21 septembre 2017 0 Commentaire

Pourquoi j’écris

CHRONIQUE

Le 16 sep 2017‎

Pourquoi j’écris (4)

Tonton Marcel et Tata Lise ont du prendre du relief pour éveiller l’intérêt de la maîtresse d’école. Jean-Bernard Hamaïde nous prouve que l’écriture est aussi un spectacle.
Avec l'écriture, Tonton Marcel et Tata Lise ont plus de pepsAvec l’écriture, Tonton Marcel et Tata Lise ont plus de peps

Mon premier succès littéraire

Vous souvenez-vous de ces premiers jours de classe où la maîtresse d’école, débordante d’imagination, vous invitait à conter par le menu vos vacances? Pour ceux dont l’exil estival se limitait à passer 3 semaines, entre tata Lise et tonton Marcel, dans un pavillon de banlieue triste comme la pluie, le défi était de taille. L’écossage des petits pois sur la toile cirée orange et jaune de la cuisine ne risquant pas de déchaîner les passions, j’agrémentais mon récit de quelques trouvailles de mon cru. Tonton Marcel devenait un gangster flamboyant, possesseur d’un calibre gros comme un bazooka. Quant à tata Lise, elle déambulait dans des tenues extravagantes, munie d’un fume cigarettes nacré de 15 cms de long. L’enseignante, affolée, convoqua mes parents… ce fut mon premier succès littéraire! 

Mon premier roman

Les années passèrent loin de l’écriture et de ses délices. Ce fut la rencontre entre ma voiture et un platane qui me ramena à mes premières amours. Immobilisé pour quelques mois, je repris ma plume, ressuscitais tonton Marcel et tata Lise qui mangeaient depuis des lustres les pissenlits par la racine, « Le fils du père Noël » allait naître. 

Finalement, je cède à mes personnages

Tout ne fut pas simple. Mes personnages eurent des exigences, n’hésitant pas à me réveiller la nuit pour les exprimer.  Irène voulait ressembler à Marilyn Monroe,Touche-à-tout ne se trouvait pas assez fringant et le prof se revendiquait en Che Guevara charismatique. À bout d’arguments, je dus mettre tout le monde d’accord d’un point final rageur.       
Quand vous saurez qu’il m’arrive de me rêver en tonton flingueur, en contrebassiste de Brassens ou en ami intime de Cavanna, vous aurez une idée de ce qui agite mes neurones. 

Jean-Bernard Hamaïde
 

 

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