20 août 2016 0 Commentaire

Un peu d’histoire

Un peu d'histoire dans Histoire
 
 

Un peu d’histoire extraite des mémoires du Capitaine M.P.Rozet, attaché au corps royal d’état-major, 1833
ALGER : Lorsque après avoir dépassé les terres déprimées du cap Matifou, et les ruines de l’antique Rusgonium, qui les couronnent, on arrive à la hauteur de l’embouchure de l’Harrach, qui occupe le fond de la baie, il ne reste que quatre kilomètres environ à franchir pour atteindre le port d’Alger.
Il est difficile alors, si l’on se trouve pour la première fois, en face de cette ville célèbre, de résister à une sorte d’enivrement. Que ce soit pendant le jour ou pendant la nuit, les impressions sont différentes, l’effet est le même.
La nuit, c’est la brise de terre chargée’ des parfums des fleurs qui vous révèle tout d’abord, le voisinage de cultures de luxe. En approchant du rivage, vous distinguez peu à peu, dans l’obscurité, une forme triangulaire blanchâtre qui se dresse devant le navire; et quand même la nuit serait assez sombre pour qu’il échappât à la vue, elle s’annoncerait à l’odorat, car il s’en élève aussi une senteur particulière, commune à toutes les cités de l’Orient, mélange indéfinissable de tous les parfums qu’elles affectionnent..
Pendant le jour, la forme triangulaire d’Alger, commence à se dessiner dès que l’on a doublé le cap Matifou. A la hauteur de l’Harrach, quelques détails paraissent déjà : à droite, au bord de la mer, la tour du Phare; à gauche, sur le sommet des hauteurs, le fort de l’Empereur. Au pied de cette forteresse qui fut le tombeau de la domination turque, les côteaux de Moustapha déploient leur magnifique amphithéâtre de villas et de vergers.
Rien de plus gracieux, rien de plus animé que l’aspect de cette ville blanche à côté de ces vertes campagnes.
Mais combien d’autres causes contribuent à faire naître le sentiment que l’on éprouve en voyant Alger pour la première fois.
Au-dessus de cette ville blanche et de ces vertes campagnes flotte une des plus sombres histoires de l’histoire des hommes. Devant le fantôme du vieil Alger, comment ne pas songer à tous les gémissements chrétiens que ces murailles ont entendus? Comment oublier tous les malheureux que le bagne a vu périr au fond de ces cachots impies? …etc
On sait qu’Alger occupe l’emplacement d’une cité romaine. Les géographes de l’antiquité rapportent qu’elle fut fondée par vingt compagnons d’Hercule, qu’ils l’appelèrent, en souvenir de son origine, Icosium, la ville des Vingt. …
Plus tard, longtemps après que les monuments romains eussent croulé sous l’effort des barbares ou sous l’action de quelque autre puissance inconnue, la place où s’élevait l’ancienne Icosium, se couvrit d’habitations berbères, construites par la tribu des Beni-Mezranna…Elle devint vassale du royaume de Bougie, rôle modeste, dont elle se contenta pendant près de six cents ans.

Vers la fin du quinzième siècle, un événement mémorable qui frappait l’islamisme au coeur, servit accidentellement la fortune de Djézaïr. Ce fut l’expulsion des Maures d’Espagne. La petite cité kabyle tendit la main à ses coreligionnaires proscrits, qui lui apportèrent, en échange de l’hospitalité qu’ils recevaient, leur nombre, les débris de leur fortune, et de leur civilisation, et une profonde haine du nom chrétien…etc.

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