Ravensbrück en Août 1944 alors qu’elle est âgée de 66 ans et s’y éteindra le 10 Novembre 1944.

 

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La forêt des livres

Posté par khalfi1 le 1 septembre 2017

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